LES CARTES POSTALES
A THEME
LA CHASSE A COURRE
ou : "LA VENERIE"
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En guise de "Mise sur la Voie" :
Dans la majorité des articles consultés sur "l'art de la chasse à courre", les auteurs ont souvent l'habitude de commencer leur texte par des avertissements, voulant ainsi se justifier d'écrire un article sur un thème que certains nomment "art" et d'autre, "barbarie".
Qu'est-ce que la Vénerie :
Monsieur le duc de Brissac dit que : "La vénerie est l'art de forcer des bêtes sauvages, en mettant des chiens sur la voie à leur poursuite", sans se servir d'aucun engin, ni d'aucune arme pour arrêter leur poursuite - Nécessité d'abord, ce mode de chasse devient un art et l'art s'attacha au comportement de la meute par des cavaliers - La vénerie était née et devait subsister malgré l'arme à feu permettant l'affût ou la battue - L'équipement des veneurs, des piqueurs et des valets de chiens se modifie, sous l'influence des modes anglaises, à la fin du XVIIIème siècle - Nous leur devrons le cheval de pur sang et surtout, le chien de meute moderne.
Chasse royale et spécifiquement française, la vénerie est un art plus qu'un sport - Elle fut même à une époque, protégée, car c'était la seule façon de défendre certains hameaux contre les hordes de loups - Actuellement, si dans beaucoup de massifs forestiers, on trouve encore de grands animaux, il faut avouer que c'est grâce à cette forme de chasse qui en supporte la surveillance et la responsabilité.
La vénerie se décompose en deux groupes : la "Grande", courant cerfs, chevreuils, sangliers et, la "Petite", courant lièvres et renards - La première exige une quantité de chiens plus importante et se pratique obligatoirement à cheval - La seconde nécessite seulement une quinzaine de chiens et se pratique généralement à pieds - La grande vénerie se déroule en forêt, non en vase clos, ce qui permet à tous, amateurs ou non, de suivre un laisser-courre.
La vénerie autrefois pratiquée par les monarques et seigneurs, s'est ouverte au XXème siècle sur un public plus vaste - Le nombre global des membres des équipages est environ de dix mille et celui des supporters "suiveurs" est de dix fois plus élevé.
La technique du courre, consistant à prendre un gibier avec une meute de chiens courants, est connue depuis deux millénaires et peu de chose a changé - La vénerie s'ordonne autour du chien dont les aptitudes naturelles ne changent pas et des espèces chassées dont les défenses naturelles ne changent pas plus.
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C'est une des formes les plus naturelles de chasse : l'homme encadre des chiens et peut les aider mais il ne peut se substituer à eux - La vénerie est le conservatoire d'une dizaine de races de chiens courants qui présentent la particularité de vivre en meute - Elle fait vivre quinze mille chiens et en fait naître chaque année plusieurs milliers - Elle entretient ainsi le groupe parmi les plus originaux du patrimoine canin universel : le chien d'ordre.
Ce type de chasse répond à une éthique très codifiée - Au cours d'une journée de chasse, une équipage ne chasse qu'un animal et un seul - Celui-ci à plus d'une chance sur trois de l'emporter - Le prélèvement effectué sur les espèces chassées, imputable à la vénerie est faible pour le cerf, très faible pour le sanglier et le chevreuil, insignifiant pour le renard, le lièvre et le lapin.
En règle première, la chasse à courre consiste, en grande vénerie, à mettre sur pied le cerf rembuché le matin par le limier et son valet, à l'attaquer ou le lancer, et à le suivre à "cor et à cris", en essayant de déjouer ses ruses - Pas d'accessoires, d'embûches pouvant empêcher cet animal d'aller où il veut - C'est donc uniquement une lutte entre la ruse du cerf, l'intelligence de l'homme et l'instinct du chien.
Il existe environ soixante quatre fanfares de circonstances - Elles renseignent sur les péripéties du laisser-courre, sur les incidents....et permettent, tout en ménageant sa monture, de savoir à tout moment comment se déroule la chasse - Chaque équipage a sa fanfare personnelle qui l'identifie et le fait reconnaître - Il en est de même de la tenue qui va du bleu à parements rouges, au vert à parements gris, au jaune jonquilles à parements bordeaux ..... - On en compte plus de soixante dix - Si cette chasse à courre demande, en tout premier lieu, un sens profond de l'équitation et l'amour du cheval, elle fait surtout appel au travail des chiens, qui se révèlent extraordinaire en la circonstance -
Dans la meute chaque animal, marqué à l'initiale de l'équipage, a son caractère, ses qualités et ses défauts - L'homme, c'est à dire le piqueur, doit les connaître à fond afin d'harmoniser au mieux l'ensemble pour arriver au point final, l' "Hallali" - Les chiens chassent pour la viande selon les lois de la nature et il leur est nécessaire d'en manger pour être "créancés" - C'est l'hérédité de leur race qui l'exige - En France, on compte sept grandes races de chiens de vénerie - Suivant le territoire, il faut chercher celle qui s'adaptera le mieux - Les forêts avec ronces et épines demandent un chien à peau plus dure et à nez plus fin que celles bien percées et propres où les chiens rapides pourront mieux se donner - Sur le territoire solognot, un chien "jointé-bas" et à pattes fortes traversera mieux les étangs et s'accrochera plus facilement dans les marais.
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La Vénerie Contemporaine :
La vénerie est présente dans soixante trois départements : huit d'entre eux, comptent plus de dix équipages - Le courre du cerf, du sanglier et du chevreuil se pratique sur huit cent mille hectares de forêts, dont trois cent mille de forêts domaniales, deux cent cinquante mille de forêts privées et deux cent cinquante mille de plaines et friches - Celui du renard, du lièvre et du lapin s'exerce à la fois au bois et en plaine.
Il y a aujourd'hui en France trois cent quatre vingt sept équipages, qui possèdent chacun leur meute - L'attrait de ce mode de chasse va actuellement croissant, en particulier le développement de la vénerie à pied qui séduit un public d'adeptes sportifs et jeunes et dont la pratique est moins onéreuse que celle à cheval.
De même, en vénerie à cheval, ce sont les équipages qui demandent les moyens les moins importants, qui se développent le plus : on compte quatre vingt et un équipages de chevreuil et, quatre vingt cinq de renard - La grande vénerie : cerf, sanglier, qui nécessite un plus grand nombre de chiens, quarante à soixante et des budgets plus importants, subsiste grâce à la forme associative des équipages - On compte aujourd'hui trente huit équipages de cerf et trente de sanglier.
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Les Equipages :
18 - le Cher : Sur la soixantaine d'équipages recensés sur deux siècles, cinquante et un ont disparu - Hier : Equipage de la Grand'Garenne, 1862-1914, qui deviendra ensuite, Equipage Berry-Sologne, 1923-1933 - Equipage et Vautrait de Vouzeron-Sologne, 1876-1911 - Rallye Vouzeron, puis Rallye Vouzeron-Sologne, 1932-1983 - Aujourd'hui : Equipage Les Bons Amis - Equipage Bouquin Berrichon, créé en 1971, il est constitué en association depuis 1976 - Rallye Capucin, fondé en 1986 - Rallie Saint-Hubert, fondé en 1866 - Equipage du Grand Saulay - Equipage du Moulin, créé en 1989 - Rallye La Petite Brande, crée en 1997 - Rallye du Petit Morvan - Equipage La Petite Meute - Les Grands Champs, débute en 1980 - Equipage Piqu'avant Sologne, l'histoire de cet équipage s'associe à celui de Piqu'avant Bourgogne, crée en 1963 - Rallye Deloge, créé en 1978 - Rallye des Grandes Bruillères - Rallye Sinaise, créé en 1980 - Le Rallye Vouzeron, chenil et équipage existent à Vouzeron depuis 1884, il prit la dénomination de Rallye Vouzeron depuis 1932.
28 - L'Eure : Hier : Equipage de Bouville, créé en 1841 ? - Equipage Chambray, 1850-1910 - Equipage Roger Laurent, 1910-1927 - Vautrait puis Equipage de Tardais, 1874-1914 - Equipage de Bois Bertrand, 1886-1897 - Equipage de Villebon, 1887-1908 - Equipage Martin, 1887-1894 - Equipage Lamartaye, 1890-1894 - Vautray et Equipage d'Houville, 1890-1906, Equipage de Beaumont-les-Autels, 1894-1910, Rallye Bercé, 1910-1914, Rallye Ecouves, 1920-1936 - Equipage du Thimerais, 1898-1910 - Equipage de Maintenon, 1904-1914 - Equipage d'Abondant, 1922-1926 - Rallye Normandie, 1946-1961 - Equipage des Pierres Cassées de L'Opton, 1980-???? - Aujourd'hui : Equipage Normand Piqu'Hardi, créé en 1959 - Equipage Piqu'Harville, créé en 1981 - Equipage du Point du Jour, créé en 1977.
36 - L'Indre : Sur les soixante quatorze Equipages recensés sur deux siècles, cinquante deux ont disparu - Hier : Equipage Boischaut Crie Haut, 1888-1956 - Equipage de Valençay, 1845-1862, 1872-1897, 1948-1952, 1976-1987 - Equipage puis Rallye Montpoupon, 1873-1949 - Equipage Dubray, 1880-1914 - Aujourd'hui : Les Amis du Vautrait, créé en 1996 sous forme associative - Rallye des Amis - Rallye Billebaude, créé en 1980 - Equipage Boischaut-Bas Berry, prend la suite de deux Equipages, l'un fondé en 1887, le Rallye Chandaire, l'autre fondé en 1888, le Boischaut Crie Haut - Rallye Brenne Lancosme, créé en 1988 - Equipage Chante-au-Vent, créé en 1982 - Rallye des Clos Chevreaux, créé en 1982 - Rallye Croix Saint Jean, créé en 1993 - Equipage des Dorons, créé en 1980 - Equipage des Drags du Berry, créé en 1983 - Rallye Gaillard, créé en 1988 - Rallye Gibelotte, créé en 1979 - Rallye du Gué - Rallye Lochois, créé en 1983 - Equipage de La Longinière, créé en 1995 - Vautrait de la Petite Brenne, fondé en 1977 - Rallye Piqu'au Bois - Rallye Poncet, fondé en 1979 - Rallye Qui Peut, fondé en 1958 - Rallye Saint Cyr, créé en 1981 - Rallye Tout Seul, fondé en 1980 - Equipage Vénerie du Berry, fondé en 1830.
37 - L'Indre-et-Loire : Sur quatre vingt treize Equipages recensés sur deux siècles, soixante dix sept ont disparu - Hier : Equipage D'Ussé, 1820-1867 - Equipage puis Rallye Montpoupon, 1873-1949 - Equipage de La Croix, 1886-1932 - Equipage Murat, 1907-1914 - Vautrait Darblay, 1924-1928 - Rallye Chistré, 1928-1933 - Aujourd'hui : de tout temps, la vénerie, affectionnée des princes de Valois, fut pratiquée en forêt d'Amboise - De nombreux Equipages prestigieux se succédèrent, dont le dernier en date fut l' Equipage de La Croix, fondé en 1886 - Le Vautrait d'Amboise fut créé en 1920 - Equipage Bois-Dormant - Equipage du Bord-de-Veude, créé en 1988 - Rallye Boulo, depuis 1955 - Equipage Champchevrier, fondé en 1804 - Rallye Chantereine - Rallye des Coteaux - Rallye de La Girouarière, créé en 1997/98 - Rallye Parence, créé en 1964 - Rallye Plaisance, créé en 1983 - Rallye Teillay, créé en 1826 - Rallye Touraine, fondé en 1826 - Vautrait de la Vallée Brune, créé en 1985 - Equipage des Vallières, la meute a été créée en 1980, pour la battue à tir des nuisibles, en 1988, un nouvel équipage est né - Rallye Va-Tout, créé en 1987.
41 - Loir-et-Cher : Sur la quarantaine d'équipages recensés, trente deux ont disparu - Hier : Rallye Marchenoir, 1840-1854 - Vautrait de Montrésor puis, Vautrait de Mesne, 1890-1914 - Rallye Beuvron, 1900-1914 - Rallye Chesne, 1911-1933 - Vautrait de Rhuys, 1929-1934 - Equipage Kermaingant, 1929-1939 - Rallye Bois-Joncs, 1939-1956 - Vautrait Bégé - Vautrait de Villeneuve, 1906-1930 - Aujourd'hui : Equipage de la Billebaude ou Rallye Chaillou, créé en 1982 - Equipage de La Boutinière, créé en 1981 - Equipage de Courtbanton, créé en 1974 - Rallye Court Toujours, fondé en 1979/80 - Rallye de la Forêt des Loges, créé en 1984 - Rallye des Grandes Oreilles, fondé en 1979 - Equipage Hardi Goupil, créé en 1985 - Equipage de Cheverny, cet équipage fut fondé en 1850.
45 - Loiret : Sur les quarante et un équipages recensés sur deux siècles, trente six ont disparu - Hier : Vautrait Gasville, 1816-1865 - Equipage de Fleury-aux-Choux, 1830-1866 - Equipage de Sully, 1830-1860 - Equipage de Bon Hôtel, 1835-1880 - Equipage Lécuyer, 1835-1844 - Vautrait de Chevilly, 1837-1875 - Rallie à La Pucelle, 1845-1869 et 1893-1922 - Rallye Sologne, 1846-1914 - Equipage des Gaschetières, 1860-1896 - Equipage d'Alosse, 1860-1904 - Equipage Laurence, 1879-1892 - Equipage et Vautrait d'Orléans, 1879-1892 - Rallye Cantée, 1880-1898 - Rallye Trézée, 1885-1897 - Rallye Francbord, 1905-1914 - Rallye Pervenche, 1914-1938 - Rallye Courtes Pattes, 1925-1979 - Equipage de Montargis, 1927-1931 - Rallye Piqu'Avant Orléans, 1950-???? - Rallye Combe aux Loups, 1954-1979 - Rallye Ardillières, 1956-1975 - Equipage des Hurleurs des Bois de la Brosse, 1973-1985 - Aujourd'hui : Rallye Cléry, créé en 1987 - Rallye Combreux, créé en 1856 - Rallye des Grandes Bruyères, créé en 1991 - Rallye Montardillières, créé en 1975 - Equipage de la Rabolière, fondé en 1986 - Association de Vénerie sous Terre du Loiret, cette association regroupe vingt et un équipages, elle est affiliée à l'A.F.E.V.S.T. - Rallye des Coteaux.
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La chasse à courre est pratiquée selon un code établi par l' Association Française des Equipages de Vénerie dont les dispositions principales ont été reprises par un arrêté du ministre de l' Environnement.
Sur le plan culturel, la "Vénerie" n'a jamais cessé d'inspirer des artistes.
Les Animaux Chassés à Courre :
Le Cerf : Le cerf est l'animal sauvage le plus grand et le plus noble de nos forêts - Cette prestance incontestable est due à un corps puissant et très musclé et au port de tête fier, mis en valeur par les bois - Ils tombent chaque année à la fin de l'hiver et se reforment aussitôt - Pendant la période de croissance, ils sont protégés par une peau recouverte de poils fins : le velours.
Sa femelle, la biche, est nettement plus petite - Jusqu'à six mois, le petit est un faon, au pelage roux tacheté de blanc - De six mois à un an, le faon devient le hère - A partir d'un an, il commence à porter des bois : il porte sa première tête, puis sa deuxième tête, etc... - On désigne aussi le cerf d'après le développement de sa ramure à partir d'un an, c'est le daguet, puis progressivement il devient un dix-cors jeunement, dix-cors, grand dix-cors ou royal.
En France, un cerf peut peser de 100 à 250 kilos - Ses pattes sont celles des ruminants avec deux doigts principaux et deux doigts latéraux rudimentaires placés trop haut pour inscrire leur marque sur l'empreinte, sauf en terrain très mou - Il peut faire des bonds de deux à trois mètres et nage très bien - Il peut vivre de quinze à vingt ans.
La vénerie du cerf prélève annuellement sept cents à huit cents têtes sur les neuf mille éliminées par la chasse à chaque saison, cerfs et biches compris.
Le Chevreuil : Le chevreuil est le plus élégant et le plus agile de nos animaux sauvages - De taille modeste, l'adulte pèse de 15 à 20 kilos - Les pattes sont fines, le museau court - Le mâle porte des bois courts et pointus qui peuvent atteindre une trentaine de centimètres - Ils tombent chaque automne et repoussent pendant l'hiver - Le pelage est roux ardent en été, gris brun en hiver.
Le mâle est un brocard et la femelle une chevrette - Jusqu'à six mois le petit est un faon, de six mois à un an, c'est un chevrillard, puis ensuite, un brocard ou une chevrette.
Il n'est pris en chasse à courre que quatre cents à quatre cent cinquante têtes par saison pour plus de deux mille laisser-courre au total, alors que quatre vingt dix mille sont prélevés à tir et plus de trois mille tués sur les routes.
Le Sanglier : Le sanglier est un de nos plus gros animaux sauvages - Son poids peut dépasser 150 kilos - Sa tête est reconnaissable à son groin allongé, le boutoir et aux canines, notamment celles de la mâchoire inférieures, défenses qui aiguisent en permanence au contact des canines supérieurs : les grès - Ses pieds comportent quatre doigts terminés par des sabots : deux doigts principaux ou pinces sur lesquels l'animal repose deux doigts atrophiés : les gardes.
La femelle est la laie - Les petits jusqu'à six mois sont des marcassins - le pelage du marcassin est rayé noir et blanc ou marron et blanc - Au delà de six mois, on les désigne par les noms de : "bêtes rousse, bêtes noires, ragots, tiers ans, quartaniers, vieux sanglier, solitaire.
Le prélèvement pour la vénerie du sanglier est de trois cents à trois cent cinquante têtes sur les sept mille chassés au total.
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Le Renard : Le renard, appelé autrefois goupil, l'appellation de renart ou renard vient du nom du personnage principal du "Roman de Renart" - Il chasse lui-même à courre ou à l'affût - Il a un excellent odorat, ce qui en rend le piégeage très difficile - Il creuse son terrier, mais le plus souvent, il déloge les lapins ou blaireaux pour s'approprier les leurs - La femelle a son propre terrier pour y mettre ses petits, les renardeaux - Il peut vivre une dizaine d'années - Le renard est chassé à tir et à courre, à pied ou à cheval.
La renarde est chassée par les veneurs sous-terre de mi-mars à mi-mai, ce qui correspond à la période où les mères sont au terrier avec les petits qui naissent fin février début mars - Il arrive parfois que lors du laisser-courre au renard, celui-ci se terre pour échapper à ses poursuivants et dans ce cas, l'équipage de déterrage peut intervenir.
Le Lièvre : Le lièvre est un petit animal de cinquante à soixante dix centimètres de long, de trois à cinq kilos qui est très rapide - Il peut atteindre soixante cinq kilomètres heure - Il a une ouïe très sûre - On le reconnaît à ses oreilles très longues aux bouts noirs - Sa femelle est la hase et son petit le levraut - Il peut vivre de huit à dix ans.
Les prélèvements de lièvres effectués par la vénerie sont infimes, cinq cents à six cents bêtes par rapport aux un million cinq cent mille prélevés par la chasse - Certains équipages de lièvre chassent aussi le lapin de garenne qui procure des menées moins longues, mais tout aussi passionnantes.
Le Lapin : Le lapin, plus petit que le lièvre, mesure quarante à quarante cinq centimètres et pèse de un à un kilos cinq cents - Le lapin est un animal qui se reproduit beaucoup - La lapine peut avoir trois à quatre portées par an - La gestation dure un mois - A la naissance, les lapereaux, quatre à huit, sont déposés dans une rabouillère, ils y restent trois semaines puis vivent leur vie d'adulte - Le lapin peut vivre six à sept ans
Le Blaireau : Le blaireau est un plantigrade de la famille des mustélidés - C'est un animal crépusculaire et nocturne qui habite dans un terrier - Il est omnivore - Il pèse de dix à douze kilos, mais peut atteindre cinquante livres, et mesure environ, soixante quinze centimètres - Il hiberne comme les marmottes - Il vit en famille ou clan comprenant jusqu'à douze individus des deux sexes - Les accouplements ont lieu entre janvier et mars, mais les jeunes ne naîtront qu'en février de l'année suivante, au nombre de deux à trois maximum.
La présence du blaireau peut être décelée grâce aux terriers, très caractéristiques et, à la présence à proximité du terrier de ses "cabinets", petites cavités qu'il creuse lui-même - La chasse ne peut être pratiquée que par un équipage autorisé par la D.D.A., minimum trois chiens par terrier, elle se déroule essentiellement sur invitation de l'équipage par un propriétaire.
Le chien est mis à la voie, voir deux, ensuite il travaille sous terre à des profondeurs qui peuvent atteindre plusieurs mètres - Ce travail se fait dans des conditions extrêmes, obscurité totale, galeries étroites, combats souvent violents - Une fois la chasse localisée et l'animal aux abois ou tenant aux chiens, c'est aux hommes de l'équipage d'entrer en action, en creusant une tranchée, voir plusieurs pour accéder le plus près possible de l'animal, ceci se fait à la pelle et à la pioche, sans aucun engin mécanique .
Le blaireau peut être relâché sur accord du propriétaire, sinon, il est servi.
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Ce qu'il faut retenir de la chasse à courre, si l'on veut bien y prêter quelque intérêt, c'est l'esprit de noblesse qui doit nécessairement présider en pareille occasion - Les traditions sont scrupuleusement respectées - La dignité doit être de tous les instants - C'est une sorte de duel entre forces quasiment identiques, où l'homme est amené à prouver son intelligence vis-à-vis d'un animal dont l'instinct et les réactions ne peuvent que provoquer de l'admiration.
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Bibliographie : La Vénerie en Région Centre du Cercle des Cartophiles du Loiret - Hors Série N° 16 - Décembre 2003. - Sologne, Livre-Guide, 1974, Editeur Carel.