COMMUNES DU LOIRET

- COMMUNE - AMILLY -

 

Amilly - 45200 - Chef - Lieu de Canton

Habitants - les  Amillois

1876   3 973 hectares     2 429 habitants
1891   ""     2 374 habitants
1911   3 973 hectares     2 203 habitants
1921   ""     2 200 habitants
1936   3 973 hectares     3 317 habitants
1954   4 026 hectares     4 213 habitants
1975   ""     8 373 habitants
1990   4 026 hectares   11 029 habitants
1999   ""   11 497 habitants

Distance de Paris : 123 kilomètres - Distance d'Orléans : 69 kilomètres

Distance de Montargis : 4 kilomètres

Cours d'eau : Rivière :  Le Loing - Ruisseau : La Galissone - Le lac des Closiers

Canaux : Canal de Briare - Canal d'Orléans

Amilly : Variantes orthographiques : Aucune - En 1790, le pays dépend du canton de Montargis - En 1975, Amilly devient chef-lieu de canton, pour ne plus en bouger.

On peut lire dans les Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 ce qui suit :

"Amilly est situé dans la belle vallée du Loing, sur la route de Montargis à Châteaurenard, sur le canal de Briare, à 4 kilomètres de Montargis et 78 km. d'Orléans - Son territoire, composé de 3 939 hectares de terrains fertiles, bordé au nord par la forêt, produit des céréales, du vin estimé, des foins, des bois, des fruits".

"Les restes de constructions romaines et les médailles du Bas-Empire trouvées sur le territoire d'Amilly attestent le séjour des Romains en ces lieux" - Jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, la Chaussée, grand faubourg de Montargis, les monastères de bénédictines et des dominicaines de ce faubourg appartenaient au territoire d'Amilly - Au couvent des dominicaines, se rattache un beau souvenir pour Amilly : c'est que Saint Dominique, après la défaite des Albigeois, vint dans cette paroisse, et y fit des prédications et des catéchismes".

"Les relations du Saint avec Simon de Montfort expliquent son séjour en ce pays - Amicie, fille de Simon de Montfort, ayant épousé Gauthier II, seigneur de Courtenay, était dame d'Amilly où elle possédait un vaste domaine - On peut attribuer au séjour de Saint Dominique à Amilly et à son influence, la fondation du monastère des dominicaines de Montargis en 1242 - Amicie elle même, devenue veuve, se fit religieuse du monastère qu'elle avait fondé de concert avec son époux, Gauthier II, de Courtenay - Amicie de Montfort obtint pour ses religieuses le titre de chanoinesses".

"En 1793, on a détruit au hameau de la Mère de Dieu une chapelle à laquelle on se rendait en pèlerinage - Le propriétaire vient de reconstruire une nouvelle chapelle".

"Le célèbre peintre Girodet-Trioson, auteur du tableau du "Déluge" et de plusieurs tableaux remarquables, venait souvent à Amilly dans son domaine du Bourgoin - Il est le fils du fameux médecin Trioson, né à Amilly".

"Statistique : Au XVIIIème siècle, Amilly était du diocèse de Sens, de l'intendance d'Orléans, de l'élection et du grenier à sel de Montargis, du doyenné de Ferrières - Le chapitre de Sens nommait le curé - Le monastère des dominicaines avait les droits des seigneurs d'Amilly et la justice qui était du ressort de Châteaurenard, puis de Montargis, à dater de 1330 - Amilly comptait alors 1 700 habitants".

"En 1869, la commune d'Amilly compte 2 092 habitants y compris les 292 habitants de la paroisse Saint-Firmin-des-Vignes, érigée en 1866 - Les hameaux principaux d'Amilly sont : les Closeaux, Viroy, les Closiers, les Muzets, la Vallée, les Pipault, les Sarrazins et plusieurs autres éloignés de 1 à 6 kilomètres de l'église paroissiale".

"La poste est à Montargis - Les paroisses limitrophes sont : Chalette, Louzouer, Saint-Germain-des-Prés, Vimoryn Montargis, Paucourt, la Selle-en-Hermois, Conflans et Villemandeur".

"L'église, sous le vocable de Saint Martin et de Saint Loup, est de l'époque de la Renaissance - Elle a 25 mètres de longueur sur 16 mètres de largeur et peut contenir 600 personnes - Elle est sur le cimetière - L'école des garçons est à 50 mètres de l'église ainsi que le presbytère qui appartient à la commune - Depuis 1855, l'école des filles est tenue par trois soeurs de la charité de Bourges - Le bureau de bienfaisance a 2 000 francs donnés par M. Ravot, ancien curé de la paroisse".

"Les confréries du Saint Sacrement, de la Sainte Vierge, du Rosaire vivant, de Saint Vincent, l'association de la propagation de la foi et les fêtes de corps d'Etat sont établies à Amilly".

"Placé dans la charmante vallée du Loing, Amilly compte plusieurs châteaux ou villas : le Bourgoin appartient à M. Filleul ; Viroy, à M. Rinsman ; Maltaverne, à M. Poisson ; Réveillon, à M. Despommiers - La filature de soie, qui occupe au moins 300 ouvriers, est située au hameau du Gros Moulin - M. Réville, maire d'Amilly, directeur de l'usine, a établi pour les jeunes ouvriers, une école tenue par une soeur de charité, et une pharmacie pour les malades - Cette villa appartenait à la famille de Casimir Perrier".

On peut lire dans le Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 ce qui suit :

"Cette localité remonte à l'époque gallo-romaine et le couvent des Dominicaines, dont il est question dans l'histoire de Montargis, était situé, en 1242, au temps où il fut fondé par Amicie de Montfort sur le territoire d'Amilly".

"Amicie était la fille de Simon de Montfort qui, avec Saint Dominique, joua un des grands rôles au cours de la guerre des Albigeois, à laquelle les seigneurs de Courtenay prirent une part active - C'est à Toulouse que s'ébaucha, entre Amicie et Gauthier II de Courtenay, le roman qui aboutit à un mariage - Amicie, étant à Amilly, dans les vastes propriétés de son mari, y invita Saint Dominique qui se livra, à la prédication dans le pays - Influencés par ce dernier, Amicie et son mari fondèrent à Montargis, le monastère des Dominicaines, dont la fille de Montfort, devenue veuve, fut abbesse - Ses terres et ses droits seigneuriaux sur Amilly passèrent de ce fait au couvent de Montargis".

"M. Chobert, propriétaire du domaine des Bourgoins, à découvert, provenant de la construction de l'ancien manoir, une pierre blasonnée aux armes de Courtenay-Bourbon, seigneur d'Amilly - Il l'a mise de côté comme un témoignage historique de l'antiquité du domaine qui fut vendu, plus tard, par les religieuses de Montargis avec la maison de Louis XIV, élevée sur les ruines du manoir seigneurial".

"Trioson, médecin des armées du roi, acquit ce domaine et vint y demeurer - Il fit démolir la maison après en avoir relevé le plan et, sur les mêmes fondations, mais dans des dimensions plus restreintes, il bâtit, en 1775, le petit château Louis XVI qu'on voit aujourd'hui".

"Le parc du château est encore, dans ses grandes lignes, celui qui existait du temps du grand roi - Trioson n'eut qu'une fille qu'il maria à son fils adoptif, le peintre Girodet-Trioson, dont les initiales G. T. se retrouvèrent sur la grille et sur les balcons - L'artiste habitait d'ailleurs volontiers cette propriété qu'il aimait et où il avait réuni un grand nombre de tableaux de prix et d'objets d'art - Girodet, n'ayant pas de prospérité, légua la propriété des Bourgoins à une nièce qui, à son tour, la transmit à sa descendance, dans laquelle elle resta jusqu'en 1900, date à laquelle M. Chobert en fit l'acquisition - En vendant, l'ancien propriétaire emporta les tableaux, les objets d'art et les collections de Girodet - Il laissa seulement une partie notable de la bibliothèque".

"A citer, en outre, le château de Varennes, qui appartient à une femme de lettre, Mme Lee Childs - On voit, au dessus de la porte d'entrée, un cartouche encadrant un bas-relief de Triqueti : "une biche en arrêt devant un génie" - C'est signé : T. C. MDCCCLVIII - Mme Lee Childs est la fille de cet artiste".

"L'église d'Amilly, appartient au style de la Renaissance - Elle a trois nefs dont les voûtes en ogive surbaissées retombent sur des piliers cylindriques cantonnés de quatre élégantes demi-colonnettes".

"Le Chesnoy se compose, à la lisière de la forêt, de trois fermes - L'une d'elles est la propriété de la ville de Montargis, qui en a fait, au nom de l'Etat, le 17 novembre 1886, le siège d'une école pratique d'agriculture dirigée par M. Jolivet".

"Cette école est territorialement sur Amilly ; mais toutes les communications se font à Montargis - De l'école au château du Christ, aux portes de la ville, il y a une distance d'environ deux kilomètres - Toute cette étendue, en raison de la facilité des communications, y compris le château du Christ, la Chaussée et les Closiers, a été distraite d'Amilly en faveur de Montargis, sous la seconde République".

"Cette décision a été conformée, en 1863, sous le second Empire".

"On a mis à jour, sur la commune d'Amilly, des vestiges de substructions romaines, des cercueils de pierre de l'époque celtique, des médailles du Bas-Empire - On voit, à Amilly, une grande usine de ramie, plante textile ayant la prétention de remplacer le chanvre".

On peut lire dans l'Indicateur Général du Loiret de 1926 ce qui suit :

L'église dédiée en 1588 à Saint Martin - Le château moderne de Varennes construit en 1858, dont la porte est surmontée d'un cartouche encadrant un bas-relief qui représente une biche arrêtée par un génie - L'oeuvre est datée et signée - Elle est du baron de Triqueti, peintre, sculpteur et critique d'art, né en 1804, et mort en 1874 -

On peut lire dans les Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 ce qui suit :

"Ce délicieux château, qui mire ses toitures dans les douves qui l'entourent de toutes parts, entra dans l'histoire vers l'an 1300 comme propriété de Pierre de Monceau qui avait pour charge l'administration de la forêt de Paucourt, ancien nom de la forêt de Montargis - Sa famille conserva Varennes jusqu'aux alentours de 1440, date à laquelle le château passa à la famille Le Maire, qui assura longtemps les mêmes fonctions - C'est Robert Le Maire puis son fils Pierre qui restaurèrent vers 1460 le château mis à mal par les anglos-Bourguignons, qui occupèrent Montargis de 1431 à 1438 - Puis, la famille se ramifia dans la région en de nombreuses branches, dont l'une au Charmoy, et l'un des descendants, Guillaume de Montgareux, vendit, en 1742, Varennes aux Bénédictines de Montargis qui le gardèrent jusqu'à la Révolution, en négligeant beaucoup l'entretient du château".

"Vendu comme bien national en 1791, il fut acquis par la marquise de Salis-Samade, épouse du lieutenant des 32 gardes Suisses qui, le 14 juillet 1789, avaient défendu la Bastille - Leur nièce épousa le baron Michel de Triqueti propriétaire du château du Perthuis - En 1857, le baron Henri de Triqueti, 1804-1874, restaura le château en respectant ses lignes anciennes - Ce sculpteur romantique, injustement oublié, fut l'auteur des portes monumentales de bronze de l'église de la Madeleine à Paris - Il avait donné Varennes à sa fille Blanche de Triquti, épouse d'Edward Lee-Schilde, neveu du général américain Lee, chef des armées sudistes - Pour elle, il avait sculpté au dessus de la porte d'entrée un bas-relief représentant "une biche prise dans le lacet de l'Amour", et daté de 1868 - Elle tenait à Paris un salon littéraire dont Pierre Loti était le fleuron, et recevait à Varennes poètes et écrivains - Elle mourut en 1886 et, son époux se remaria à la fille d'un diplomate de vieille famille auvergnate Eugène de Sartiges qui, en 1834, avait dirigé au Pérou une expédition pour retrouver la ville précolombienne Inca Machu Picchu - Le château est resté dans la même famille et appartient aujourd'hui au comte Emmanuel de Sartiges" - Seul l'extérieur est visible

"Le château "Les Bourgoins", visible de la route, était à l'origine le domaine des Bourgoins - Il faisait partie du couvent des Dominicaines de Montargis tout proche de Montargis, fondé par Amicie, fille de Simon de Montfort et épouse de Gauthier II de Courtenay - Sur les ruines du manoir de la seigneurie des Bourgoins, s'éleva par la suite, une maison d'époque Louis XIV que vendirent les religieuses - Le docteur Trioson, médecin des armées du roi, acquit le domaine, fit raser la maison, après en avoir relevé les plans, et fit construire en 1775 l'élégante maison de style Louis XVI qui existe encore aujourd'hui - Le docteur Trioson légua ce château à son fils adoptif, le peintre Girodet-Trioson, dont les initiales G.T. se retrouvent sur la grille et les balcons - Au fronton de la grille, on trouve la devise : "Libertatis exoneratae recessus" - Au dessus des entrées du château, on lit : côté nord : "Nec plus nec minus" ; côté sud : "Paix et peu" - Girodet résida souvent aux Bourgoins et y recevait - N'ayant pas d'enfant, Girodet légua son domaine à sa nièce Rosine Becquerel Despreaux, qui le transmit à ses descendants - En 1900, ces derniers vendirent le château en emmenant à Chenevrières, meubles et collections à l'exception de la bibliothèque qui fut vendue à son tour par le propriétaire suivant en 1923".

"Le moulin à eau dit : "Moulin Bardin", ancien moulin de farine d'origine XVIème, reconstruit à la fin du XIXème".

Curiosités : L'église Saint-Martin date de 1588, recouverte d'un crépi qui laisse apparaître l'architecture d'origine - Les fenêtres sont de style XVIème, mais l'encadrement est d'origine.

Le château du Bourgoin date de 1775 - Le château de Varennes est quant à lui du XIXème siècle - Le moulin à eau dit : "Moulin Bardin".

Personnages : Amicie de Montfort, dame d'Amilly où elle possédait un vaste domaine, fille de Simon de Montfort et épouse de Gauthier II, seigneur de Courtenay - Anne-Louis  Girodet de Roussy-Trioson, Montargis 1767 - Paris 1824, possédait le château de Bourgoin

Ressources : Base d'Amilly, produits alimentaires frais - Zones commerciale et industrielle - Camp Militaire

 Animation et loisirs : Autrefois : Fêtes patronales : Fête du Grod-Moulin, le dimanche avant la Saint-Jean - La Saint-Loup, le 1er dimanche de septembre - Saint-Firmin-des-Vignes, le 11 juillet - Aujourd'hui :  Marché, le dimanche matin - Situé en plein coeur du parc de la Pailleterie, dans deux granges d'un ancien château seigneurial, le musée des Arts et Traditions du Gâtinais retrace plus d'un siècle du travail rural et des activités artisanales et industrielles en Gâtinais -   Promenades autour des écluses - Pèche dans le lac des Closiers, dans le canal de Briare et dans celui d'Orléans, dans le Loing et dans la Galissone - Course pédestre en juin - Randonnées dans la forêt de Montargis - Centre équestre - Chambres d'hôtes.

 Hameaux : Coulevreux - La Grefferie -  La Justia - Le Gros-Moulin - Le Marchais-Muraillé - Le Pont-Gaillard - Le Pont-Saint-Roch - Les Charpentiers -  Les Clozeaux - Les Goths -  Les Hautes Feuilles  -   Les Muzets -  Les Petits Louis - Pipault -  Saint-Firmin - Villeneuve - Viroy.

Bibliographie : Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 - Almanachs du département du Loiret de 1882 et de 1908 - Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 -  Dictionnaire des Communes de 1926 - Indicateur Général du Loiret de 1926  - Annuaire général d'Orléans et des communes du Loiret de 1938 - Indicateur Général du Loiret de 1955 - Paroisses et Communes de France, Loiret de 1982 -  Guide Pittoresque du Voyageur en France, le Loiret de 1993, réédition de 1838 - Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 - Divers Sites Internet - Bulletins municipaux - Dépliants communaux - etc....

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