COMMUNES DU LOIRET
COMMUNE
AUTRY-le-CHÂTEL
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Autry-le-Châtel - 45500 - Canton de Châtillon-sur-Loire
Habitants - les Castelautyens
| 1876 | 4 851 hectares | 1 545 habitants | ||
| 1891 | "" | 1 606 habitants | ||
| 1911 | 4 851 hectares | 1 520 habitants | ||
| 1921 | "" | 1 300 habitants | ||
| 1931 | 4 851 hectares | 1 162 habitants | ||
| 1954 | 5 056 hectares | 959 habitants | ||
| 1962 | "" | 879 habitants | ||
| 1975 | 5 056 hectares | 835 habitants | ||
| 1990 | "" | 919 habitants | ||
| 1999 | 5 056 hectares | 1 015 habitants |
Distance de Gien : 11 kilomètres - Distance de Châtillon-sur-Loire : 13 kilomètres
Cours d' eau : Ruisseaux : La Notre-Heure - La Quiaulne
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Autry-le-Châtel - Variantes orthographiques - Autry-le-Castel - Autry-Village - Autry - Autry-le-Châtel, par décret du Président de la République du 15 mars 1878 - En 1790, Autry fait parti du canton de Poilly - En 1801, la commune est rattachée au canton de Châtillon-sur-Loire, pour ne plus en bouger - L'ordonnance du 14 septembre 1830 partage entre les communes d'Autry et de Coullons, les pâtures indivises entre elles dites "Corjudin" - Autry en reçoit 127 hectares 67 ares et Coullons, 136 hectares 23 ares.
On peut lire dans les Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 ce qui suit :
"Autry est situé sur la Nord-Yèvres, au point de jonction de cinq chemins de grande communication, à 12 km. de Châtillon-sur-Loire, 12km. de Giens et 72 km. d'Orléans - Son territoire composé de 7 995 hectares de terre fertile, produit des céréales et des bois".
"L'histoire d'Autry remonte au XIème siècle - A cette époque, il est fait mention du vieux château et des projets que formait le châtelain de régner en dominateur sur toute la contrée - Le roi Louis-le-Gros soumit le seigneur d'Autry, comme bien d'autres, à son autorité souveraine".
"Parmis les seigneurs d'Autry, on cite les noms de Sanssay-Crisse, de Sully, de Sermiane, de Verneuil, de Valmont, de Chaban, de Saint-Brisson, de Jaucourt, de Sancray, de Bongars, de Villiers, de Villepellé, des Francs, de Roland, seigneur de Coudray et de la Chapelle-Saint-Gondon".
"Les domaines qui furent possédés par ces seigneurs sont : la Souèsmerie, Plancy, la Robinière, la Guillebarderie, la Psardière, les Briçons, la Roche, La Grange-Rouge, le Petit et le Grand Bray".
"La paroisse était autrefois divisée en deux sections, et chaque section avait son procureur fiscal - L'une avait pour chef lieu la partie dite le Haut-Bourg ou Autry-le-Château où se trouvait l'église - L'autre partie avait pour centre ce qu'on nomme le Bas-Bourg ou Autry-la-Ville - C'est en ce lieu que les seigneurs, après la destruction de l'ancien château, firent bâtir, sur le bord de la rivière, le château-fort, que l'on voit encore entouré de ses grands fossés et qui s'appelle le Petit-Château, parce que l'autre château était encore plus considérable - Ce vieux castel, forteresse redoutable, élevée à l'Est du Haut-Bourg, dont il reste des murailles imposantes, quoique à l'état de ruine, était la demeure des anciens seigneurs d'Autry - On l'appel encore le vieux-château - Il fut saccagé par les Anglais, au XVème siècle, du temps de Jeanne d'Arc, et, dans le siècle suivant, détruit par les protestants - La première cour contenant des maisons dont on voit les ruines, est encore renfermée dans des murs de deux mètres d'épaisseur et très élevés - Dans la seconde enceinte, séparée de la première par une porte fortifiée, semblable à celle de la première cour, était une tour carrée, dont les murs ont quatre mètres d'épaisseur et renferment un espace de six mètres carrés - La tour fut détruite du temps de Louis XIII - M. de Beauregard a trouvé, dans ses débris, une pièce de monnaie en bronze de la fin du règne de Henri IV - La chapelle de ce vieux château dédiée à Sainte-Madeleine, fut convertie en étable dès l'année 1825 - La petite statue de la Sainte patronne de cette chapelle, est aujourd'hui sur l'un des autels de l'église paroissiale - Les héritiers des anciens seigneurs ont donné les ornements et le mobilier de ce sanctuaire à l'église de Sully-sur-Loire".
"Cet ancien castel possède toujours ses grands fossés, ses murailles et la façade du pont-levis - Le domaine et les restes de ce vieux manoir appartiennent à M. de Beauregard des Francs, maire de Vitry-aux-Loges".
"La famille de Roscoat possède le petit château - C'est dans cette charmante villa que Mme de Sévigné vint, de temps en temps, se reposer auprès de Mme de Coulanges, sa cousine, et de Mme de Simiane, sa petite fille - On a conservé plus d'un souvenir de l'illustre marquise, entre autres : des lettres datées du petit château et la mésaventure de son carrosse embourbé dans la route de Gien, à tel point qu'il fallut rebrousser chemin et passer par Briare, pour rejoindre la route de Paris".
"A une lieue du bourg, au midi, se trouvait la chapelle du Petit-Saint-Gondon, qui fut détruite en 1793 - Elle appartenait aux seigneurs du Coudray - Dans la cour du XVIème siècle, M. le curé, Jacques Moreau, pour fondations pieuses, a laissé sur une terre, dite les Moreaux, une rente de 138 francs que la fabrique perçoit encore".
"M. Rossignol, curé d'Autry, de 1784 à 1821, put se cacher, pendant la terreur, dans une ferme de Poilly, où il vivait déguisé en charretier, sans cesser de remplir en secret les devoirs du Saint Ministère".
"On croit que l'église était primitivement une chapelle seigneuriale".
"Il y a dans une tourelle du "Petit-Château" une chapelle dédiée à Sainte Magdeleine et qui rappelle celle du vieux castel - Dans le parc du château de la Guillebarderie, appartenant à M. Devade, une chapelle récemment reconstruite, révèle une architecture de bon goût".
"On rapporte qu'il existait un couvent au lieu dit "La Souesmerie" - Les aïeux de la famille de Bray et de Rancourt ont ajouté à leur nom, le titre de seigneur de la Souesmerie".
"On conserve, dans les archives de la paroisse de Coullons, une pièce mentionnant la destruction du vieux château par les huguenots, et dans celles d'Autry, le titre d'une fondation faite en 1701 par la duchesse de Verneuil, comtesse de Gien et dame d'Autry, M. de Beauregard en possède une copie - En vertu de ce titre, on devait célébrer un grand office le jour de la fête de Sainte Magdelaine, et 12 messes par an, dans la chapelle du vieux château".
"M. l'abbé Boudard, curé d'Autry en 1855 ; M. de Beauregard et plusieurs personnes d'Autry, établirent, dans une maison qui leur appartenait, trois religieuses pour tenir l'école des filles, la salle d'asile et visiter les malades".
En 1848, M. l'abbé Tallereau, institua à la Roche, sur le territoire d'Autry, une colonie agricole, qu'il dirigea lui-même avec un zèle, un dévouement et des succès qui ont mérité des éloges - Le but de cette fondation était de recevoir, à l'âge de huit ou dix ans, les enfants pauvres, orphelins ou abandonnés, de les élever jusqu'à l'âge de vingt ans, dans l'habitude du travail, dans la pratique des devoirs religieux et de donner à la société de bons ouvriers - M. l'abbé Tallereau est mort, et cette excellente institution n'existe plus".
"Statistiques : Au XVIIIème siècle, Autry était du diocèse de Bourges, de l'intendance d'Orléans, de l'élection de Gien, du parlement de Paris - Cette paroisse comptait alors 659 habitants - La justice dépendait du bailliage de Gien - En 1869, Autry compte 1 537 habitants ; 560 dans le haut et bas bourg et le reste dans 75 hameaux ou lieux habités - Les principaux sont : la Chabinerie, les Gorins, la Guillarderie, les Grands-Renards, la Roche, la Terre du Bois".
"Les paroisses limitrophes sont Blancafort, dans le Cher, Cerny, Saint-Firmin, Saint-Brisson, Saint-Martin, Poilly, Coullon".
"L'église est sous le vocable de Saint-Etienne - Elle renferme des inscriptions du XIIème siècle - Elle a 37 mètres de longueur sur 8 mètres de largeur, et peut contenir 500 personnes - L'église possède des reliques de la vraie Croix, des Saints Innocents, de Saint Etienne, de Saint André, de Sainte Marie Madelaine, de Saint Vincent, de Saint Sébastien, de Saint Eustache, de Sainte Barbe, de Saint Odile - Le cimetière, le presbytère et les écoles sont à 100 mètres de l'église".
"L'école des garçons est dirigé par un instituteur - L'école des filles est dirigé par les soeurs de la Charité de Bourges - Les confréries de la Sainte Vierge, de Saint Eloi et l'archiconfrérie de Sacré-Coeur de Marie, l'oeuvre de la Sainte Enfance et de la propagation de la foi, sont établies dans cette paroisse - Les religieuses des écoles secourent les malades à domicile - En 1856, de concert avec M. du Roscoat, M. le curé Boudard établit la société de Saint-Vincent de Paul, pour visiter et secourir les familles pauvres".
On peut lire dans le Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 ce qui suit :
"Cette localité, dont le nom primitif était "Autriacum", fut toujours partagée en haut et bas bourg - Dans le haut étaient le grand château féodal que l'on désigne aujourd'hui sous le nom de "Vieux Château", l'église et le prieuré - C'était : Autry-la-Ville, par opposition à Autry-le-Châtel qui désignanit le bourg du bas où était le "Petit Château", dénommé simplement le Châtel"
"La seigneurie d'Autry-la-Ville remonte au XIIème siècle - Elle appartenait, à cette époque, aux seigneurs de Saint-Brisson dont le roi Louis le Gros ruina la forteresse - Le Vieux-Château fut relevé - Au XIVème siècle, il dépendait de la maison de Courtenay". En 1850, Pierre de Courtenay, seigneur d'Autry, épousa Jeanne de Sancerre - De cette union naquit une fille, Jeanne, qui, en 1365, porta le domaine en dot à Jean, seigneur de Beaumont, qui fut décapité, en 1367, pour crime de lèse-majesté - La seigneurie revint plus tard au fils naturel de Jean de Courtenay, seigneur de Saint-Brisson - Ce fils naturel, Pierre, eut un fils, jacques, qui épousa Christine de Villefranche, dame d'Autry et de Cernoy".
"Le Vieux-Château détruit, au XIVème siècle, par les Anglais, fut relevé et ruiné définitivement, au XVIème siècle, par les protestants - Vers cette date, Pierre Séguier acquit la seigneurie d'Autry-le-Châtel - En 1565, Henriette de Clèves, fille du duc de Nevers, hérita de la baronnie de Saint-Brisson - Criblée de dettes, elle le vendit à Pierre Séguier deux ans après - En mourant en 1588, le châtelain d'Autry put donc laisser une seigneurie à chacun de ses deux fils : à Jean la terre d'Autry-le-Châtel et à Pierre la baronnie de Saint-Brisson".
"Jean épousa Marie Tuderi qui lui donna deux fils, après quoi elle se fit carmélite - L'un des fils fut le célèbre chancelier Pierre Séguier, seigneur d'Autry, comte de Gien, qui laissa, à son tour, deux filles : la marquise de Coislin et la duchesse de Sully - Il mourut à Paris, en 1672 - Son frère, Dominique Séguier, était entré dans les ordres - Il fut évêque d'Auxerre et occupa le siège de Meaux".
"Au moment où la seigneurie d'Autry-laVille cessa d'être autonome, ce qui arriva à la suite de la destruction du Vieux Château, Autry-le-Châtel entra dans la haute vie seigneuriale avec la baron d'Autry, Louis Turpin de Crissé, comte de Sauzei, qui venait de faire élever le Petit-Château et avait épousé, en 1661, Melle Anne-Marie de Coulanges, la belle-soeur de Mme de Coulanges, fille de Mme de Seivigné - Celle-ci data du Petit-Château neuf lettres à Mme de Coulanges, 1671-1701".
"La duchesse de Verneuil, comtesse de Gien, veuve du prince Henri de Bourbon, fut dame d'Autry - En 1702, elle créa une fondation pieuse en faveur du curé d'Autry pour l'entretien de la chapelle du Vieux-Château".
"Les maisons de Villiers, Sully, Valmont, Roland et Jaucourt furent successivement détentrices de la seigneurie d'Autry-le-Châtel - Les de Rancourt, seigneurs de Cernoy, possédaient les fiefs particuliers du Coudray et du petit Saint-Gondon, ce dernier, siège d'un ancien monastère".
"En 1793, le curé, Rossignol, alla se réfugier à Poilly où, déguisé en charretier, il attendit la fin des troubles pour reprendre les fonctions de son ministère".
"Il reste de majestueuses ruines du Vieux-Château détruit pendant les guerres de religion et dont la seconde enceinte ne fut démolie que sous Louis XIII - Il représentait un vaste quadrilatère qui englobait aussi le prieuré dont la chapelle, dédiée à Sainte Madeleine, resta jusqu'à la Révolution - A cette date, elle fut désaffectée, et sous Charles X, transformée en écurie - Le mobilier et les ornements avaient été donnés par les héritiers des châtelains à l'église de Sully".
"Le manoir était entouré d'une double enceinte : les murs de l'enceinte extérieure, flanquée de tourelles à chaque angle, avaient quatre mètres d'épaisseur - Les fossés sont très visibles encore - L'ancien pont-levis a fait place à une chaussée ; mais les corbeaux de pierre supportant les chaînes du pont et les rainures où la herse glissait le long des portants de granit défient toujours le temps - Evidemment, le haut s'effrite lentement et l'on a jugé prudent d'y ajouter une toiture protectrice - Au centre de la grande cour, où les cent hommes de garde et leurs chevaux pouvaient se mouvoir à l'aise, se dressait la tour crénelée du donjon dont la salle basse montre encore un carrelage de 6 mètres carrés, bien conservé - Avec les pierres des ruines des anciennes constructions, on a élevé une modeste maison de propriétaire de ferme - La poterne de la cour donne sur un chemin fortifié dominant la vallée par delà le cours de la Nord-Yèvre".
"Le Petit-Château adopte la forme d'un quadrilatère dont l'une des façades est flanquée de deux tourelles en poivrière et dont l'autre montre une tour à cinq pans - Le portail, accompagné de clochetons, a son fronton ogival armorié d'un casque à panache - Les salles de l'intérieur, meublées en partie, exposent toujours leurs boiseries blanches - Le parc en terrasse, entouré de murailles solides, montre, dans un angle, l'ancien colombier que visitait souvent la dame de céans, rassurée par la vue des bastions dont il reste des vestiges respectables".
"L'église est récente - Elle a été inaugurée en 1892 - Son vieux clocher octogonal a été remplacé par un clocher plus élégant - L'édifice à trois nefs, est dans le goût ogival flamboyant du XVIème siècle - La fenêtre, géminée, qui surmonte le portail est la marque de l'époque que l'architecte a voulu imiter".
"Au lieu-dit "La Terre des Bois", est un chapelle qui renferme un musée précieux : il y a une chasuble, qui a appartenu à Mgr de la Rochefoucauld, évêque de Saintes, massacré aux Carmes ; à côté, est une Vierge à l'Enfant en bois sculpté - En 1774, Mme le Roy de Valmont, dame d'Autry, y ajouta un reliquaire - Ces reliques remontent à plusieurs siècles - La chapelle rappelle le style ogival rayonnant du XIVème siècle".
"La petite localité d'Autry serait, grâce à sa situation élevée, fort curieuse à visiter, n'était qu'elle est isolée de tout moyen rapide de communication - Mais on y goûte, plus que nulle part ailleurs, le charme de Mme de Sévigné pour les anciennes diligences - Trois maires d'Autry ont embelli la cité de leur mieux : M. Romeau en édifiant en 1852, la mairie dans le goût néo-grec ; M. Degenne, en reconstruisant l'église, en 1889, et, M. Alasseur, en faisant, en 1907, la nouvelle école de filles".
On peut lire dans l'Indicateur Général du Loiret de 1926 ce qui suit :
"Autry fut toujours partagé entre Haut bourg et Bas bourg - Il formait deux communes distinctes au moment de la Révolution - Il y avait Autry-la-Ville dans la partie haute, avec son vieux château, son église, son prieuré et, Autry-le-Château dans la partie basse, avec le petit château - La seigneurie d'Autry appartint successivement aux maisons de Saint-Brisson, de Courtenay, de Villiers, de Sully - Mme de Sévigné, qui y venait voir sa cousine, la comtesse de Sauzei, au Petit-Château, y data neuf de ses lettres, toutes adressées à sa fille, Mme de Grigan - Son carrosse y versa au lieu dit "La Mi-Voie", dans un chemin creux comme il en existe tant en Berry - Pêche aux écrevisses".
On peut lire dans les Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 ce qui suit :
"Autry-le-Châtel : accès non autorisé - Il y a deux châteaux à Autry - Les ruines de la forteresse féodale d'Autry-le-Châtel occupent le haut d'une colline - Le château du bas est situé près du bourg".
La forteresse d'en-haut appartenait au XIIème siècle aux seigneurs de Saint-Brisson, puis passa à la famille de Courtenay - Détruit au XIVème siècle par les Anglais, le "Vieux'Château" fut relevé puis ruiné définitivement par les protestants".
"Le fief d'Autry-la-Ville, dont le siège était le château actuel ou "Petit Château", dépendait également à l'origine de la seigneurie de Saint-Brisson - Vers 1300, il appartenait à la maison de Melun qui l'apporta aux d' Husson qui le transmirent eux-mêmes à la maison de Villefranche, qui, à la fin du XVème siècle, construisit sans doute l'essentiel du château actuel - Le domaine passa ensuite par mariage à la famille de Chenu qui le transmit en 1607 aux Turpin de Crissé, qui devaient le conserver pendant plus d'un siècle - Louis Turpin de Crissé, comte de Sanzay épousa en 1661 Anne-Marie de Coulanges, la belle-soeur de Melle de Coulanges, fille de la marquise de Sévigné qui vint souvent à Autry et y data neuf lettres à sa fille, de 1671 à 1701 - En 1746, la marquise de Simiane, née Turpin de Crissé, vendit Autry qui était resté pendant cinq siècles dans la même lignée - Plusieurs propriétaires se succédèrent alors jusqu'à ce que Nicolas Seguier réunit à nouveau Saint-Brisson, Autry-la-Ville et Autry-le-Châtel et le transmit à ses descendants".
"En 1823, le colonel Séguier vendit Autry à Mme Colas-des-Francs, née Barbot du Plessis - Ses descendants l'on conservé jusqu'à nos jours - C'est ainsi que l'ont possédé le comte de Rosoat, puis Mme de Saint-Basile et M. Pilippe Verdier - Le Château d'Autry est une belle construction surmontée d'une haute toiture et flanquée de trois tours - La tour nord polygonale est située au milieu de la façade et contient l'escalier ; elle est surmontée d'une haute mitre et s'ouvre par une porte en accolade décorée de choux frisés caractéristiques de la sculpture de la fin du XVème siècle - Les fenêtres ont été modifiées au XVIIème siècle et les boiseries intérieures datent également de cette époque et sont l'oeuvre des Turpin de Crissé".
Curiosités : L'église Saint-Etienne, construite en 1889 et inaugurée en 1892, est du style roman - Musée du costume à l'Auberge du Musée - Ruines du Vieux Château, dont son porche d'entrée du XIIème siècle - Dans le village, plusieurs maisons des XVIème et XVIIème siècle - Le Petit Château, domaine privé du XVème siècle, avec son pigeonnier - Les chapelles de la Guibarderie et de la Terre des Bois - Le lavoir - La fontaine de l'Erable.
Ressources : Céréales - Polyculture - Elevages divers.
Animations et loisirs : Autrefois : Foires : Le mercredi après le 20 janvier - Le 1er mercredi de septembre - Louées : Les 24 juin et 28 octobre - Courses hippiques : Le dimanche avant l'ouverture de la chasse - Aujourd'hui : Courses cycliste nationale en août - Une maison de vacanes - Promenades pédestres dans les bois et dans une partie de la forêt de Saint-Brisson - Pêche dans les étangs.
Hameaux : La Chabinerie - La Landellerie - La Robinière - La Roche - Les Caillards - Les Grandes Brosses - Les Grands Renards - Les Ravards - Les Richoux - Les Vergers - Montferry - Châteaux : Les Bruyères - Les Coudreaux - La Grange-Rouge - La Guillebarderie - La Roche-d'Autry - Le Petit-Château - La Terre des Bois - Le Vieux-Château - La Robinière - Autry - Villa des Tilleuls - Plusieurs fermes.
Bibliographie : Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 - Almanachs du département du Loiret de 1882 et de 1908 - Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 - Dictionnaire des Communes de 1926 - Indicateur Général du Loiret de 1926 - Annuaire général d'Orléans et des communes du Loiret de 1938 - Indicateur Général du Loiret de 1955 - Paroisses et Communes de France, Loiret de 1982 - Guide Pittoresque du Voyageur en France, le Loiret de 1993, réédition de 1838 - Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 - Divers Sites Internet - Bulletins municipaux - Dépliants communaux - etc....