COMMUNES DU LOIRET
COMMUNE
BEAULIEU-sur-LOIRE
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Beaulieu - 45630 - Canton de Châtillon-sur-Loire
Habitants - les Bellocéens
| 1876 | 4 369 hectares | 2 622 habitants | ||
| 1891 | "" | 2 717 habitants | ||
| 1911 | 4 369 hectares | 2 404 habitants | ||
| 1921 | "" | 1 972 habitants | ||
| 1931 | 4 369 hectares | 1 856 habitants | ||
| 1954 | 4 883 hectares | 1 537 habitants | ||
| 1962 | "" | 1 456 habitants | ||
| 1975 | 4 883 hectares | 1 525 habitants | ||
| 1990 | "" | 1 644 habitants | ||
| 1999 | 4 883 hectares | 1 644 habitants |
Distance de Gien : 22 kilomètres - Distance de Châtillon-sur-Loire : 8 kilomètres
Cours d'eau : Fleuve : La Loire - Ruisseaux : Les Trappes - La Venelle - La Balance
Canal : Canal latéral à la Loire
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Beaulieu-sur-Loire - Variante orthographique : Beaulieu - En 1790, Beaulieu, fait parti du canton de Châtillon-sur-Loire, pour ne plus en bouger - A cette époque, la commune fait partie de l'arrondissement de Gien - En 1975, Beaulieu rejoint l'arrondissement de Montargis.
On peut lire dans les Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 T.II, ce qui suit :
"La ville de Beaulieu, est située près de la Loire, sur la rivière de Trappes et sur la route de Gien à Sancerre, à 8 kil. de Châtillon, 22 de Gien et 85 d'Orléans - Son territoire, composé de 4 254 hectares, est de terrain tertiaire moyen, produit des céréales et des vins estimés".
"Les paysages charmants et variés de ce pays, lui ont fait donner le nom de Beau-lieu".
De temps immémorial, les chanoines de Bourges étaient seigneurs de cette paroisse - Ils accordaient les permissions d'ondoiements, les dispenses de bans, et l'archevêque les dispenses de parenté seulement - Les chanoines portaient un intérêt tout particulier à l'église de Beaulieu - Plusieurs d'entre eux vinrent se fixer dans cette ville au XVIème siècle".
"L'ancienne église, construite avant le XIIIème siècle, ainsi que l'indique son architecture romane, était composée de trois nefs - Les deux nefs latérales furent détruites pendant les guerres de religion - On voit encore les fondations - Au lieu de rétablir ces nefs, les chanoines ajoutèrent à cette église un choeur, un sanctuaire, et, de chaque côté, deux grandes chapelles - Ces nouvelles constructions, de style ogival, produisent un bel effet".
"La maison attenant au bras droit de l'église est aussi l'oeuvre des chanoines qui l'habitèrent - Elle servit de presbytère jusqu'en 1854".
"En 1793, plusieurs révolutionnaires venus de Gien, enlevèrent de l'église les croix de procession, la lampe, deux cloches, les vases sacrés et autres ornements tels que la grille du choeur et la table de communion, qui décorent maintenant l'église Saint-Louis de Gien - Pour mettre fin à ce pillage et prévenir de plus grand ravages, M. le maire invita à dîner ces patriotes et, pendant le repas, les habitants de Beaulieu enlevèrent de l'église ce qui restait d'objets précieux - Mais ils ne purent sauver l'ostensoir donné par madame Deshayes de Courcelles en 1772, et qui était d'un grand prix".
"M. Delagogué, prêtre en 1793, pour échapper à la persécution et continuer en secret l'exercice du Saint Ministère, se réfugia à Léré et se fit bouvier - En 1800, il devint curé de Beaulieu - En 1817, il fut appelé à l'évêché de Nevers ; mais il refusa cet honneur et fut nommé chanoine de Bourges - En 1836, il fit don à l'église de Beaulieu des plus beaux ornements et une somme de 300 francs aux pauvres".
"La chapelle de Saint-Martin, qui était située à 2 kil. de Beaulieu, fut détruite en 1793 - Cette chapelle dépendait d'une commanderie des chevaliers de Malte - On a trouvé des tombes sur lesquelles était gravée la croix de Malte".
On vient encore en pèlerinage à la croix et à la fontaine de Saint-Père (Saint-Pierre) - Plusieurs tombes gravées rappellent le village, le cimetière et la chapelle de Saint-Pierre".
"On a trouvé des cercueils en pierre à Mainbray et les ruines d'un château romain à Assay".
"Le château de Courcelle-le-Roi, habité par M. le Duc de Tarente, date du XVème siècle - Il fut la demeure d'Agnès Sorel, à l'époque où Charles VII était à Bourges - C'est là que le maréchal Macdonald, duc de Tarente, a passé les dernières années de sa vie - Il fut le bienfaiteur de ce pays et y laissa de grands exemples de vertus".
"Statistiques : Au XVIIIème siècle, Beaulieu était du diocèse de Bourges, de l'élection de Gien de l'intendance de Bourges jusqu'au milieu du XVIIIème siècle, puis de l'intendance d'Orléans, du parlement de Paris, et comptait 1 607 habitants - Beaulieu avait une mesure particulière et possédait un bailliage".
"En 1869, Beaulieu est cure de seconds classe, érigée en 1827 sur la demande de M. le maréchal Macdonald - Cette paroisse compte 2 607 habitants : 326 dans le bourg ; 287 à Mainbray, à 2 kil. ; 173 à Assay, à 4 kil. ; 170 à l'Etang, à 2 kil. ; 137 au Puits d'Havenat, à 4 kil. ; 124 aux Collinets, à 4 kil. ; le reste dans 37 hameaux - Une petite partie de l'île d'Ousson appartient à cette paroisse".
"Les paroisses limitrophes sont : Santrange, Belleville (Cher), Châtillon".
"L'église, est sous le vocable de la Saint Roch - Elle a 43 mètres de longueur sur 9 mètres de largeur et peut contenir 800 personnes - Le cimetière, est situé hors de la ville".
"Les écoles et le presbytère, sont près de l'église - L'écolede garçons sont tenue par un instituteur ; l'école des filles par trois soeurs de la Charité de Bourges".
"Il existe une chapelle domestique du XVIème siècle au château de Courcelles-le-Roi, à 4 kil. du bourg - Ce château appartient à M. le duc de Tarente - Le bureau de bienfaisance possède 1 200 francs de revenus - La cloche de l'an 1504, refondue en 1818, indiquait pour second patron Saint-Vrain".
"Il y a des reliques de la vraie Croix, données en 1855 par M. l'abbé Debréchant, du clergé de Paris".
"L'archiconfrérie de la Sainte Vierge, les fêtes de corps d'états, les associations de persévérance sont établies à Beaulieu - Les religieuses des écoles visitent et secourent les malades".
On peut lire dans Promenades Pittoresques dans le Loiret, châteaux, monuments, paysages par M. Emile Huet, dessins de Paul Pigelet de 1887 à 1899 : Extraits :
"Avant de monter à Beaulieu, suivons le canal jusqu'au pont ; un peu avant d'y arriver, nous voyons, adossées à l'extrémité du coteau de la rive gauche, quelques ruines couvertes de mousse et embroussaillées d'épines ; un reste d'aqueduc se dirige d'une fontaine voisine dans cette direction : c'est ce que les gens d'alentour appellent la ville de Ganne, ville romaine, dit-on - La tradition est bien vivace, et dans le pays chacun vous dit imperturbablement qu'on y cherche encore le tombeau de César ! - Telle est la légende, mais la vérité est que lors de l'ouverture du canal latéral à la Loire, en 1836, on mit en cet endroit à découvert des restes importants de constructions romaines dont la richesse se révélait par des débris de mosaïque et de marbres de différentes couleurs, des lampes de bronze et des vases historiés - Des fouilles attentives et bien dirigées devraient compléter ces premiers résultats".
"Une route sinueuse monte de là jusqu'au vieux château d'Assay, carré presque parfait entouré de fossés encore pleins d'eau - Des bâtiments qui semble inachevés s'adossent à l'intérieur au mur, dans l'épaisseur duquel semble ménagé un chemin de défense - Mais la porte d'entrée flanquée de ses tourelles en encorbellement à moitié engagées à mi-hauteur, est bien conservée - Le nom d'Assay indiquerait une origine gallo-romaine et l'on prétend que des murs de cette époque y ont été trouvés - En tout cas, des routes empierrées, dont quelques tronçons doivent remonter au Moyen-Âge, y aboutissent - Nous traversons un petit bois et nous tombons sur la route qui nous conduit à Beaulieu - Les paysages gracieux et variés qui l'entoure lui ont valu son nom ........".
"A Beaulieu nous n'avons que l'église à voir - Sa façade garde l'empreinte d'une belle architecture romane ; sous prétexte de la restaurer, on l'a défigurée en coupant par une immense porte d'allure grecque ses trois jolies fenêtres accolées, que contournait un cordon sculpté - Consolidation ? peut-être ; mutilation, à coup sûr ; mais restauration, non pas ! - Le reste de l'église est ogival et a été reconstruit, après les guerres de religion, par le chapitre de Bourges, qui était seigneur de cette paroisse - A gauche du chevet se trouve un puits dont l'armature en fer forgé est assez curieuse et indique qu'anciennement le pays possédait des artistes en l'art de travailler le fer - Du reste la grille du choeur et la table de communion qui sont actuellement à Saint-Louis de Gien viennent de Beaulieu, d'où elles ont été enlevées en 1793 par des révolutionnaires venus de Gien - Ils avaient commencé le pillage de l'église quand, pour y mettre un terme, le maire s'entendit avec les principaux habitants, et, pendant qu'il faisait copieusement dîner ces exaltés, les gens de la paroisse mettaient en lieu sûr ce qu'ils avaient laissé d'objets précieux - A travers champs et bois, par des chemins gazonnés, où des rangées de trognards séculaires simulent les nefs des anciennes cryptes, nous nous dirigeons vers Courcelles".
"Comme un bijou caché dans son écrin, le château de Courcelles se dissimule aux regards au milieu des grands bois ; bien fin serait le touriste qui de la route le devinerait là ........" - "......C'est à travers les bois puis les allées d'un parc superbe, à côté d'un étang au-delà duquel, sur un plateau, se dresse la masse imposante du château".
"Si l'on en croit la tradition populaire, "Courcelles-le-Roy" doit son nom au séjour qu'y fit Charles VII avec Agnès Sorel ; de fait le principal appartement du château a toujours été désigné sous le nom de "chambre du Roy".
"En 1407 Pierre Anquetil est seigneur de Courcelles - En 1470, suivant acte passé devant Arpillet, notaire à Beaulieu, Guyot Cor, seigneur de la Preigne, conseiller et chambellan du roi, fait échange de la seigneurie avec Beaudoin de Channelles, auquel messire Louis, duc de la Trimouille, seigneur de Saint-Gondon, la retire féodalement l'année suivante pour en investir son maître d'hôtel, Pierre Anquetil, écuyer, probablement petit fils de son ancien possesseur : "avec la justice haute et basse, garaine, cour, collombier, bois, buissons, étangs, rivières, moulins, prez, domaines, terres, cens, rentes, fiefs, rierefiefs, dixmes, terrages, champarts, hommes et femmes et autres droits, devoirs et revenus et mêmement la justice et droit de mouvances sur les fiefs et seigneuries d'Assay, des Quaquats, des lieux du Sac, de la Grosse, des Bordes-Rouges, du Révillon, de Charpignon, de Bigaudierre, de Dorert-Morgneborgne, sauf foy et homage due et appartenant à cause de la seigneurie de Saint-Gondon au dit duc de la Trimouille, châtelain de Saint-Gondon et ne cette qualité suzerain de Courcelles".
"En 1579 Claude de Mathieu, écuyer, qui tenait la terre de Courcelles de Marie Anquetil, sa femme, la vend au sieur Jean Dufaur, écuyer, maître de requêtes, seigneur de Sainte-Christie, descendant sans doute de Gui Dufaur de Pibrac, conseiller au Parlement et juge mage, qui représenta la France au concile de Trente - Le chartrier de Courcelles possède un brevet de 1714 signé de Louis et contresigné par Colbert, marquis de Torcy, neveu du grand Colbert, qui accorde à la dame Dufaur de Pibrac, épouse de François de Morogues de Fonfaye, l'autorisation d'aliéner cette propriété, autorisation que sa qualité de nouvelle convertie rendait nécessaire ; car il était "défendu par les ordonnances aux protestants "nouveaux convertis" de vendre leurs biens sans la permission de Sa Majesté" - C'est Florent Carton Dancourt, le fécond auteur de tant de comédies, dont il jouait lui-même avec succès certains rôles, qui s'en rendit acquéreur - Il y mourut en 1725 et fut inhumé dans la chapelle du château - Ses restes ont été transférés dans la chapelle actuelle le 31 juillet 1778 - Il n'est pas peu curieux de retrouver en 1721 un acte de "foy et hommage" de Courcelles à Sully par messire Florent Carton Dancourt, avocat en Parlement, auteur, acteur, traducteur en vers des psaumes de David, et seigneur - Alexandrine Boutinon de Courcelles, son arrière petite fille, apporta Courcelles en mariage au comte de Guibert, maréchal de camp et académicien, également connu par ses ouvrages militaires et sa correspondance avec Melle de Lespinasse - C'est de la petite fille du comte de Guibert que cette terre fut achetée, le 19 vendémiaire an XII, par Alexandre Macdonald, alors général de division, et depuis maréchal de France et duc de Tarente, et c'est de son fils que l'acquit M. Huillier, le propriétaire actuel, auquel nous devons ces précieux renseignement".
"Le souvenir de Macdonald est encore aujourd'hui vivant à Courcelles : sur les bords de l'étang, la place qu'il affectionnait et qu'il avait appelée de "quartier général", conserve son nom, qui réchauffait de tant de souvenirs le coeur du vieux soldat ; si nous parcourons la forêt, c'est "l'avenue du Maréchal", c'est la source dont il aimait l'eau fraîche et pure, captée dans un bassin de pierres rustiques sur l'une desquelles on lit : "Semblable à la vertu, je suis pure et cachée" - C'est surtout l'obélisque qu'il fit élever au carrefour où se croisent les chemins de Beaulieu et de Châtillon - Cet obélisque, de forme trapézoïdale, dont chaque face est orientée sur l'axe d'un chemin, porte sur celle qui regarde le château deux couronnes de bronze avec la légende: "In memoriam", la date de 1821 et les initiales B. M., qui sont celles de sa troisième femme, Melle de Bourgoing, fille de Mme de Bourgoing, surintendante de la maison de la Légion d'Honneur - Le pays d'alentour n'a pas non plus perdu le souvenir du grand capitaine et les anciens aiment à raconter les fêtes qu'il donnait à son château et les bals champêtres qu'il organisait sur les pelouses de Courcelles".
"On ne pouvait du reste souhaiter plus beau site et décor plus riant : les magnifiques arbres dont les massifs entourent le château, la belle nappe d'eau qui se divise en ruisselets sur lesquels sont jetés des ponts rustiques, les avenues qui s'y rejoignent de tous côtés, la ceinture des grands bois dont les verdures plus foncées forment comme le cadre du tableau, rendent le séjour de Courcelles des plus agréables, d'autant plus que l'éloignement des grandes routes écarte les importuns et garantit des regards indiscrets".
"Le plan d'ensemble peut en être figuré par un rectangle dont la grande diagonale serait orientée à peu près du Sud au Nord - La façade qui regarde l'étang est exposée au soleil levant - A peu près à son centre, s'élève un premier donjon qui surmonte la porte d'entrée flanquée de deux larges baies ouvertes : ce donjon avec l'autre plus haut encore qui se dresse en saillie au milieu de la façade opposée doivent être la partie la plus ancienne du château - Construit en brique et pierre, fièrement campés sur de solides assises de forme pyramidale, coiffés de toits rapides et portant au cou leur collerette de blancs mâchicoulis, ils doivent remonter à l'époque de Louis XIII ; une seule fenêtre à meneau encore visible de l'extérieur dit assez que cette construction ne fit qu'en remplacer une plus ancienne - Le reste de l'édifice est venu avec les âges s'ajouter aux donjons et en dernier lieu, le maréchal Macdonald fit construire aux deux angles Sud et Nord-Ouest, deux ailes que terminent gracieusement quatre poivrières au bonnet effilé - Le pont-levis a disparu, et les douves asséchées sont revêtues d'un vert tapis de gazon - Un pont fixe les franchit et, après avoir traversé le vestibule où monte une rampe d'escalier en bois découpé d'un beau travail, l'on entre dans la cour intérieure - Elle a vue sur l'étang par des baies en plein cintre du donjon, et vers le Sud-Est où elle se termine en terrasse - Au-dessus de la porte du pavillon Est on lit cette inscription qui porte bien sa date : "Au repos et à l'amitié" - Les lucarnes qui émergent à la naissance du toit sont toutes surmontées d'un fronton où est un gland sculpté".
On peut lire dans le Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 ce qui suit :
"Beaulieu-sur-Loire : Cette seigneurie relevait de l'archevêché de Bourges - Les chanoines la conservèrent jusqu'à la Révolution".
"Les guerres de religions y furent l'occasion de graves désordres - Les protestants détruisirent les deux latéraux de l'église qui remontaient au XIIème siècle - Les chanoines les remplacèrent par deux chapelles dans le goût ogival flamboyant - Ils y ajoutèrent le choeur et le sanctuaire et élevèrent une maison contiguë qui a servi de presbytère jusqu'en 1854".
"Des révolutionnaires, en 1793, vinrent piller l'église ; ils enlevèrent les croix, la lampe, les vases sacrés, les ornements sacerdotaux, l'ostensoir, les cloches et la table de communion - Celle-ci a pu être retrouvée : elle est dans l'église de Saint-Louis, de Gien - Pendant la période thermidorienne, le curé Delagogué se réfugia à Léré où il se déguisa en bouvier - Il repris son sacerdoce, en 1800, à Beaulieu où il mourut".
"L'église a été restaurée au XIXème siècle".
"A 2 kilomètres du bourg de Beaulieu, il y avait une commanderie de Malte et une chapelle dédiée à Saint Martin - On y a mis à jour des tombes sur lesquelles se détachait en relief la croix de l'ordre de Malte - La chapelle a été ruinée en 1793".
"Au lieu dit Saint Père (Saint Pierre), il y a une fontaine et une croix, des vestiges d'un ancien village, d'un ancien cimetière et d'une ancienne chapelle - On y a exhumé des tombeaux".
"Au hameau de Maimbray, on a découvert des cercueils en pierre de l'époque gallo-romaine et, à celui d'Assay, on voit les ruines d'un ancien château roman : sa forme carrée, sa porte d'entrée flanquée de tourelles et des traces de fossés".
"Le château de Courcelles-le-Roi, entouré de fossés plein d'eau, est précédé d'une porte flanquée de deux larges baies ouvertes - La cour intérieure se termine en terrasse d'un côté et à vue sur un étang de l'autre - La partie ancienne est constituée par les deux donjons engagés au milieu des deux façade principales - Ils sont dans le style du XIVème siècle - Mais ils ont été restaurés par endroits au temps de Louis XIII".
"Du temps où Charles VII n'était que le roi de Bourges, sa favorite, Agnès Sorel, trouva, au château de Courcelles, un abri à l'écart des combats - Charles VII venait l'y voir et une des salles est désignée comme ayant été la chambre du roi".
"Messire Louis, seigneur de Saint-Gondon, duc de la Trimouille, avait la terre de Courcelles-le-Roi sous sa dépendance, en 1407, quand il l'enleva à Guyot Col, seigneur de la Preigné, qui la détenait, pour la donner à son maître d'hôtel, Pierre Anquetil, dont les descendants la conservèrent jusqu'en 1579 - A cette date, Marie Anquetil la porta en dot à Claude de Mathieu, écuyer, qui la vendit au sieur Jean Dufaur, maître des requêtes, seigneur de Sainte Christie - Ses descendants la gardèrent jusqu'à la fin du XVIIème siècle, époque à laquelle l'héritière des Dufaur, qui étaient devenus comte de Pibrac, la donna, avec sa main, à François de Morogues de Fontaye - C'était une protestante récemment convertie au catholicisme - Pour aliéner sa propriété, une autorisation royale était donc indispensable - Colbert, ministre de Louis XIV, marquis de Torcy, neveu du grand Colbert, la lui accorda en 1714 - La dame de Morogue vendit alors la seigneurie de Courcelles à l'auteur de nombreuses comédies, avocat au Parlement, Florent Carton-Dancourt, qui y mourut en 1725 - Sa tombe est dans la chapelle du château - Sa petite fille, Alexandrine Boutinon de Courcelles, porta la seigneurie en dot au comte de Guibert, maréchal de camp, dont on connaît la correspondance avec Melle de Lespinasse - La terre de Courcelles passa après lui au comte de Colbert - La petite fille de ce dernier la vendit, le 19 vendémiaire an XII, à Alexandre Macdonald, général de division, depuis maréchal de France et duc de Tarente - Il flanqua de deux ailes le corps de logis du château".
"Le maréchal se maria trois fois - Sa troisième femme était la fille de Mme de Bourgoing, surintendante de la maison de la Légion d'Honneur - Sur l'obélisque que le maréchal a fait élever, de son vivant, au carrefour des routes de Châtillon et de Beaulieu, on lit, au dessous d'une double couronne ducale en bronze, ces mots : "In memoriam" et de cette date : "1821", avec les initiales "B. M.", de sa troisième femme - Avec cet obélisque, une fontaine et une allée allant en forêt perpétuent sa mémoire".
Son fils vendit Courcelles à M. Huillier".
On peut lire dans l'Indicateur Général du Loiret de 1926 ce qui suit :
"Beaulieu avait jadis une mesure à grains particulière - Il y passe un cours d'eau qui porte son nom - Château de Courcelles-le-Roi habité par Charles VII et Agnès Sorel et ayant appartenu au maréchal Macdonald, duc de Tarente - Aujourd'hui il appartient au docteur Maljean".
On peut lire dans les Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 ce qui suit :
"En 1407, Pierre Anquetil est seigneur de Courcelles - En 1470, Guyot Col, seigneur de la Preigne, l'échange avec Beaudoin de Chanelles, mais Louis, duc de la Trémoille, seigneur de Saint-Gondon, lui retire l'année suivante pour le rendre à Pierre Anquetil, écuyer (sans doute petit fils du précédent) - En 1579, Marie Anquetil le porte en dot à Claude Mathieu qui le vend à Jean Dufour, seigneur de Saint-Christie - Ses descendants le gardèrent jusqu'en 1714 où dame Dufour de Pibrac, épouse de Fr. de Morogue de Fontaye, protestante, le vend à Florent Carton-Dancourt, auteur de comédies, qui y mourut en 1725 et y est inhumé - Sa petite fille, Alexandrine Boutinon de Courcelles, l'apporte en dot au comte Guilbert, maréchal de camp et académicien - Leur petite fille le vend, an XII, à Alexandre Macdonald, maréchal de France et duc de Tarente - Son fils le vend à M. Huillier qui en était propriétaire en 1900".
"Le château était à l'origine entouré d'eau, mais les douves sont aujourd'hui asséchées - Il s'ouvre par une grande porte flanquée de deux larges baies - La cour intérieure s'ouvre en terrasse d'un côté et a vue sur un étang de l'autre - La partie ancienne correspond aux deux donjons du XVème siècle engagés dans les deux façades principales du XVIIème siècle - Le château doit son nom au séjour qu'y fit Charles VII avec Agnès Sorel qui trouva un refuge à l'abri des combats - Charles VII venait l'y voir et on a conservé dans le château la chambre du roi - Seul le colombier est en bon état, le château lui-même mériterait d'être restauré".
Curiosités : L'église Saint Etienne des XIIème et XIVème siècles, a été restaurée au XVIIIème siècle - Son portail date de cette époque - Elle possède un retable datée du XVIIIème siècle et des tableaux du XVIIème siècle.
Près de l'église, le corps de garde et le pont-levis de l'ancien château sont encore visibles - Dans le village on voit des tours du XIème siècle et de vieilles maisons à colombages et de vieux puits - La forteresse d'Assay, des XVI et XVIIIème siècle, avec son donjon, sa chapelle et son pigeonnier appartient toujours à la famille d'origine - Le château de Courcelles, remanié à la Renaissance garde son pigeonnier qui est classé - A l'étang, une source bouillonnante.
Personnage célèbres : Agnès Sorel - Maréchal Macdonald.
Ressources : Petites et moyennes entreprises - Céréales - Polyculture.
Animations et loisirs : Autrefois : Fête patronale - Saint-Etienne, le lendemain de Noël - Assemblées, le lundi de Pâques et le 1er dimanche de juin - Foires : les 20 janvier, 20 avril, 20 juin, 20 août, 30 octobre (foire aux poulains) - Marché : le mercredi - Aujourd'hui : fête des associations - Circuits de randonnées - Pêche dans les étangs - Halte nautique sur le canal latéral - Tourisme fluvial - Camping.
Hameaux : Assay - Chenevière - L'Etang - Le Puy-d'Avenat - Les Crottets - Les Perdreaux - Les Rousseaux - Mainbray - Fermes : Assay - Les Collinets - Les Maliers - Les Médards - Les Plessis - Les Theuros - Château : Courcelles-le-Roi.
Bibliographie : Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 - Almanachs du département du Loiret de 1882 et de 1908 - Promenades Pittoresques dans le Loiret, châteaux, monuments, paysages par M. Emile Huet, dessins de Paul Pigelet de 1887 à 1899 - -Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 - Dictionnaire des Communes de 1926 - Indicateur Général du Loiret de 1926 - Annuaire général d'Orléans et des communes du Loiret de 1938 - Indicateur Général du Loiret de 1955 - Paroisses et Communes de France, Loiret de 1982 - Guide Pittoresque du Voyageur en France, le Loiret de 1993, réédition de 1838 - Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 - Divers Sites Internet - Bulletins municipaux - Dépliants communaux - etc....