COMMUNES DU LOIRET
- COMMUNE -
- BARVILLE-en-GÂTINAIS -
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Barville-en-Gâtinais - 45340 - Canton de Beaune-la-Rolande -
Habitants - les Barvillois -
| 1876 | 989 hectares | 537 habitants | ||
| 1891 | "" | 510 habitants | ||
| 1911 | 989 hectares | 401 habitants | ||
| 1921 | "" | 375 habitants | ||
| 1931 | 989 hectares | 372 habitants | ||
| 1954 | 1 029 hectares | 295 habitants | ||
| 1962 | "" | 253 habitants | ||
| 1975 | 1 029 hectares | 188 habitants | ||
| 1990 | "" | 199 habitants | ||
| 1999 | 1 029 hectares | 198 habitants |
Distance de Pithiviers : 14 kilomètres - Distance de Beaune-la-Rolande : 6 kilomètres
Cours d' eau : Rivière : Le Petit-Fusain
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Barville-en Gâtinais - Variantes orthographiques - Barville - Barville-en-Gâtinais, par décret du 5 août 1919 - En 1790, Barville fait parti du canton de Batilly - En 1801, la commune est rattachée au canton de Beaune - En 1975, elle est du canton de Beaune-la-Rolande, pour ne plus en bouger.
On peut lire dans les Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 ce qui suit :
"Barville : Ce village est situé sur la route de Pithiviers à Beaumont, sur la rivière de Fosse-des-Prés, à 6 km. de Beaune, 13 de Pithiviers et 48 km. d'Orléans - Son territoire composé de 1 000 hectares de terrain tertiaire moyen très fertile, produit des céréales, du vin, du safran".
"Barville, était une baronnie du duché de Beaumont - La ferme des Garennes, qui est aujourd'hui habitée par des vignerons, fut acquise par le duc de Luxembourg au commencement du XVIème siècle - Elle fut vendue en 1793 - On cite plusieurs autres seigneurs de Barville - En 1450, Guillaume 1er ; Jean de Barville, son fils ; Guillaume II ; Guillaume III, qui eut pour fils Louis de Barville et Gilles, chanoine de Sens et archidiacre de Melun, inhumé dans la cathédrale de Sens en 1556 - On y voit encore sa tombe ainsi que celle de Jean de Barville son neveu, prieur de Saint-Sauveur, mort en 1570 - Il y avait à Barville des religieux de Saint-Denis - La rue où se trouvait leur couvent porte encore le nom de Saint-Denis".
"Le château de Rochefort était, dit-on, une ancienne prison d'état - On va en pèlerinage à la fontaine de Saint-Pipe située sur le territoire de Barville".
"Statistiques : Au XVIIIème siècle, Barville était du diocèse de Sens, de l'intendance d'Orléans, de l'élection de Pithiviers, du doyenné de Gâtinais - La cure possédait un revenu de 800 livres - L'archevêque de Sens avait le droit de nommer le curé - Le seigneur justicier du pays était le prince de Tingry - Cette paroisse comptait alors 440 habitants".
"En 1869, on compte à Barville, 570 habitants - Il n'y a que cinq ou six maisons isolées".
"La poste est à Boynes - Les paroisses limitrophes sont Boynes, Gaubertin, Egry, Batilly".
"L'église, fut construite au XIIIème siècle, sous le vocable de Saint-Gervais et de Saint-Protais - Elle a 23 mètres de longueur sur 14 mètres de largeur, et peut contenir 450 personnes - Le cimetière, le presbytère et les écoles sont auprès de l'église".
"L'école des garçons est tenue par un instituteur - L'école des filles est tenue par des religieuses de Saint-Aignan - L'ancien pèlerinage de Saint-Pipe est très fréquenté - Les associations de persévérance, les fêtes des corps d'Etat sont établies dans cette paroisse - Les religieuses des écoles vont secourir les malades à domicile".
On peut lire dans le Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 ce qui suit :
"Barville : Cette terre releva des seigneurs de Beaumont et de Tingry - Elle tire son nom de la maison de Barville, ses premiers seigneurs - Un de ses membres, Guillaume de Barville, en 1450, acquit la seigneurie de Gaubertin - Deux de ses membres, Gilles de Barville, archevêque de Sens, mort en 1556, et Jean de Barville, prieur de Saint-Sauveur, décédé en 1570, ont leurs tombeaux dans l'église - Un autre, Robert de Barville, seigneur de Barville, de Coudray, de Maisoncelle, conseiller du roi Louis XIV Le Grand, vers 1665, obtint que sa terre de Barville fût érigée en baronnie".
"Au XVIème siècle, le domaine passa entre les mains des ducs de Luxembourg qui habitaient à la ferme dite des Garennes : elle fut vendue à la Révolution".
"Le monastère de Barville se rattachait à l'abbaye de Saint-Denis - On a baptisé rue Saint-Denis, la rue du couvent - Au hameau de Rochefort, il existe un château de ce nom - Une branche de la maison de Rochefort y fixa sa résidence à une époque sur laquelle les renseignements nous manquent - Pendant la Terreur, le château de Rochefort fut transformé en prison d'état".
"L'église actuelle remonte au XIIIème siècle".
"En 1870, les dragons prussiens tuèrent d'un coup de revolver à bout portant, sur la route, un gamin de treize ans, Hippolyte Quinot, et, à l'entrée du pays, ils tuèrent sans provocation, un jeune homme de 18 ans, Adolphe Rappart - Puis, à la jonction des routes de Beaune, Beaumont et Pithiviers, ils fusillèrent, pour s'amuser, le paysan Goudou-Didier - Ils incendièrent, en passant, le village des Garennes et saccagèrent tout, dans Barville, du 29 novembre au 4 décembre - Ils se promenaient dans les rues en surplis, en chapes, avec des encensoirs dans les mains - Ils s'emparèrent du curé qu'ils maltraitèrent, le laissant plusieurs jours sans nourriture - Ce curé, M. Chatellard, est aujourd'hui curé de Boiscommun - Malgré qu'il eût refusé aux Prussiens une rançon de 500 francs, comme contraire à sa dignité, il fut, après de terribles souffrances, néanmoins remis en liberté".
On peut lire dans l'Indicateur Général du Loiret de 1926 ce qui suit :
"Barville : Château de Rochefort, très ancienne prison d'état, d'après Vergnaud-Romagnesi".
On peut lire dans les Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 ce qui suit :
"Château de Rochefort à Barville : Visible de la route - Entre Beaune-la-Rolande et Pithiviers, la haute toiture et les tourelles coiffées de poivrières du château de Rochefort émergent du paysage et forment avec le village de Barville qui s'étend de l'autre côté de la route, un harmonieux ensemble".
"Le château de Rochefort est une forteresse médiévale d'un style très pur formée d'un gros corps de logis carré flanqué de quatre tours d'angles - La plus grosse d'entre elles contient l'escalier qui ouvre sur la façade par une porte gotique en accolade ornée d'un écusson - Les trois autres tours sont pleines et forment contrefort jusqu'à la hauteur des combles où elles contiennent un poste de défense percé de meurtrières - Ces contreforts sont aujourd'hui inutiles car le château est entouré de jardins, mais à l'origine il baignait directement dans l'eau et les contreforts d'angles assuraient sa solidité- Cependant, sur trois de ses côtés le château est encore entourés de douves pleine d'eau creusées dans le lit du ruisseau du Fusain - Elles forment avec le petit parc un coin de verdure plein de romantisme".
"Le château de Rochefort est certainement l'une des plus anciennes demeures de l' Orléanais - Dès 832 en effet, les moines de l'abbaye de Saint-Denis possédaient les terres de Barville et Beaune-la-Rolande dont ils ne se dessaisirent qu'en 1597 - Ainsi, pendant plus de cinq siècles, Rochefort resta sous la dépendance des moines de Saint-Denis, mais au cours de cette longue période, le domaine ne connut un éclat passager que pendant quelques années du XIIème siècle, grâce à l'abbé Suger, 1080-1151, qui en fit sa résidence favorite - Au début du XIIème siècle en effet, les terres de l'abbaye se trouvaient dans un état lamentable - Mais après une longue période de misère, le village de Barville devait retrouver la prospérité, lorsqu'en 1122, Suger fut élu abbé de Saint-Denis - Grâce à son administration, les revenus de ces terres passèrent de 30 à 200 livres, faisant de Barville le domaine le plus riche de toutes les possessions de l'abbaye à cette époque - Pendant ses séjours, Suger logeait au château et il raconte dans ses mémoires qu'il trouva cette demeure dans un tel état de vétusté et de ruines qu'un jour elle s'effondra subitement, écrasant sous ses décombres le lit dans lequel il venait de passer la nuit - C'est par un miracle, dit-il, qu'il échappa à la mort - A la suite de cet incident, il fit reconstruire le château, le fortifia et le protégea en faisant creuser deux étangs qui lui fournissaient un poissons abondant et qui forment aujourd'hui les douves - Il compléta son oeuvre en édifiant une vaste grange".
"Puis, au cours des siècles, les liens avec l'abbaye se relâchèrent - Cependant, en 1280, un arrêt du Parlement adjuge à l'abbaye la haute justice sur Barville, tandis qu'en compensation, le prévôt d'Orléans, dont dépendait le château des Garennes à Barville, obtient celle du village voisin de Saint-Loup-les-Vignes - On retrouve à ce propos le partage d'influence entre les tenants des deux châteaux de Barville : l'abbé de Saint-Denis et l'évêque d'Orléans".
"Au XIVème siècle, le château appartenait à la famille de Rochefort qui lui laissa son nom - En 1371, Jehan de Rochefort partit avec Gilles d'Echainvilliers, seigneur des Grèves, maintenant Rocheplatte à Aulnay-la-Rivière, combattre les Anglais sous les ordres du maréchal Louis de Sancerre - Malgré leurs efforts, les Français ne purent conserver le fort de Moncontour en Poitou et Jean de Barville s'en revint à Barville après avoir touché une prime de 10 sous par jour et 30 livres pour son cheval brun".
"En ces époques troublées, le château fut sans doute ravagé par un incendie et il brûla si fort que l'on trouve encore des pierres calcinées sur les murs intérieurs - Mais il avait tenu bon ; il fut alors reconstruit et modifié : les baies furent élargies, le pont-levis supprimé après comblement d'une partie des douves - Le château prit alors sensiblement son aspect actuel - En 1505, Jean Couard, écuyer, est seigneur de Barville et Rochefort - En 597, on trouve Jehan de la Mothe, également écuyer - Puis, au XVIIème siècle, la vieille forteresse abrita Marguery de Calvy, écuyer, seigneur des Loges et de Rochefort - Il était originaire de la forêt d'Orléans, et une parente, sans doute sa tante, Marguerite de Calvy, avait épousé en 1605, Jean de Gaudart d'Allaines - A maintes reprises, on trouve entre 1620 et 1661, la signature de Margury de Calvy sur l'état civil de la commune - On y rencontre aussi ses deux épouses : Françoise de Hallot, fille du seigneur de Dadonville, qui fut en 1619 la deuxième marraine de la grosse cloche de Barville, la première marraine étant Renée de Barville, fille du seigneur des Garennes, puis Jeanne Rossignol, de 1657 à 1663 - On trouve aussi les actes de baptêmes de ses quatre enfants : Antoine, 1620, Louis, 1621, Jehanne, 1623, Joseph, 1657, qui périrent tous au cours d'une épidémie".
Au XVIIIème siècle, le château appartenait à un négociant parisien, Pierre Pouillot, et à son épouse Geneviève Chagot, morte en 1780 et originaire d'une famille de négociants en vins de Boynes, qui devinrent d'importants industriels de Monceau-les-Mines, puis à leur gendre, M. Huré-Davallot, qui fut longtemps maire de Barville".
"De 1835 à la fin du siècle, le domaine passa entre les mains de la famille Laperche, qui le céda en 1899 à Théophile Marois - Son petit-fils, le professeur Robert Gaumont, entreprit en 1965, la restauration complète de cette remarquable maison qui n'en pouvait plus de vieillesse - Il effaça les traces des modernisations excessives des XVIIIème et XIXème siècles et redonna à la façade un aspect en harmonie avec le style médiéval de cette antique demeure".
"Les Garennes à Barville-en-Gâtinais : Ce château aujourd'hui en ruines, à eu jadis un rôle important car il fut le berceau de la famille de Barville, seigneurs de Maisoncelles, le Coudray, le Buisson, etc., qui se poursuivit jusqu'à la Révolution et s'éteignit avec Louis de Barville qui résidait à Pithiviers et fut député de la noblesse aux Etats Généraux de 1789 - Il avait établi la généalogie complète de sa famille, voir R. Gaumont : les seigneurs de Barville, édit° C.L.D - La famille de Barville remonte à l'époque de Philippe Auguste - En 1430, on trouve Guillaume de Barville, seigneur des Garennes et de Gaubertin, puis son fils Louis qui épousa Jacqueline de Longueau, de Saint-Michel, et mourut en 1524 - Leur tombe se trouve dans l'église du Coudray et a été dessinée par E. Michel - En 1528, les Garennes furent vendues à Richard de Saint-Martin, un huguenot - Sa petite fille, Marie de Saint-Martin, épousa Bertrand de Barville qui rentra ainsi en possession du château familial - Ils eurent une fille, Jacqueline, qui épousa Jean de Rossard, ou Roussard ou Ronsard, peut-être alliée à la famille du poète, 1623 - Leur petite fille, Anne-Marie de Roussard, épousa Louis Dujarry qui fut capitoul de la ville de Toulouse en 1663-1664 et dont j'ai retrouvé le portrait par hasard au musée des Augustins de Toulouse - M. Dujarry vendit les Garennes à Achille de Harlay, comte de Beaumont, premier président au Parlement de Paris, 1710 - Le château des Garennes resta ensuite à cette puissante famille - C'est ainsi qu'il appartint à Charles-Henri Sigismond de Montmorency-Luxembourg, le frère du prince de Tingry, comte de Beaumont qui fut le dernier seigneur des Garennes et émigra - Cette période marqua le déclin du château des Garennes qui fut démembré et passa en de nombreuses mains parmi lesquelles on peut citer Félix Laperche dont la famille possédait au XIXème siècle le château de Rochefort".
Curiosités : L' église Saint-Denis date du XIIIème siècle, possède encore son choeur du XIIIème siècle - Le déambulatoire est du XIVème siècle - La nef est du XVème et, d'après les fenêtres du XVIème siècle- Des aménagements ont été effectués au XIXème siècle.
Le château de Rochefort, a été construit au XIIème - Restauré au XIXème siècle, il possède encore ses douves et son pigeonnier - En 1926, le château appartenait à la veuve Marois, de Gaubertin.
Vestiges du château de la Garennes qui date lui du XIVème - En 1926, le château appartenait à la veuve Laperche. Vestiges de la chapelle construite vers les XVème et XVIème siècles - La fontaine de Saint-Pipe existe toujours - Le lavoir date quant à lui du XIXème siècle - On découvre plusieurs petits puits dans le village.
Ressources : Céréales - Polyculture.
Animations et loisirs : Autrefois : Fête patronale - Saint-Gervais, le dimanche après le 19 juin - Aujourd'hui : Journées du Patrimoine en septembre.
Hameaux : Champverseau - Les Garennes - Rochefort - Savigny - Châteaux : Rochefort - Les Garennes.
Bibliographie : Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 - Almanachs du département du Loiret de 1882 et de 1908 - Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 - Dictionnaire des Communes de 1926 - Indicateur Général du Loiret de 1926 - Annuaire général d'Orléans et des communes du Loiret de 1938 - Indicateur Général du Loiret de 1955 - Paroisses et Communes de France, Loiret de 1982 - Les Gaulois en Orléanais, des Invasions Celtiques à l'Occupation Romaine, Jacques Debal, Bulletin de la Société Archéologique et Historique de L'Orléanais, N° H.S. 1974 - Guide Pittoresque du Voyageur en France, le Loiret de 1993, réédition de 1838 - Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 - Divers Sites Internet - Bulletins municipaux - Dépliants communaux - etc....