LES CARTES POSTALES
A THEME
EN SOLOGNE
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La Sologne : La Sologne, rattachée à l'Orléanais, n'a jamais formé une province - Elle constitue, au centre de la France, une vaste plaine d'argile et de sable qui s'étend sur 500 000 hectares répartis sur la partie sud du département du Loiret et le nord des départements du Loir-et-Cher et du Cher - Bornée au nord par la Loire, au midi par le Cher, à l'est par le Sancerrois et le Berry, à l'ouest par la Touraine, elle forme une cuvette dont le fond est composé du calcaire marneux de l'Orléanais - Elle est divisée en quatre tranches par les trois cours d'eau principaux, affluents de la Loire, qui la traversent d'est en ouest : le Beuvron, le Cosson, la Sauldre.
Il est difficile de parler de la Sologne après deux maîtres : un maître en littérature, et c'est bien évidemment, Maurice Genevoix, un maître en histoire, c'est bien entendu Bernard Edeine - Charles Péguy, Ardoin Dumazet et d'autres encore, ont eux aussi si bien décrit la Sologne, qu'il n'est pas facile de reprendre cette initiative.
Une première spécificité frappe dès l'abord : difficile en Sologne de faire la part entre l'histoire et la légende _ L'histoire du Val-de-Loire, de la Beauce, du Gâtinais, voire de la forêt des Loges, commence à l'époque gallo-romaine, voire celtique - Celle de la Sologne commence au temps des fées, qui ne prend fin, et pas totalement, qu'au XVIème siècle - Elle continue du temps des sorciers, qui ne prend fin, et pas totalement, qu'au XXème siècle.
A Pont-Levoy, Loir-et-Cher, on voit une "Pierre de minuit" - Dolmen druidique ? Oui et non... - C'est surtout une pierre magique - Tous les ans, la nuit de Noël, à minuit, au moment "du bon Dieu de la messe", "de l'Elévation", elle tourne sur elle-même - Des fées y dansent dessous la terre - On y voit briller mille trésors étincelants, mais.....au cupide imprudent qui s'y attarde, l'éclat de tous ces trésors rend aveugle et puis, dès la fin de la messe de minuit, la pierre tournant se referme - Il faut attendre la Noël suivante.
Au hameau de Pierrefitte, sur la paroisse de Pouillé, on voit aussi un "peulvan" très haut que flanquent douze autres pierres dressées, plus petites - Satan vient y faire danser quand il lui plaît quelques maudits qui, là, mènent un sabbat peu orthodoxe - Bref, les parages passent encore moins recommandables que ne l'est, de nos jours, pour les Parisiens B.C.B.G., le bois de Boulogne - Inutile de spécifier que, pour l'instant, nul car touristique, même en plein jour, ne s'y risque.
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A Pierrefitte-sur-Sauldre, on peut voir un magnifique tumulus nommé, "tumulus du Cerbois". La légende raconte qu'un beau jeune chasseur mourut là en voulant "servir" un cerf probablement diabolique et qui, chargeant cet imprudent, réussit à s'en venger. Une belle jeune fille du crû, voulut construire sa tombe. Elle transporta sur place la terre du tumulus, mais pas avec une pelle ou pioche, encore moins avec brouette ou chariot, non, pas du tout ! Elle porta toute la terre avec la pointe d'une aiguille, grain par grain, motte par motte.....et mourut d'épuisement.
Les archéologues les plus sérieux, parfois, s'y mêlent. Ainsi, Louis de la Saussaye présente comme suit le lieu-dit le Charbonnier, commune de Nouan-le-Fuselier, où il fit d'importantes fouilles gallo-romaines : "Toutes les nuits, à l'heure de minuit, trois demoiselles sans têtes partent en carrosse du lieu de la Gravette, où l'on remarque deux tombelles et l'emplacement d'une forteresse, et suivent le vieux chemin de Blois jusqu'au bois du Charbonnier, où elles descendent pour danser en rond dans le carrefour formé par quatre chemins, situé au milieu du bois et d'où elles retournent ensuite à la Gravette - Elles ne manquent jamais de dire en partant : "Fouette cocher, Fouette Gravette au Charbonnier". Et, en revenant : "Cocher, Fouette, du Charbonnier à la Gravette" - Tous ceux qui les rencontrent en route sont forcés de les embrasser - On ne dit pas à quel endroit - Mais, ce doit être aussi facile probablement que ce l'était à Saint-Denis d'embrasser sa tête, quand il la portait dans ses mains".
D'après les auteurs qui ont décrit ce pays, il semble qu'il ait eu, jadis, son temps de prospérité, remontant à Louis XII, à la duchesse d' Angoulême et à François 1er, le "père" du château de Chambord -
Au début du XIXème siècle, la situation est tout autre : le pays est couvert de bois rabougris, de bruyères, d'ajoncs et d'étangs - La population est rare et maladive, décimée par les fièvres - A l'infécondité des sol, s'ajoute l'insalubrité - Les habitants vivent dans des maisons mal aérée, construites sur une terre humide - A cette époque, beaucoup de localités portent d'ailleurs dans leur nom, l'attestation de leur misère : Bonneville-sans-Pain, Yvoy-le-Galeux, Presly-le-Chétif, Tremblevif, (Saint-Viacre), Villeny-le-Pouilleux.
A partir de 1850, des agronomes, des savants, des notables, des propriétaires intelligents, recherchent les moyens de rendre à la Sologne sa prospérité ancienne - Les comices agricoles des trois départements adressent un placet au chef de l'Etat, Napoléon III - Celui-ci, devenu propriétaire des domaines de Lamotte et de la Grillère, s'intéresse à la "pauvre Sologne".
Le comité central agricole de la Sologne est institué et, par cette impulsion conjuguée, de grands travaux sont enfin entrepris : construction de canaux, routes agricoles, chemins de fer et tramways, marnières, assainissement, curage des rivières et des étangs.....
Cette région va devenir une des plus captivantes de France et Henri Boucard, président du Comité central de la Sologne, déclare en 1897 :
......"Aujourd'hui, un demi siècle plus tard, le pays est transformé, les bruyères ont presque partout disparu pour faire place à des cultures remarquables, à des vignes bien soignées, à des bois de pins et de chênes habilement entretenus et aménagés - Partout des routes excellentes relient chaque village aux villages voisins ; les vieilles constructions en terre et bois ont fait place à des maisons de brique, élégantes et propres - Les assainissements et une meilleure alimentation ont absolument modifié les conditions d'existence : les fièvres ont disparu ; la population a presque doublé ; une nouvelle génération solognote, pleine de santé et de vigueur, travaille courageusement l'oeuvre à laquelle s'est consacré le Comité central".....
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Prospère au temps où les forêts couvraient la moitié du sol, le pays était devenu stérile quand les bois n'en recouvraient plus que le dixième - Aussi, le reboisement fut-il considéré comme un des meilleurs moyens d'assainissement, surtout en essences résineuses qui poussent rapidement et dont les odeurs balsamiques et le feuillage perpétuel semble plus favorables à la salubrité.
Les plantations en "essences maritimes" furent un grand malheur, car l'hiver rigoureux de 1879-80, détruisit la totalité des pineraies - Il fallut replanter en pins sylvestres qui eux, ne gèlent pas.
Dans les coupes, s'affairent bûcherons, fendeurs, débardeurs, scieurs, gardes, bref tous ceux qui exercent un métiers noble, rétribué.
Les boissiers : Ils habitaient près de leur chantier dans une cabane faite de bois et de terre appelée : "cul de loup" - En réalité, il y avait deux sortes de "culs de loup" : la cabane rudimentaire, sorte de hutte de branchages, qui servait pour une période limitée, quelques mois ou une semaine, quand l'ouvrier l'occupait seul et rentrait au village le dimanche rejoindre sa vraie demeure où l'attendait femmes et enfants - Ou, la vraie "cabane-habitation" avec sa cheminée, ses annexes, où séjournait pour la saison toute une famille : l'homme, souvent un charbonnier, sa femme et ses enfants qui l'aidaient.
Les Bûcherons : Dès qu'il arrive sur la coupe, le bûcheron, commence par bâtir son "cul de loup" - Il confectionne aussi tous les outils de bois qu'il lui faut avant de se mettre à l'ouvrage - Il s'assure aussi de la proximité d'un point d'eau, fontaine ou puits à la maison la plus proche - Dans la coupe qui lui est impartie et déterminée par des chemins et des marques, le bûcheron, appelé aussi "bocheton" ou "bûcheux", abat les arbres suivant des indications précisées par son employeur, souvent marchand de bois ou par le régisseur d'un domaine, "garde-vente".
La saison d'abattage a lieu l'hivers : l'exploitation d'un bois vendu en octobre, commence en novembre et doit se terminer au printemps avec des détails divers selon les cantons - Rares sont les bûcherons employés toute l'année au bois - L'ouvrier Solognot travaille l'été dans les fermes, ou à des travaux divers dans les villages, mais il devient "boissier" pour quelques mois dès novembre.
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Le charbonnier : Quand le charbonnier s'installe dans une coupe, la première chose qu'il fait après avoir construit sa maison, c'est de chercher une place pour ses fourneaux - Il la choisira autant que possible dans le voisinage du bois qu'il doit brûler, afin de n'avoir pas à la transporter trop loin - La place faite, le charbonnier plante , au centre, un pieu de deux mètres environ, et il bâtit tout autour, un tas triangulaire, qui constituera la cheminée - Puis il continu le montage qui, achevé, fera une meule qui absorbera dix stères de bois - Après la mise à feu, qui demande une technique bien précise, le fourneau doit fumer et non flamber - Le fourneau doit brûler vingt quatre heures - Il faut une surveillance plus ou moins attentive, selon que le vent active l'opération, ou que la pluie la retarde.
Quand le fourneau cesse de fumer, le travail n'est pas fini - Il faut encore l'ouvrir selon là aussi avec une certaine technique, puis, étaler le charbon, le laisser refroidir, le trier, et le mettre dans les sacs - Le rendement d'une meule de dix stères est de dix huit à vingt sacs de charbons de bois.
En replantant avec le pin sylvestre, la Sologne reconstitue rapidement ses pinières : de 10 000 hectares au lendemain de 1880, la surface occupée par les pins est passée à 60 000 hectares en 1890 et à 115 000 hectares en 1914 - La Sologne possède à ce moment là, le massif résineux le plus important du Centre de la France.
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Des débouchés trouvés dans l'utilisation du bois de pin permettent de sauvegarder les activités qui en dépendent : scierie, fabrication de cotrets de sapins, de pâte à papier, de bois de mines pour les houillères du Nord - Sans compter tous les métiers des hommes de la forêt : bûcherons, charbonniers, écorcheurs, fendeurs.
La scierie : Dans les coupes, la scie est naturellement employée par la plupart des "boissiers".... - Pour couper la "moulée" et la "charbonnette" à la bonne dimension, elle fait obligatoirement partie de l'outillage indispensable au bûcheron.
Quelle soit passe-partout, de long, à refendre, mécanique ou encore circulaire, la scie actionnée par le bras de l'homme ou par la force d'une machine, mord le bois ! - Impossible à ce dernier d'échapper à son destin - S'il ne va pas à la scierie, c'est la scierie qui vient à lui, sur la coupe où s'installent des scieries portatives, dont la force motrice provient de locomotive à vapeur chauffée elle-même au bois - Quand l'exploitation de la sapinière sera terminée, la scierie "foraine", quittera le chantier pour se dresser à nouveau à proximité d'autres coupes à exploiter.
Dans les villages et dans les chefs-lieux de canton, des scieries plus importantes entreprennent à demeure des travaux plus élaborés avec des machines qui chantournent, rabotent et bien évidemment qui scient.
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A l'intérieur des parcelles non exploitées, dans les clairières et les taillis, un autre monde marginal de "boissier", cherche aussi les produits des bois : "les ramasseurs" - on distingue :
Les ramasseux d'herbes, les herbes servent à la pharmacopée des Solognots - Les pharmaciens de la région achètent aussi les graines de fleurs et les herbes employées dans les tisanes - On récolte aussi les baies et les fruits.
Les ramasseux de litières, vont au bois pour y chercher la nourriture et la litière de leurs bêtes.
Les ramasseux de sapines, ce sont les "anciens", trop vieux pour "aller en journée", qui ramassent les pommes de pins - Ils chargent leur récolte dans une voiture à chien ou dans une "bérouette" et passent dans le bourg pour vendre leurs sapines en allume feu, ou bien, ils rentrent leurs sacs bourrés chez eux, où ils font sécher les pommes au soleil afin d'en extraire les graines - Les sapines et les graines sont ensuite vendues séparément.
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D'autres petits métiers sont exercés dans les bois par des hommes : Chasseurs de vipères - Ramasseurs d'oeufs de fourmis, pour la nourriture des jeunes faisans d'élevage - Il y a aussi le "Vieux Fagoteux" qui "berdache", fagote, faire des fagots, pour son compte et qui sait trouver les nids, le gibier, les champignons et les ressources naturelles de la forêt - Ce dernier doit savoir éviter de ramasser les procès-verbaux.
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Jadis en Sologne, des privilèges étaient accordés aux propriétaires de quelques vaches et moutons pour qu'ils conduisent leurs bêtes au bois malgré les dégâts qui en résultaient aux confins des forêts où les jeunes pousses des arbres étaient dévorées par les troupeaux - Le "droit de pacage", ou "droit de vaine de pâturage", était le droit de faire paître les animaux sur les prairies incultes, médiocres, les jachères, les friches et les terrains boisés - Le mot "pacage" est synonyme de médiocre pâturage.
Le droit de panage ou "glandée", permettait aux habitants de faire manger à leurs porcs les glands ou les faînes des forêts - Le panage s'exerçait toute l'année excepté le mois de mai, puis il fut limité du 1er octobre jusqu'au 1er février.
On voit aussi la gardeuse de dindes ou "dindière" et sa bande de dindons - La bergère ou "barbitière" - Le petit vacher ou "bouère" et ses chiens - Il faut surveiller les chèvres ou "chieuvres" ou chèvres, toujours enclines à folâtrer et ne pas laisser l'ensemble du troupeau ou "bargeat" les suivre et pénétrer dans les taillis - En gardant les troupeaux, les filles ou "poques", "ravaudent" ou repriser, elles tricotent : elles ont tiré leur ouvrage de la "bérialice", poche attachée à la ceinture dans laquelle les bergères place leur ouvrage - Les "drôles" ou jeunes garçons, sculptent des bâtons, taillent des "flutiaux", ou petite flûte champêtre, et ils observent beaucoup les environs et la faune - Les terriers de lapins ou "ravoullières" ou "rabolière" et les nids des oiseaux les intéressent, car ils braconnent déjà - Il faut se méfier également des serpents ou "sarpents" - Attention aux bêtes ou "les sauvages" à l'affût dans les fourrés.
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A force de défrichements, de techniques lentement apportées et d'opiniâtreté, des champs cultivés, des prairies artificielles ajoutées aux prairies naturelles, des vignes, des pépinières occupent enfin, au début du XXème siècle, les 2/5ème du pays solognot - L'amélioration agricole de cette vaste surface se trouve favorisée par l'ouverture de voies ferrées, routes agricoles, canaux, destiné à porter au centre de la Sologne les amendements tant nécessaire - Les terres qui ne produisaient guère que du blé noir et des pommes de terres, donnent alors du blé, du seigle, de l'orge et de l'avoine en suffisance.
Le chemin de fer : Des canaux et des routes agricoles ne devaient pas suffire à faire de la Sologne une contrée prospère, il fallait encore y développer les chemins de fer pour mettre, à proximité, de toutes les communes les amendements, tels que la marne et la chaux, et pour exporter le bois, toutes marchandises qui ne peuvent supporter qu'un très court transport par chevaux et voitures - Dès 1861 et 1862, le Comité Central de la Sologne étudie, par l'intermédiaire de MM Machart puis Boinvilliers, les conditions d'établissement des chemins de fer agricoles - Mais quarante ans plus tard, la Sologne attend encore - Elle ne possède que deux lignes très courtes : celle de Blois à Lamotte et celle de Blois à Saint-Aignan - Cette situation va bientôt cesser, car la ligne du Blanc à Argent est ouverte en 1901.
Le tramway à vapeur : Pour voir un coin de la "vieille Sologne", il faut aller de Lamotte-Beuvron à Blois par le tramway à vapeur - Le département du Loiret a vu voter par son Conseil Général, dans la session d'avril 1900, un ensemble de lignes de tramways partant d'Orléans, rayonnant à droite et à gauche de la grande ligne du Centre en allant, l'une par Cléry jusqu'à Ligny-le-Ribault pour être prolongée sur Romorantin, l'autre se dirigeant sur Isdes, par Tigy, pour être prolongée, par Brinon, jusqu'à Argent ou à Aubigny, avec bifurcation à Tigy, pour aller, par la rive gauche de la Loire jusqu'à Gien - En même temps, le département du Loiret, aidé par le concours de l' Etat et la ville d' Orléans, votait la construction d'un nouveau pont sur la Loire, à Orléans, qui permettra aux nouvelles voies de pénétrer dans la ville et d'aller se raccorder à la grande ligne de Paris.
Ces décisions seront un grand bienfait pour la Sologne, dont elles favoriseront le développement et la prospérité - Le service de tramway se fait régulièrement, mais la vitesse est faible : il faut trois heures et demie pour parcourir 62 kilomètres - Pour visiter la Sologne, c'est charmant.
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Enfin, quelque chose vient d'être fait pour nos contrées du Centre si longtemps oubliées - L' Assemblée Nationale, dans sa séance du 10 juin 1848, a, sur la proposition de M. le ministre des Travaux publics, adopté le décret en vertu duquel un crédit d'un million est affecté à la création d'un canal destiné à l'amélioration de la Sologne - Ce projet qui devait unir la Loire au Cher en traversant diagonalement la Sologne, ne rencontra pas l'unanimité de l'opinion - En fait, l' Etat recula devant une dépense de vingt deux millions nécessaire pour l'exécution du grand canal - On fit prendre patience en ouvrant le canal de la Sauldre, qui part des marnières de Blancafort et va se raccorder, à Lamotte-Beuvron, à la ligne de chemin de fer d'Orléans à Vierzon, après un parcours de 45 kilomètres - Ce dernier a un parcours trop restreint pour faciliter des transactions nombreuses, mais il rend cependant de grands services.
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Les conditions sociale du paysan en Sologne, qu'il soit fermier, locaturier, journalier ou domestique, meilleur sans doute qu'autrefois, reste difficile, à la merci des intempéries et des relations avec le châtelain, maître de la majorité des terres - L'élevage du mouton et des volailles, reste la principale production - Ce pays né d'hier, est forcément un pays de grandes propriétés divisées en fermes moyennes dont les champs s'intercalent avec des boqueteaux de pins et de bouleaux plantés depuis la régénération.
Les petites fermes de 1880, une "locature", selon le mot toujours en usage, sont des bâtiments ordinairement construits dans le fond - Pourquoi ? Peut-être qu'on les voulait ainsi mieux abrités du vent et du froid - Les murs sont des cadres de bois assemblés et remplis de torchis ou de petites briques plates - Ces assemblages se nomment des "marelles", vraisemblablement parce qu'elles rappellent les figures que les enfants tracent sur le sol pour jouer à la marelle, qui lui même est un jeu ancien, puisque l'on en parle dans tous les livres du Moyen-Âge - La toiture était en tuile ou encore en chaume - Elle débordait sur le mur en formant ce qu'on appelle "l'auvenière" qui, était elle même assez large pour protéger la "chessière", "cage à fromage", que l'on voyait toujours suspendue par un crochet de bois - La porte est à deux battants superposés : celui d'en haut permet d'avoir de l'air et de la lumière, tandis que la battant d'en bas interdit l'entrée aux animaux de la basse-cour.
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Poussons le "Loquetouère" et entrons, mais attention, il faut souvent baisser la tête - L'énorme poutre, qui traverse le bâtiment de part en part et qui est chevillée en dehors aux deux extrémités, descend parfois si bas qu'elle nous heurte le front - La première pièce se nomme "la maison", la seconde sera "la chambre" - La disposition en est presque partout la même - En entrant, à gauche, nous voyons un renfoncement, une large niche dans le mur où se trouvent en bas les seaux et la "case" et plus haut, sur une planche, quelques "vaisseaux" et la "buie" ou cruche contenant l'eau de boisson - Cet endroit s'appelait et s'appelle toujours la "bassie" - La femme y vient laver la vaisselle, nettoyer les légumes, faire la "mincée" aux dindes etc.... - Signalons la cheminée qui garnissait tout un côté de la maison, si grande et si large qu'elle pouvait brûler des bourrées entières .... - C'était là le centre de la vie de la ferme - En effet, autour de la cheminée, les habitants de la ferme se retrouvaient pour se chauffer, se reposer - Les "veillées" entre voisins se faisaient également autour de la cheminée, un conteur parfois venait pour y colporter des histoires de diables, de fées, ou tout simplement les "potains" et nouvelles du village où des villages d'ailleurs.
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Les costumes solognots : Le "droguet", est une étoffe de laine tramée de fil de chanvre, assez grossière, mais résistante et presque imperméable - Tous les habits de Sologne en étaient faits jadis : le pantalon et le gilet du mari, la cotte et la grande capote de la femme, le manteau de la bergère, les guêtres du vacher se taillaient dans du droguet de couleur bleuâtre - On en tissait aussi du jaune qui ne servait guère que pour l'ameublement et en particulier pour les rideaux de lit - Le droguet était fabriqué par tous les tisserands locaux et passé ensuite aux moulins à foulons, nombreux dans la région - Les tisserands solognots faisaient aussi une étoffe, toute en laine, la "futaine" et le "bazin", une toile de fil à côtes particulièrement solide - Après le vêtement la coiffure : pour les hommes, le dimanche ou dans les cérémonies, c'était le chapeau rond à fond plat et aux larges bords - Tous les jours, c'était la casquette à rabats par-dessus laquelle souvent on nouait un mouchoir - Pour les femmes, riches ou pauvres, la coiffure c'était le bonnet - Les bonnes vieilles portaient en tout temps le bonnet légèrement pointu à petits plis - Les autres portaient journellement la "câline", si propre et si seyante, dont les brides attachées par derrière volaient gaiement au vent - Le bonnet habillé, tuyauté par devant et garni au fond de broderies, variait selon chaque commune - En voyant une Solognote en coiffe de cérémonie on pouvait même dire quel était son village - Le soulier était à peu près inusité, même chez les riches - Tout le monde portait des sabots au travail comme aux jours de fête - Seulement, ces jours là, on mettait des sabots plus légers, mieux finis....des sabots de cérémonie - Les plus recherchés étaient les sabots d'Aubigny, faits en noyer et de forme particulièrement élégante.
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Les sources et les puits : Partout dans la Sologne, l'eau coule naturellement, sauf, dans la maison - L'eau, indispensable à la vie de l'homme et des animaux ne pose pas un problème technique spécial en Sologne - Elle ne manque pas et n'est pas à une grande profondeur dans le sol - Par conséquent, il est facile d'en obtenir en creusant un puits - Nécessaire pour la cuisson des aliments, la boisson, la toilette, elle est apportée par la Solognote car, c'est à la femme que revient la corvée quotidienne de l'eau - Elle va donc "qu'ri l'iau" au puits de la cour ou au point d'eau potable le plus proche - Dans un seille, seau en bois cerclé de fer, ou dans une buie, l'eau se conserve au frais près de la "bassie" - La "bassie" ou bassée, est la pierre de l'évier encastrée dans le mur et surmontée d'une étagère - A l'intérieur elle affleure à la façade de la maison et assure l'écoulement des eaux de vaisselles - La seille est accroché au "chabu", crochet fixé à l'extrémité de la chaîne du puits - On remontera la seille remplie d'eau à l'aide du treuil tourné à la manivelle - Différents objets d'usage courant ont leur place sur la bassie et l'étagère : pots divers, cruches, etc...
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Les métiers de Sologne : Dans les villages solognots, au début du XXème siècle, de nombreux métiers virent le jours : tel que les vignerons, avec leur pressoir ; les bouilleurs de cru, avec leur alambic ; le maréchal-ferrant ; le forgeron ; le perruquier ; l'épicier ; les maçons ; le sabotier ; les couturières ; les tricoteuses de chaussettes ; le café ; le boucher ; le boulanger ; le facteur ; etc...... Tout ces commerçants ou artisans livraient leur marchandises avec différents moyens de locomotion -
L' attelage à chien était un de ces moyens - En Sologne, où l'attelage à chien est toléré, le chien n'est pas seulement un fidèle compagnon ; il est devenu, pour beaucoup, un utile auxiliaire - On le voit, dans les rues, halant la charrette de toute sa force, allégeant la besogne de son maître - Un chien bien attelé et bien nourri donne ainsi à son "employeur" le maximum de rendement avec le minimum de fatigue.
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Pour bien comprendre la Sologne, il faut l'aborder par Orléans, et suivre la longue rue du faubourg d'Olivet, traverser le Loiret, cette adorable rivière - Au dessus de la falaise qui borde le Loiret, après une étroite bande de beaux vignobles, commence la Sologne - Le cours du Dhuy la limite d'une façon régulière, et aussitôt, on est en plein pays de sables, de bruyères, de pinèdes, de vastes et belles fermes.
En France, c'est la Sologne qui possède le plus d'étangs - Ses principales rivières et leurs affluents forment un réseau hydrographique imposant - Les moulins jalonnaient jadis la Sauldre, le Beuvron, le Cosson et la Rère et, même si le nombre est nettement réduit vers 1900, on écrase encore le blé et d'autres céréales dans ces "usines" tournant par la force motrice des cours d'eau - Près des fontaines, dans les lavoirs, sur les lieux de pêche, l'activité est importante.
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Au Lavoir : On ne fait pas la lessive tout à fait de la même manière à la ville et à la campagne - La plupart des familles rurales ne font guère de lessive générale que cinq ou six fois par an, quelques fois moins - Au début du XXème siècle, chaque village solognot possède un lavoir communal - C'est le résultat de décisions de maires et sous-préfets qui, dès 1920, s'appliquent à multiplier ce progrès considérable - Auparavant, les laveuses barraient le courant des cours d'eau et les saletés et le savon provenant du linge remontaient aux sources et dans les abreuvoirs - Au lavoir, on peut faire bouillir le linge et trouver de l'eau chaude - Les laveuses sont protégées de la pluie, le sol est pavé - Des bateaux-lavoirs amarrés à Romorantin, sur la Sauldre, ou à Saint-Aignan-sur-Cher, offrent des avantages supplémentaires, pour le séchage surtout - Lieu de travail, de rendez-vous aussi pour les amoureux, le lavoir est souvent jouxté d'un abreuvoir et c'est un lieu de rencontre idéal - Toute la vie du pays est commentée par les femmes qui cancannent, il est vrai que les hommes ont eux, "la forge" du maréchal ferrant pour échanger les nouvelles - Le lavoir est surnommé "Palais des Bavardes", Chambre des Députés" - Certes, c'est là que siège le tribunal de la justice féminine et si les langues sont aussi vives que les battoirs, la lessive est "coulée", rincée, tordue, séchée car, on y lave principalement.
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Les étangs : Un étang, c'est la Sologne même - La Sologne ne serait pas ce qu'elle est sans ses étangs - Aujourd'hui, on en a réduit le nombre à cause des fièvres, on les a régularisés - Ceux qui, présents encore, nous laissent un charme merveilleux et un brin de "vague à l'âme" - La mère canne y enseigne toujours la nage et la méfiance à ses jeunes halbrans - Parfois, on y entend le cri mélancolique du butor - Sur les arbres du bord, haut perché vers la cime, ou bien en contemplation sur une touffe d'herbe au beau milieu de l'eau, le héron pourpré ou cendré, surveille à la fois l'étang et la forêt - D'énormes brochets viennent sommeiller à fleur d'eau - Les grenouilles y donnent un concert perpétuel - C'est l'eau, l'eau vivante, où flotte toujours quelques parcelles de vase qui l'assombrissent, avec ses frémissements, ses lames de fond que fait une carpe meneuse, les ronds du chevesne qui saute au large, le sillage d'une poule d'eau, d'une couleuvre, l'oeillard qui chantonne toujours sa petite cascade......
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Il n'existe pratiquement pas en Sologne, de constructions antérieures au XVIème siècle - Une exception toutefois : Clémont-sur-Sauldre - En effet, l'église de Clémont date de la fin du XIVème siècle- Elle fut construite dans l'accalmie qui sépara la première partie de la guerre de Cent Ans, campagne de Du Guesclin, de sa seconde partie, campagne de Jeanne d'Arc - C'est l'une des plus riches églises de Sologne, édifiée au cours des années 1380-1420.
Les Châteaux en Sologne : L'essor économique amorcé sous le Second Empire avait entraîné une première vague de constructions de châteaux - A partir des années 1890, une nouvelle génération d'hommes d'affaires, d'industriels et de banquiers est attirée par la double perspective d'un placement financier et de la tradition aristocratique de la chasse, signe de distinction, de raffinement et de reconnaissance sociale - Les achats de grands domaines s'intensifient et culminent vers 1900-1910 - L'achat de ces propriétés entraîne le renouvellement et la multiplication des châteaux et des rendez-vous de chasse - Plus de 340 châteaux, soit les 2/3 des châteaux existants aujourd'hui en Sologne, sont construits entre 1800 et 1914, c'est à dire une moyenne de trois châteaux par commune - Si entre 1800 et 1890, on a construit à un rythme trois à quatre fois plus élevé que durant les quatre siècles précédents, ce rythme s'accélère à la Belle-Epoque - En moins d'un quart de siècle, près de 200 chantiers sont ouvert.
Ces châteaux ne sont pas comme les autres pays de France, d'antiques demeures de l'aristocratie ou de la grande bourgeoisie française, parties essentielles des patrimoines familiaux que l'on se transmet fidèlement de génération en génération - Ce sont des rendez-vous de chasse plus ou moins opulents, fantaisies de financiers ou d'industriels étalant leur richesse avec plus ou moins d'ostentation et de goût - Un souffle d'opulence balaye les années 1890 à 1914 - La "vie de château" bat son plein - Le château solognot appartient au "triangle d'or" de la haute société - Au traditionnel aristocrate orléanais qui habite son hôtel de la rue de la Bretonnerie, possède quelques fermes en Beauce et passe les beaux jours dans son domaine solognot, viennent se joindre de nombreux membres de la noblesse et de la haute bourgeoisie parisienne.
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La Chasse : L'ouverture en Sologne ! - Est-il pour un chasseur, rêve plus beau ? La Sologne ! - Ce paradis des disciples de Saint-Hubert où se trouvent réunis presque tous les gibiers de France - Si l'on rencontre, en cet Eden de la chasse, une telle diversité de gibier, c'est que toutes les espèces animales trouvent dans cette Sologne, bénie par tous les fusils dignes de ce nom, ce qui retient les unes ici, les autres là - Des étangs, des marais même, donnent à tout le gibier d'eau, canards, sarcelles, bécassines, la fraîcheur et l'humidité qu'il recherche - De riches couverts de betteraves, de luzernes, de maïs, de sarrasins, assurent aux cailles, râles de genêts, perdreaux gris, canepetières, la sécurité et la tranquillité dont ils ont besoin - Les perdreaux rouges peuvent à loisir, piéter dans la vigne, la bruyère, les landes - Les bécasses et les faisans y vivent dans les sous-bois et des coupes dont l'humidité les attirent et les retient - Les lapins apprécient le terrain sablonneux et la bruyère, qui ne manquent certes point en cette contrée - Les grosses bêtes, sangliers, cerfs ou chevreuils, ont tout à la fois des boqueteaux où ils se plaisent et des grands bois qui les relient aux forêts avoisinantes.
Pendant la première moitié du XIXème siècle, jusqu'au Second Empire, le propriétaire ou le châtelain solognot, qui vivait sur ses terres pendant une grande partie de l'année, chassait en père de famille - Il parcourait sa propriété en compagnie du garde chasse et d'un chien, fouillait les buissons, et rapportait le soir quelques pièces de gibier qui alimentaient la table familiale - Le commerce du gibier n'existait pas alors - Puis, sous le Second Empire, la Sologne fut à la mode - La nouvelle ligne de chemin de fer permettant d'accéder facilement au coeur du pays, des hommes d'affaires, commerçants, industriels ou banquiers vinrent se reposer le dimanche et se distraire à la chasse - Le snobisme aidant, les actionnaires furent d'élégants chasseurs, qu'animait d'ordinaire un confortable repas et qui aimaient tirer de nombreuses cartouches, afin de contempler le soir un tableau d'une centaine de pièces rangées devant le perron du château ou à la porte du pavillon de chasse.
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La chasse à courre : Peut-on évoquer les habitants des forêts qui y attirent les disciples de Saint-Hubert ? La Sologne en est un pays privilégié - "La Chasse à cour ou la "vénerie", est, comme le dit le duc de Brissac, l'art de forcer des bêtes sauvages, en mettant des chiens sur leur voie à leur poursuite", sans se servir d'aucun engin, ni d'aucune arme pour arrêter leur poursuite - Nécessité d'abord, ce mode de chasse devient un art et l'art s'attacha au comportement de la meute par des cavaliers - La vénerie était née et devait subsister malgré l'arme à feu permettant l'affût ou la battue - L'équipement des veneurs, des piqueurs et des valets de chiens se modifie, sous l'influence des modes anglaises, à la fin du XVIIIème siècle - Nous leur devons le cheval de pur sang et surtout le chien de meute moderne - Le sanglier : les équipages de sanglier sont dénommés "vautraits" du nom des chiens dits "vautres", utilisés déjà par les Gaulois - Le Cerf : il est certainement l'animal de chasse le plus noble et le plus majestueux - La chasse à courre du cerf est pratiquement la seule dont l'existence soit connue du grand public, étant donné son caractère spectaculaire - Le chevreuil : c'est un animal rapide, rusé et dont l'odeur est légère - Sa chasse nécessite des chiens "vites", rapides, ayant une finesse de nez exceptionnelle, de la voix et des aptitudes de sagesse - Ces trois chasses se pratiques à cheval.
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..."Que la Sologne est belle ! Landes sauvages, bois de pins odorants, étangs envahis de roseaux, champs couverts de genêts, chemins mystérieux où les faisans picorent, lapins sautant dans les taillis, canards sauvages au long col traversant le ciel, Sologne des Cerfs et des chevreuils piétinant les allées, des sangliers fouissant les maigres terres, de l'écureuil jaillissant, troublant l'immobilité du paysage" ...
Ces images tant de fois évoquées, ces mots tant de fois employés, nous les retrouvons presque toujours dans multiples livres, recueils ou guides parus et concernant ce beau pays - Et, qui n'a pas lu les histoires de chasse à courre ou de braconnage, de "j'teux de sort" ou de "birette" ? Quel est le château qui n'a pas été photographié, encore et encore, toujours sous le même angle ?
Certes, les écrivains, les poètes, les amoureux de la nature, les chasseurs expriment chaleureusement leurs sentiments, leur joies, leurs plaisirs vécus en ces lieux attachants et qui les blâmerait ? - Pourtant, ces descriptions séduisantes, ces images stéréotypées ne doivent pas faire oublier l'essentiel : l'existence des hommes - Il y a aussi les habitants de ces villages et de ces villes qui, toute l'année, vivent sur ce territoire situé entre Loire et Cher.
Il importe de ne pas oublier, de transmettre, d'admirer et de respecter.
En guise de conclusion, il faut peut-être citer un passage de Maurice Genevoix écrivant dans : "La Forêt Perdue" : "....Imaginez deux mondes accolés, lisière à lisière, qui se touchent, mais rien de plus ; ni amis, ni ennemis, étrangers - D'un côté, notre plaine à nous, les hommes - Et, bord à bord, mais de l'autre côté, la forêt - Pas une forêt, la forêt".
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Bibliographie : Guide Anecdotique du Loiret et de Sologne, Jacques Henri Bauchy, juillet 1987, Dossiers de l'Histoire - La Sologne des Bois, Muguette Rigaud, 1987, N° hors série, Journal de la Sologne - L'eau de la Sologne, Muguette Rigaud, 1988, N° Hors-série, Journal de la Sologne - Les Marchés de la Sologne, Muguette Rigaud, 1989, N° Hors-série, Journal de la Sologne - Le Canal de la Sauldre, bulletin hors série N° 2, Mars 1991, Cercle des Cartophiles du Loiret - Le Chemin de Fer du Blanc à Argent et les Tramways à Vapeur du Loir et Cher, bulletin hors-série N° 4, novembre 1993, Cercle des Cartophiles du Loiret - Les Tramways à Vapeur du Loiret, La Ligne d'Orléans-St.-Marceau à Brinon-sur-Sauldre, bulletin hors-série N° 6, Novembre 1993, Cercle des Cartophiles du Loiret - La Sologne il y a bientôt 100 ans, Muguette Rigaud, 1997, édit° Alain Sutton - Il était une fois, les Tramway et les Trains de Sologne, au début du XXème siècle, 1998, Collection nos terroirs nos racines - La Vénerie en Région Centre, bulletin hors série N° 16, décembre 2003, Cercle des Cartophiles du Loiret.