COMMUNES DU LOIRET

COMMUNE - ARTENAY

 

Artenay - 45410 - Chef - Lieu de Canton -

Habitants - les Artenaysiens -

1876   2 034 hectares   1 033 habitants
1891   ""   1 063 habitants
1911   2 034 hectares   1 102 habitants
1921   ""   1 077 habitants
1936   2 034 hectares   1 141 habitants
1954   ""   1 210 habitants
1975   2 050 hectares   1 589 habitants
1990   ""   2 008 habitants
1999   2 050 hectares   1 945 habitants

Distance de Paris : 102 kilomètres - Distance de Briare : 20 kilomètres

Cours d'eau : Ruisseau : le Nan

Artenay - Variante orthographique - Arthenay - En 1790, Artenay était chef-lieu de canton - En 1801, la commune se voit rattachée à Neuville-aux-Bois - C'est en 1806 qu'elle redevient chef-lieu de canton, pour ne plus en bouger - Ressortissaient au baillage de Janville, les fermes et hameaux d'Auvilliers, le Haut-du-Nan, le Rebuffé, le Moulin Brûlé, l'Orme du Haut Bourg, Rue Neuve, Saint-Euverte, Villeneuve.

On peut lire dans les Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 ce qui suit :

"Le canton ainsi que le doyenné d'Artenay, possède 19 375 hectares du superficie, 6 938 habitants, 11 communes, une cure de deuxième classe, 2 vicariats, 8 succursales, 9 églises, 11 prêtres, 2 maisons de soeurs enseignantes visitant les malades, une chapelle que l'on construit au hameau des chapelles, et trois chapelles domestiques".

"Artenay, ancien prieuré-cure, aujourd'hui cure de 2ème classe, Artenaium, Arteniacum, Artenia - Ce bourg est situé sur le Nan et sur le chemin de fer d'Orléans à Paris, à 19 kilomètres d'Orléans, 6 km. de la forêt - Son territoire composé de 1 990 hectares, produit des céréales".

"Ce pays a conservé des souvenirs de l'invasion romaine, du Moyen-Âge et des temps modernes - Les Romains ont laissé à Artenay des médailles, des poteries de terre cuite, des ruines de leurs habitations, un tumulus détruit en 1849 et la voie romaine d'Orléans à Chartres - On a même trouvé des monnaies celtiques".

"Les documents certains sur l'histoire d'Artenay, n'apparaissent qu'au XIIème siècle - Un acte sans date, mais qui, d'après Polluche, doit être de 1134, nous apprend que l'église d'Artenay fut donnée à celle de Saint-Euverte, par Baramon, seigneur de ce lieu - Ce don fut approuvé et consenti par Henri de France, fils du roi Louis le Gros, archidiacre de Beauce".

"Durant le même siècle, Manassès de Garlande, évêque d'Orléans, permit à Rogier, abbé de Saint-Euverte, de donner à ses chanoines la desserte de cette église ; mais il se réserva le droit de les retirer, quand il voudrait y placer un vicaire séculier".

"La reine Adèle, troisième femme de Louis VII, donna en 1174, à l'église de Saint-Aignan d'Orléans, la ville et la terre d'Artenay en Beauce, déclarant qu'elle entendait que tous ses cerfs de la ville et du territoire de la justice, fussent désormais sujets de Saint-Aignan - La reine excepta un vieillard, nommé Hugues, et toute sa postérité qu'elle voulut à l'avenir être reconnus bourgeois de l'église, Hubert et Beauvais de Préau".

"Pendant les guerres de la Fronde, Melle de Montpensier s'arrêta à Artenay - C'est là qu'elle prit ses mesures pour se rendre furtivement à Orléans".

"Eglises et chapelles - La construction de l'église d'Artenay date du XVIème siècle - Cependant on voit encore un pan de mur et une porte principale, qui révèlent l'architecture d'une ancienne église du XIIème siècle - Le 12 décembre 1556, cette église fut dédiée à Saint-Victor, par Etienne Paris, dominicain, vicaire général d'Orléans - Le dôme et la petite flèche qui surmontent l'ancienne tour, furent élevée au XVIIème siècle, par M. Doublet, curé d'Artenay".

"La maladrerie ou l'hospice des pauvres à Artenay, fut détruite quand la lèpre disparut, au XVIIème siècle - Le cimetière de cette maladrerie fut propriété de la fabrique jusqu'en 1793 - Quoique vendu et transformé en jardin, ce lieu conserva longtemps le nom de cimetière des pauvres".

"A l'entrée du bourg d'Artenay, existait autrefois la chapelle Saint-Bartélémy à la nomination de l'archidiacre de Beauce - Elle fut démolie vers le fin du XVIIIème siècle - Cette chapelle possédait plusieurs terres et autres biens dont les revenus étaient perçus par le chapelain qui était en même temps curé de Saint-Maurice et de Saint-Eloi d'Orléans - Dans sa déclaration faite à S. A. Mgr le duc d'Orléans, M. Jacques Deloynes, chapelain de la chapelle de Saint-Barthélémy, compte soixante mines de terre, donnant à ladite chapelle un revenu de 200 livres".

Au milieu du siècle dernier, une peste décimait la population - Une confrérie et une chapelle en l'honneur de Saint Sébastien furent érigées en reconnaissance de la cessation du fléau - La fabrique d'Artenay possédait, le 5 prairial an III, 66 mines de terre, divisées en 29 pièces, sans compter 6 000 livres données par M. Guillaume Doublet, prieur-curé d'Artenay, le 4 mars 1704".

"Hommes remarquables : Artenay a donné le jour à Guillaume II, qui fut abbé de Saint-Benoît, de 1285 à 1304 - Il appartenait à une famille noble - Dans le siècle dernier, Artenay vit naître trois membres distingués de la famille Gallard - M. Gallard, né en 1744, auteur d'une vie de "Fénelon" et de l'éloge de M. de Senef, docteur en Sorbonne - Son épitaphe se lit encore sur sa tombe au cimetière - Le second fut Mgr Gallard, évêque de Meaux, coadjuteur de son Eminence Mgr le cardinal de Latil - Il mourut en 1841, archevêque de Reims, avant de prendre possession de ce siège - Le troisième fut M. l'abbé Gallard, confesseur de sa Majesté L'Impératrice Eugénie - Il mourut en 1864".

"Madame de Pompadour possédait le petit château d'Auvilliers, près d'Artenay - Elle l'avait acheté 11 000 livres - Il existe encore en ces lieux des souterrains remarquables et d'une grande étendue".

"Satistiques : Artenay au XVIIIème siècle, dépendait du gouvernement, de la coutume, de l'élection d'Orléans et du grenier à sel d'Yenville, dit aujourd'hui Janville-au-sel - Il contenait 260 feux et 1 200 habitants".

"Ce prieuré-cure avait un revenu de 1 800 livres - Les chanoines réguliers de Saint-Euverte avaient le droit de présenter le curé et l'évêque le droit de le nommer - Les chanoines de Saint-Aignan d'Orléans étaient seigneurs, hauts justiciers de la paroisse et des 4 hameaux qui en dépendaient - Les chanoines réguliers de Saint-Euverte possédaient une seigneurie appelée "laGrange" - Le château d'Auvilliers appartient à la famille d'Intval - La seigneurie d'Herblay ou Herbelay, se composait de deux fermes, dont l'une appartenait à M. le comte d'Embrun et l'autre à M. Rousseau-Thiercelin".

"En 1869, Artenay compte 1 041 habitants dans le bourg et dans les hameaux : Autroche à 1 kilomètre, Herblay à 2 kilomètres, Auvilliers à 3 kilomètres - Artenay possède : juge de paix, notaire, huissier, perception, enregistrement, caisse d'épargne, brigade de gendarmerie, foires le premier jeudi de Carême, le 24 juin et le 14 septembre - Les paroisses limitrophes sont : Ambron, Poupry (Chartres), Ruan, Trinay, Bucy-le-Roi, Chevilly, Sougy et Creusy".

"L'église sous le vocable de Saint Victor et de Saint Eloi, a 24 mètres de longueur sur 20 mètres de largeur et peut contenir 1 100 personnes - Le cimetière et le presbytère sont auprès de l'église - L'école des garçons est tenue par un instituteur - L'école des filles, l'ouvroir et l'asile sont dirigés par quatre soeurs de Saint Aignan, établies en 1855 - Le presbytère appartient à la commune - Il y a un bureau de bienfaisance".

"Les réunions de persévérance, les confréries du Saint-Sacrement, de la Sainte-Vierge, archiconfrérie, du Saint Rosaire, de Saint-Sébastien, l'association de la propagation de la foi, les fêtes des corps de l'Etat, Saint-Eloi et Sainte Barbe, et le chemin de la Croix sont établis à Artenay - Le presbytère fut construit sur les plans donnés par M. le curé, avec le produit d'une souscription et 7 000 francs donnés par la commune - Ces plans ont servi de modèle pour la construction de plusieurs presbytères".

"En 1866, M. le curé a fait revivre l'architecture primitive de son église et décoré les fenêtres de verrières provenant des ateliers renommés de M. Lobin de Tours - Cette restauration n'a pas coûté moins de 9 000 francs".

On peut lire dans le Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 ce qui suit :

"Artenay remonte à l'époque gallo-romaine - Vers 1150, un des premiers seigneurs, Baramon, fit don, à l'église Saint-Euverte d'Orléans, des richesse de celle d'Artenay, et, en 1174, la reine Adèle céda les terres d'Artenay aux abbés de Saint-Aignan - A partir de ce temps là, l'histoire de cette localité se confond avec celle de Saint-Aignan".

"On a mis à jour, sur le territoire de cette commune, des ruines de substructions romaine, de vieilles poteries, un tumulus, des monnaies et des médailles".

"L'église a trois nefs - Ses piliers n'ont pas de chapiteaux - Sa restauration porte l'empreinte de la fin de la guerre de Cent Ans - Elle montre encore un pan de mur et une porte datant du XIIème siècle - De l'architecture de la même époque est la tour - Mais, le dôme et la flèche sont du XVIIème siècle - Les verrières des fenêtres sont peintes dans le goût du XIIIème siècle".

"La maladrerie a été détruite au XVIIème siècle et la chapelle de Saint-Barthélemy à la Révolution".

"Pendant les luttes de la Fronde, Melle de Montpensier, favorable à celle-ci, s'y arrêta avant de tenter son entrée avec effraction, par la porte Saint-Laurent, dans Orléans assiégé".

"Près d'Artenay, est le château d'Auvilliers - Son parc très vaste, a été dessiné par Le Nôtre - A chacun de ses voyages entre Paris et Chambord, Louis XIV s'y arrêtait pour ajouter un nouveau chapitre à ses relations avec la marquise de Montespan, qui était propriétaire du domaine - Un des anciens châtelains mourut premier juge du Grand Conseil de Louis XIV - On y voit encore des souterrains du temps - Le château d'Auvilliers appartient actuellement à la famille Brossard d'Inval - En 1870, comme on l'a lu plus haut, il a été pris et repris plusieurs fois".

"La seigneurie d'Herblay était composée de deux fermes qui appartinrent un moment aux comtes d'Embrun - Ces fermes furent également le théâtre de violents combats les 10 octobre et 3 décembre pendant la guerre de 1870".

"Artenay est la patrie des trois frères Gallard, dont l'un, né en 1744, est l'auteur d'une vie de Fénelon ; dont l'autre mourut archevêque de Reims en 1841, et le troisième joua un rôle à la cour du Second Empire comme confesseur de l'impératrice Eugénie".

"Mgr Gibier, ancien curé de Saint-Paterne d'Orléans, évêque de Versailles, est natif d'Artenay".

On peut lire dans l'Indicateur Général du Loiret de 1926 ce qui suit :

"Au temps de la Fronde, Melle de Montpensier s'arrêta à Artenay pour surprendre ensuite Orléans - Plus tard, elle y séjourna à nouveau - L'abbé Germain Gallard, docteur de Sorbonne, grand vicaire de Senlis, directeur spirituel de l'école royale militaire de Paris, à qui l'on doit une édition complète des "Oeuvres de Fénelon", y naquit en 1744" - Le château d'Auvilliers appartient à la famille Colombel".

On peut lire dans les "Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 ce qui suit :

"Auvilliers : C'est un grand château des XVIIème et XVIIIème siècles entouré d'un parc qui a été dessiné par Le Nôtre - La marquise de Pompadour l'acquit en 1761 et y faisait étape sur la route de Ménars - Mme de Montespan et Louis XIV s'y arrêtaient à chacun de leur voyage à Chambord"

"Au XVIIIème siècle, il appartenait à l'intendant de la généralité d'Orléans, Perrin de Cypierre, qui possédait aussi le château de Chevilly".

Curiosités : L'église Saint-Victor date du XVIème siècle - Elle a conservé son portail Renaissance, son clocher du XVIIème siècle surmonté de son dôme et de sa flèche et ses vitraux du XXème siècle.

Le château d'Auvilliers, acheté par Mme de Pompadour, est actuellement un Centre d'Aide par le Travail - Le moulin à vent en pierre date de 1849, il est unique en Beauce il possède des ailes à système Berton.

Personnage célèbres : Guillaume II, qui fut abbé de Saint-Benoît, de 1285 à 1304 - M. Gallard, né en 1744, auteur d'une vie de "Fénelon" - Mgr Gallard, évêque de Meaux, coadjuteur de son Eminence Mgr le cardinal de Latil - Il mourut en 1841, archevêque de Reims, avant de prendre possession de ce siège -  M. l'abbé Gallard, confesseur de sa Majesté L'Impératrice Eugénie - Il mourut en 1864" - Besnard Charles, 1873 - 1946, né à Artenay, inventa la commande manuelle d'avion le "Manche à Balai" - Louis Blériot, 1872 - 1936, accomplit son premier record reliant Toury-Artenay avec le Blériot VIII, soit 14 km en 11 minutes à 20 mètres d'altitude, le 31 octobre 1908 - Il fut le premier à traverser la Manche en 1909 - Chevrolet, l'aîné de la famille s'installe à Artenay en 1900 comme horloger puis mécanicien - Perrin de Cypierre, propriétaire du château d'Auvilliers, intendant de la généralité d'Orléans où, il fit élargir l'un des quais de la Loire, vers 1780, qui depuis porte son nom.

Ressources : Culture de Céréales - La Sucrerie d'Artenay - Plusieurs zones industrielles et Artisanales -

Animations et loisirs : Autrefois : Fête patronale, Saint-Victor, le 21 juillet - Aujourd'hui : Marché, le jeudi matin - Galeries d'archéologie et de paléontologie, qui retracent les temps forts de l'histoire du canton - Le Musée du Théâtre Forain, qui nous fait voyager à travers quatre siècles d'histoire du théâtre itinérant - Visite du Moulin à Vent - Chasse.

Hameaux : Autroches - Auvilliers - Villeneuve - Château : Auvilliers - Fermes de : Assas - Chichy - Herblay -  La Grange - Moulin d'Auvilliers - Rue Neuve.

Bibliographie : Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 - Almanachs du département du Loiret de 1882 et de 1908 - Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 -  Dictionnaire des Communes de 1926 - Indicateur Général du Loiret de 1926  - Annuaire général d'Orléans et des communes du Loiret de 1938 - Indicateur Général du Loiret de 1955 - Paroisses et Communes de France, Loiret de 1982 -  Guide Pittoresque du Voyageur en France, le Loiret de 1993, réédition de 1838 - Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 - Divers Sites Internet - Bulletins municipaux - Dépliants communaux - etc...

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