COMMUNES DU LOIRET

- COMMUNE -

ASCHERES-le-MARCHE

 

Aschères-le-Marché - 45170 - Canton d' Outarville

Habitants - les  Aschérois

1876   2 090 hectares   1 324 habitants
1906       1 165 habitants
1926   2 090 hectares      925 habitants
1936   ""      870 habitants
1954   2 090 hectares      873 habitants
1990   2 090 hectares      927 habitants
1999   ""   1 052 habitants

Distance de Pithiviers : 20 kilomètres - Distance d'Outarville : 12 kilomètres

Aschères-le-Marché : Variantes orthographiques : Aschères-en-Beauce, par décret du 28 août 1896, Aschères prend le nom de Aschères-le-Marché - En 1790, canton d'Aschères-le-Marché - En 1801, canton de Bazoches-les-Gallerandes -  En 1806, canton d'Outarville -

On peut lire dans les Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 ce qui suit :

"Ce village est situé sur le chemin de Neuville à Toury, à 8 kilomètres de Bazoches, 20 km. de Pithiviers et 25 km. d'Orléans - Son territoire, composé de 2 090 hectares de terrain tertiaire moyen très fertile, produit des céréales et du vin".

"Aschères était un ancien prieuré - La cloche des glas qui a été refondue en 1754, portait la date de 1050 - L'ancien château des barons d'Aschères fut détruit en 1500 - Le château de Rougemont existe encore - Une inscription sur ce château atteste que Louis XIII y soupa en 1637, chez Hautemont, ministre de la guerre, seigneur de Rougemont - Ce château fut possédé ensuite par la famille Fénelon - En 1767, François Lamothe de Salignac, marquis de Fénelon, fut inhumé dans le caveau des barons sous l'église d'Aschères - Mme Dedeley de la Garde, a laissé 300 livres de rente pour les pauvres".

"Les barons d'Aschères et de Rougemont étaient tenus d'offrir une gouttière de cire à la cathédrale d'Orléans, la veille de l'Invention de la Sainte-Croix, et de porter l'évêque d'Orléans à son entrée dans sa ville épiscopale à cause du fief de Thilloy-Saint-Benoît, réuni à leur baronnie et qui relevait en plein fief du château de Pithiviers - Aschères relevait du roi en vertu de son château et de sa grosse tour à Janville - Rougemont relevait en plein fief d'Aschères".

"Symphorien Guyon raconte en ces termes l'origine de l'offrande des gouttières à Sainte-Croix" : "Lorsque nos valeureux Français entreprirent la guerre pour recouvrer la Terre Sainte, quatre barons tombèrent aux mains des infidèles - Deux étaient frères et seigneurs de la baronnie de Chéray et de Meung, le troisième, baron de Sully et le quatrième baron d'Aschères et Rougemont - Les barbares avaient résolu de les faire pendre aux gouttières du château de Massoure dans lequel ils étaient retenus prisonniers - Le soir précédent le jour de l'exécution, ils firent voeu, s'ils étaient délivrés, d'offrir tous les ans des gouttières de cire dans l'église de Sainte-Crois d'Orléans - Le matin, à leur réveil, ils se trouvèrent dans cette église - En reconnaissance de cette délivrance signalée, ils firent dans l'église de Sainte-Croix l'oblation de cire qu'ils avaient promise et obligèrent leurs successeurs dans leur baronnies, d'offrir tous les ans en l'église cathédrale d'Orléans quatre gouttières de cire, chacune desquelles doit être du poids de 213 livres et demie, et doivent être présentées à vêpres le jour de la fête de l'Invention de la Sainte-Croix".

La baronnie d'Aschères, appartint successivement aux maisons de Pithiviers, de Nemours, de Bouville, des Essarts, de Mornay, de Barathon, de Loury, de Cugnac, de Beaucler - La baronnie de Rougemont, après avoir eu des seigneurs de son nom, a passé successivement aux familles de Linières, de Miramion, de Ben, de Hortemar et de Beaucler".

"Autrefois, l'église d'Aschères était dans l'enceinte du château, mais Gauthier, chambellan du roi Philippe II Auguste, et seigneur d'Aschères, obtint, au mois de novembre 1203, de Hugues de Garlande, évêque d'Orléans, la permission de la transférer dans le village et de conserver une partie de l'ancienne église pour en faire une chapelle domestique".

"Statistiques : Au XVIIIème siècle, Aschères était du diocèse, de l'intendance et de l'élection d'Orléans - La cure possédait un revenu de 700 livres - Le chapitre de Sainte-Croix avait le droit de présenter le curé et l'évêque de le nommer - Le seigneur justicier du pays était le baron d'Aschères - Cette paroisse comptait alors 1 250 habitants".

"En 1869, on compte 1 355 habitants dans le bourg et dans 11 hameaux éloignés de 1 à 2 kilomètres - Il y a notaire, percepteur, caisse d'épargne et bureau de distribution des lettres - Les foires ont lieu le 1er mai, le 6 septembre et le 25 novembre - Les paroisses limitrophes sont Trinay, Ruan, Oison, Teillay-Saint-Benoît".

"L'église fut reconstruite au XIIIème siècle, sous le vocable de Notre-Dame, la Nativité, et de Saint Loup - Elle a trente mètres de longueur sur neuf de largeur et peut contenir 500 personnes - Beau portail restauré - L'école des garçons est dirigée par un instituteur - L'école des filles par une institutrice - Les confréries de la Saint-Vierge et de Saint-Loup, les fêtes des corps d'Etat sont établies dans cette paroisse - Un bureau de bienfaisance".

On peut lire dans le Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 ce qui suit :

"Cette seigneurie était une baronnie à laquelle se rattache une curieuse légende historique - Un jour, au cours d'une croisade en Terre-Sainte, quatre barons tombèrent entre les mains des infidèles : c'étaient ceux de Chéray, de Meung, de Sully et d'Aschères - Internés dans la forteresse de Mansourah, ils allaient être pendus à une gouttière du château - La veille du jour où ils devaient être exécutés, ils firent voeu, s'ils étaient délivrés, d'offrir annuellement, aux vêpres de la cathédrale d'Orléans, le jour de la fête de la Sainte-Croix, chacun une gouttière de cire de 213 livres et demie - Hors, il advint qu'ils furent miraculeusement délivrés la nuit suivante - Ils remplirent leur voeu qui devint une coutume - Ces quatre barons eurent par la suite le privilège de porter le nouvel évêque, le jour de son entrée dans Orléans, depuis l'église Sainte-Euverte jusqu'à la cathédrale".

"Rougemont, qui était un fief d'Aschères, a eu ses seigneurs particuliers - Tandis que la terre de Rougement passait, successivement par mariage, dans les maisons de Linières, de Miramion, de Ben et de Hortemar, celle d'Aschères appartenait, dans le même laps de temps, aux maisons de Pithiviers, de Nemours, de Bouville, des Essarts, de Mornay, de Barathon, de Loury, de Ceignac - Finalement, les seigneurs d'Aschères et de Rougemeont furent réunies sur la même tête : celle d'un Beauclerc dont les descendants gardèrent Aschères - Rougemont devint, de nouveau, au XVIIème siècle, une seigneurie séparée qui fût, au XVIIIème siècle, la propriété de la famille Fénelon".

 "L'ancien prieuré était compris, avec sa chapelle servant d'église, dans l'ancienne enceinte du château - En 1203, le seigneur Gauthier, chambellan du roi Philippe II Auguste, demanda le transfert de l'église au milieu du village qui s'était formé à ce moment là, hors de l'enceinte - Le château d'Aschères n'existe plus depuis l'an 1500".

"Le château de Rougemont existe encore - En 1637, Louis XIII y vint souper chez M. Hautemont, dont il avait fait son ministre de la guerre - En 1767, François Lamothe de Salignac, marquis de Fénelon, fut inhumé dans le caveau des barons d'Aschères, qui est situé dans un caveau au-dessous de l'église - La dernière baronne d'Aschères était une petite nièce de Fénelon - Elle s'appelait Mme Dedeley de la Garde - Elle laissa, à sa mort, 300 livres de rente aux pauvres de la commune".

On peut lire dans l'Indicateur Général du Loiret de 1926 ce qui suit :

 "Eglise sous laquelle est le caveau des barons d'Aschères, où fut inhumé en 1767,  François Lamothe de Salignac, marquis de Fénelon - Vestiges de l'ancien château des barons d'Aschères, détruit vers 1500 - Château de Rougemont où soupa Louis XIII en 1637 - Ce château était alors la propriété de Hautemont, ministre de la guerre - Elle fut depuis, celle de la famille Fénelon".

On peut lire dans Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de Robert Gaumont de 1997, Edit° C.L.D. ce qui suit :

"Rougemont à Aschères-le-Marché : Le château de Rougemont, qui se cache dans un bouquet de verdure, était un fief d'Aschères et avait appartenu successivement aux familles de Linières, de Miramion, de Reilhac, 1500, de Bartz, 1538, de Boucard puis à Philippe Hautemont, ou Hauteman - En 1626, la seigneurie de Rougemont fut réunie à celle d'Aschères par un Beauclerc dont les descendants gardèrent Aschères tandis que Rougemont redevenait indépendant - Lorsqu'en 1637 le roi, Louis XIII le Juste, passa par la Beauce pour se rendre à Orléans pour signer la paix avec son frère Gaston en révolte contre lui, il s'arrêta au château de Rougemont, y soupa et y coucha - Au XVIIIème siècle, Aschères passa à la famille de Fénelon et la dernière baronne d'Aschères était petite nièce de Fénelon - Pendant ce temps, Rougemont avait été la propriété de François Delay de la Garde puis de ses descendants".

"Cette demeure, qui était tombée dans l'abandon, a été restaurée en 1961 par un historien, M. François Ribadeaux Dumas qui espérait retrouver les cryptes et souterrains qui sont creusés dans le calcaire, sous le château, comme cela arrive si souvent en Beauce".

 Curiosités : L'église Notre Dame, sous laquelle est le caveau des barons d'aschères - Le clocher et l'abside datent du XIIIème siècle, elle fut restaurée au XIXème. La tour est conservée d'époque - Le château de Rougemont d'origine des XIIIème, XVIIème et XVIIIème siècle, existe encore -

Les halles attribuées au XIVème avec leur dallage du XVIIIème ont été restaurées au XXème siècle.

Ressources : Céréales - Polyculture - Gîte rural.

Animations et loisirs : Autrefois : Fête patronale - Nativité N.D., le 8 septembre, fêtée le 2ème dimanche de septembre  - Marché, le samedi - Aujourd'hui : Foire et bric à brac, en mai - Vide grenier à la mi-septembre.

Hameaux : Beaumont - Beauvillard - Bel-Air - Bellerue - Boulay - Champonceau - Culoiseau - Glatigny - La Boularderie -  La Borde - La Chapelle -  La Sauvageon -  Le Guichet - Le Pavé -  La Rue des Champs - Petite-Rue - Rougemont - Fermes de : Tressonville - Le Moulin d' Aschères.

Bibliographie : Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 - Almanachs du département du Loiret de 1882 et de 1908 - Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 -  Dictionnaire des Communes de 1926 - Indicateur Général du Loiret de 1926  - Annuaire général d'Orléans et des communes du Loiret de 1938 - Indicateur Général du Loiret de 1955 - Paroisses et Communes de France, Loiret de 1982 -  Guide Pittoresque du Voyageur en France, le Loiret de 1993, réédition de 1838 - Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 - Divers Sites Internet - Bulletins municipaux - Dépliants communaux - etc...

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