COMMUNES DU LOIRET

COMMUNE

BATILLY-en-GÂTINAIS

 

Batilly - 45340 - Canton de  Beaune-la-Rolande

Habitants - les  Batillois

1876   1 034 hectares   744 habitants
1891   ""   690 habitants
1911   1 034 hectares   566 habitants
1921   ""   498 habitants
1931   1 034 hectares   501 habitants
1954   1 032 hectares   447 habitants
1962   ""   437 habitants
1975   1 032 hectares   328 habitants
1990   ""   309 habitants
1999   1 032 hectares   350 habitants

Distance de Pithiviers : 22 kilomètres - Distance de Beaune-la-Rolande : 4 kilomètres

Cours d'eau : Ruisseau : Source de La Fosse-des-Prés

La carte postale ci-dessous : intitulée : 505 : Batilly - Pavillon du château de Saint-Michel, ne devrait pas figurer dans cette commune. En effet, il s'agit bien du château de la commune de Saint-Michel et non pas d'un château de Batilly, puisque l'on ne cite aucun château à Batilly - A l'inverse, il existe bien un château à Saint-Michel, dont on retrouve l'historique dans divers ouvrages anciens ou contemporains et qui correspond en tout point sur le plan architectural - Voir donc, pour de plus amples détails sur cette bâtisse, dans la page de ce site à la commune de Saint-Michel, située dans le Loiret tout près de Batilly : ceci expliquant peut-être cela.

Batilly-en-Gâtinais - Variante orthographique : Batilly - Batilly-en-Gâtinais, par décret du 11 décembre 1908 - En 1790, Batilly, est chef lieu de canton - En 1801, la commune est rattachée au canton de Beaune, pour ne plus en bouger - Généralité d'Orléans et élection de Montargis jusqu'en 1698 - Passe à l'élection de Nemours par lettres patentes du 24 juin 1698.

On peut lire dans les Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 ce qui suit :

"Batilly : Ce village, est situé près de la source de la Fosse-des-Prés, à 3 km. de Beaune, 15 km. de Pithiviers et  40 km. d'Orléans - Son territoire, composé de 990 hectares de terrain tertiaire moyen très fertile, produit des céréales, du vin, du safran, des petits bois, des pâturages, des trèfles et luzernes".

"Ce pays est traversé par la voie romaine de Sens à Orléans, appelée chemin de César - Batilly était au Moyen Âge, une petite ville ceinte de murs flanqués de tours, environnée de fossés larges et profonds que l'on voit encore - L'église, bâtie près de l'enceinte, avait ses fortifications - Sous la minorité de Louis XIV, M. de Bellegarde enleva de l'église quinze menues pièces d'artillerie qui n'avaient pas été oisives du temps des guerres religieuses - Voici le récit de M. de la Rue, curé de Batilly, dans la dernière moitié du XVIIème siècle :

"Il y avait du temps des guerres civiles un curé nommé messire Etienne Dupuis, qui entendait fort la guerre, il se défendit, du haut des voûtes de l'église, contre les petits partis ; et quoique la ville fut prise, l'église ne le fut point - On dit que les soldats ayant pris sa mère, la mettaient devant eux pour l'empêcher de tirer - Sur un antiphonier de Nesploy, on lit : "A la Saint-Martin de 1560, plusieurs furent pris par les huguenots qui, le carême après, vindrent à Batilly, où ils pendirent dans l'église messire Jean Marchand, curé, qui était homme de bien - Ce écrit le XII de mars mil cinq cent L.XIII, avant Pasques, par le curé dudit lieu, nommé Nalleau".

"La mémoire de M. de la Rue, curé pendant 25 ans est en vénération - En 1670, il donna une mission qui fut suivie d'heureux succès - L'église, composée de trois nefs, du style ogival du XIIIème siècle, est fort belle - La tour est plus ancienne, le plein-ceintre y domine - On voit au-devant de la porte du clocher les ruines magnifiques d'une tour ou forteresse destinée sans doute à défendre l'entrée de l'église - Depuis quelques années l'intérieur de l'église a été considérablement embelli - La sacristie fut construite en 1855".

"En 1670, une maladie épidémique faisait de nombreux ravages à Batilly - M. de la Rue, alors curé, recourut à la Sainte Vierge pour obtenir la cessation du fléau et fit construire une chapelle sous le vocable de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs - Pendant la Révolution, cette chapelle fut vendue, puis abandonnée - Elle tombait en ruine quand M. Colson, curé, obtint du propriétaire la cession de son droit de faveur de la fabrique et la fit réparer - Elle fut bénite de nouveau et placée sous le vocable de Sainte Apolline en 1858 - Les registres de la paroisse font mention du grand concours de pèlerins qui venaient autrefois invoquer Sainte Apolline dans l'église de Batilly".

"Statistiques : Au XVIIIème siècle, Batilly était du diocèse de Sens, de l'intendance d'Orléans, de l'élection de Montargis, du doyenné de Gâtinais - La cure possédait un revenu de 1 000 livres - L'archevêque de Sens avait le droit de nommer le curé - Le seigneur justicier du pays était le prince de Tingry - Cette paroisse  comptait alors  500 habitants - En 1869, on comte 837 habitants dans le bourg et dans les hameaux d'Arconville, de Menneville et des Moulins, à 1 kilomètre.

"La poste est à Beaune-la-Rolande - Les paroisses limitrophes sont Beaune, Saint-Michel, Courcelles, Barville".

"L'église, fut reconstruite sous le vocable de Saint-Martin - Elle a 29 mètres de longueur sur 17 mètres de largeur, et peut contenir 600 personnes - Le  cimetière, le presbytère sont auprès de l'église ; les écoles à 300 mètres".

"L'école des garçons est tenue par un instituteur  - L'école des filles est tenue par une institutrice - L'église possède des reliques de Sainte Apolline - La chapelle que M. de la Rue, curé de Batilly, fit bâtir, près du bourg, en l'honneur des Sept-Douleurs de la Sainte Vierge, servait pour les stations de Pâques, des rogations et en temps de jubilé - Les confréries du Saint-Sacrement, de la Sainte Vierge, de Sainte Apolline ; les associations de persévérance, les fêtes des corps d'état, sont établies dans cette paroisse".

On peut lire dans le Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 ce qui suit :

"Batilly : Cette terre relevait des seigneurs de Tingry - A l'origine, Batilly était fortifié - L'église était défendue elle-même par une tour dont il reste des ruines".

"Le curé de l'endroit, un nommé Marchand, en 1560, se défendit héroïquement contre les protestants qui le pendirent ensuite, dans l'église, dont ils n'avaient pu s'emparer - Vers 1650, il restait quinze pièces d'artillerie qui avaient servi pendant les guerres de religion : elles furent enlevées par le seigneur de Bellegarde".

"L'église, est du XIIIème siècle - A l'intérieur l'ogive domine - On appelle "Chemin de César" l'ancienne voie romaine, qui traverse la commune et qui allait de Sens à Orléans".

On peut lire dans l'Indicateur Général du Loiret de 1926 ce qui suit :

"Batilly : Bâti sur l'ancienne voie romaine du chemin de César, qui va de Sens à Orléans, dans une partie droite à perte de vue, Batilly semble remonter à l'époque gallo-romaine - Au Moyen-Âge, la "ville", comme l'appelle un auteur, était entourée de murs flanqués de tours, environnés de fossés larges et profonds que l'on voit encore - De même, son église était fortifiée et put, au moyen de quinze pièces d'artillerie qui y restèrent jusqu'au XVIIème siècle, soutenir un siège contre les protestants - Sous la Révolution, Batilly fut chef lieu de canton dépendant du district de Boiscommun, mais par la suite le canton fut réuni à celui de Beaune-la-Rolande".

"Il y a un demi siècle, Batilly possédait encore deux particularités : une forte culture de safran, et cinq moulins à vent qui se succédaient sur un faible coteau ; mais presque tout cela a disparu - Sur la "hauteur des moulins", se dressent de petits hameaux et maisons isolées de Menneville, les Grands Champs, la Terre-Carrée, le Moulin-de-la-Cloche - Quant à Arconville, situé un peu plus loin, c'est un hameau assez important, 140 habitants, ayant son histoire et ressemblant à un chef-lieu de commune".

Curiosités : L'église Saint-Martin et Saint-Michel, reconstruite à la fin du XIII et au début du XIVème siècle, dont la tour est cité en 1362, possède un clocher du XVIIème siècle ainsi que des tableux de la même période - Elle fut restaurée aux XIXème et XXèmes siècles - Devant la tour, on peut voir les vestiges de la nef anciennement fortifiée - La Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs puis Sainte-Apolline datant de 1670,  a été restaurée et transformée en salle de musique.

Les fossés existants encore, étaient en eau au XIXème siècle, à présent ils sont en partie asséchés - Deux moulins ont résisté au temps, l'un datant du XVIIIèmes siècle, l'autre du XIXème siècle.

Ressources : Céréales - Polyculture.

Animations et loisirs : Autrefois : Fêtes patronales - Sainte-Apolline, le 9 février ; Saint-Martin le  dimanche après le 3 juillet -  Aujourd'hui : Journées du patrimoine, en septembre.

Hameaux : Arconville - La Terre Carrée - Le Moulin-de-la-Cloche - Les Grands-Champs - Menneville.

Bibliographie : Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 - Almanachs du département du Loiret de 1882 et de 1908 - Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 -  Dictionnaire des Communes de 1926 - Indicateur Général du Loiret de 1926  - Annuaire général d'Orléans et des communes du Loiret de 1938 - Indicateur Général du Loiret de 1955 - Paroisses et Communes de France, Loiret de 1982 - Guide Pittoresque du Voyageur en France, le Loiret de 1993, réédition de 1838 - Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 - Divers Sites Internet - Bulletins municipaux - Dépliants communaux - etc....

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