COMMUNES DU LOIRET
COMMUNE
Le BIGNON-MIRABEAU
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Le Bignon - 45210 - Canton de Ferrières
Habitants - les Bignonois
| 1876 | 1 257 hectares | 400 habitants | ||
| 1891 | "" | 418 habitants | ||
| 1911 | 1 257 hectares | 313 habitants | ||
| 1921 | "" | 282 habitants | ||
| 1931 | 1 257 hectares | 284 habitants | ||
| 1954 | 1 283 hectares | 246 habitants | ||
| 1962 | "" | 240 habitants | ||
| 1975 | 1 283 hectares | 178 habitants | ||
| 1990 | "" | 197 habitants | ||
| 1999 | 493 hectares | 253 habitants |
Distance de Montargis : 25 kilomètres - Distance de Ferrières : 12 kilomètres
Cours d'eau : Ruisseau : Le Betz
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Le Bignon Mirabeau - Variantes orthographiques : Le Buignon - Lebignon - Par décret du 13 décembre 1881, Le Bignon devient Le Bignon-Mirabeau - En 1790, Le Bignon, fait parti du canton de Ferrières, pour ne plus en bouger.
On peut lire dans les Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 T.II, ce qui suit :
"Le Bignon est situé sur le chemin de Ferrières à Sens, sur la rivière de Bez ou Bignon, à 12 kilomètres de Ferrières, 24 de Montargis et 94 d'Orléans - Son territoire, composé de 1 258 hectares de terrain tertiaire moyen fertile, produit des céréales, du vin, et possède des bois, de bonnes prairies et deux fabriques de tuiles".
"On dit que le Bignon fut autrefois une ville et que son château appartint aux seigneurs de Melun, ce qui est attesté par l'inscription qu'on lit encore dans l'église sur une pierre tumulaire : "Cy gît noble hom (homme) Loys de Melun, écuyer, sieur de Buignon, de la louveterie de Dapnemoys de la Mothe de Nesle Courtery et de Pierre Aigue en partie, qui décéda le XIIème jour de may MDLXVIII - Priez pour lui".
"Voici ce qu'en dit l'historien du Gâtinais : "Le Bignon est un village sur le haut à trois lieues de Ferrières, qui jadis estoit une villette bien fermée de murailles, et y estoit plusieurs seigneurs et fiefs qui ont été acquis et unis tout en une seule seigneurie depuis trente ans en çà, par Charles de Melun, seigneur de Buignon, et lequel a faict bastir à une portée de mousquet du dit village dans le fond, et en la prairie un très-beau château, tout environné de larges fossés à fonds de cuue, et pleine d'eau, ayant fait démolir deux autres fiefs et chasteaux attenans le dit village".
"Le comte de Mirabeau est né au château du Bignon en 1749, et son frère, le vicomte, en 1754 ; leur père Riquetti, marquis de Mirabeau, avait été exilé de son château en 1761 pour son écrit sur la "Théorie de l'Impôt".
On voit encore sur les voûtes et sur les murs de l'église quelques fragments de l'histoire de Saint-Jean-Baptiste".
"Statistiques : Au XVIIIème siècle, Le Bignon était du diocèse de Sens, de l'intendance de Paris, de l'élection de Nemours - La cure avait un revenu de 700 livres - L'archevêque de Sens avait droit de nommer le curé - Le seigneur justicier du pays était M. le marquis de Mirabeau - Cette paroisse comptait alors 300 habitants".
"En 1869, Le Bignon compte 445 habitants dans le bourg, dans 13 hameaux éloignés de 1 à 3 kil., et au château qui fut reconstruit au XVIIème siècle - La poste est à Ferrières".
"Les paroisses limitrophes sont : Egreville (Meaux) - Jouy (Sens) - Bazoches - Rozoy - Pers - Chevry".
"L'église, fut construite dans le style ogival, sous le vocable de Saint Jean-Baptiste - Elle a 26 mètres de longueur sur 8 mètres de largeur et peut contenir 250 personnes - Le cimetière est auprès de l'église - Il n'y a pas de presbytère - L'école des garçons est dirigé par un instituteur l'école des filles par les religieuses de la Providence de Laugres".
"Les confréries de la Sainte Vierge, de Sainte-Anne, les Associations de persévérence, les fêtes des corps d'états, de Saint-Eloi, de Saint-Nicolas, de Sainte-Barbe, de Sainte-Catherine sont établis dans cette paroisse".
"Les religieuses des écoles vont secourir les malades à domicile".
On peut lire dans Promenades Pittoresques dans le Loiret, châteaux, monuments, paysages par M. Emile Huet, dessins de Paul Pigelet de 1887 à 1899 :
"Tout au Nord de notre région, la frontière de notre département se dessine en la forme d'un arc irrégulier dont la convexité est bordée par moitiés à peu près égales par les départements de Seine-et-Marne et d'Yonne - La corde de cet arc est figuré par le ruisseau le Betz".
"Le Bignon, c'est le village coquet des pays de belles cultures, banal mais propre et correct : une grande place où se trouvent la Mairie, l'auberge, le maréchal, l'église, puis les maisons tout autour - L'église, à n'en voir que l'extérieur, n'échappe point à la banalité ambiante, mais pour peu qu'on y pénètre on rencontre tout d'abord, au seuil du sanctuaire, une pierre tombale en marbre noir dont l'inscription effacée laisse voir tout au moins une date, 1627 ; puis, à la droite du maître-autel, logée dans une niche creusée dans le mur, une statue de marbre blanc figurant un chevalier couché les mains jointes et l'épée au côté - Si la statue est mutilée, l'inscription est heureusement restée entière : "Cy-gist noble homme Loys de Meleun escuier / sieur du Bignon de la Loupuetère, de / Dampnemois, de la Mothe de Nesle Courtery / et de Pierre-Aygue en partie, qui décedda / le XIIème jour de May 1568. Priez Dieu pour / Luy" - C'est un morceau de sculpture intéressant et par sa facture et par sa date".
"A la suite de ces souvenirs des XVIème et XVIIème siècles, la commune de Bignon vient d'en ajouter un du XVIIIème - Le 29 septembre 1889, en effet, on inaugurait sur la place, tout à l'entrée de l'église, une statue en bronze de Mirabeau - Le grand orateur est debout, la main gauche appuyée au dossier d'une chaise, le bras droit tendu de ce geste menaçant que l'histoire a consacré au personnage - Sur le socle de pierre on a gravé ces courtes lignes : "Gabriel Honoré / de Riquetti, / comte Mirabeau, / né au Bignon / le 29 mars 1749 / mort à Paris / le 2 avril 1791" - Dans sa petite dimension, la statue est jolie et fait honneur au sculpteur J. Caillé - Déjà, par décret du 13 décembre 1881, la commune du Bignon avait autorisée à joindre à son nom celui de Mirabeau".
"C'est en effet dans la paisible paroisse du Bignon que naquit ce fougueux remueur d'hommes et d'idées - Y vécut-il longtemps ? C'est fort douteux, car avant d'entrer dans la politique en 1789 comme représentant de la ville d'Aix aux Etats-Généraux, il avait beaucoup voyagé et laissé un peu de sa vie sur bien des chemins, à Gien, notamment, avec Sophie Monnier, ou à Vincennes où son père avait dû le faire enfermer - Et pourtant, qui aurait pu penser pour lui à ces agitations multiples en le voyant naître au manoir familial, dans ces bois délicieux, pleins de calme, où le Betz coule frais et murmurant ! On ne saurait rêver plus doux site et il serait curieux d'y voir le berceau de cet artiste en Révolution - Malheureusement, il n'existe plus - Un château moderne s'est assis sur les ruines de l'ancien, ne gardant pour lui que sa situation délicieuse, étouffant les lointains échos de la voix du grondant orateur sous les éclats des fanfares de chasse et remplaçant les ardeurs politiques qui divisent par ces qualités qui rapprochent et calment, la bienfaisance et l'affabilité".
On peut lire dans le Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 ce qui suit :
"Le Bognon-Mirabeau : Le Bignon était jadis une forteresse entourée de murailles - Les divers fiefs de ce terroir furent acquis, au XVIème siècle, par les comtes de Melun dont on voit encore, nichée dans le mur de l'église, à la droite du maître-autel, une statue de chevalier couchée avec l'épée au côté - L'oeuvre porte l'inscription que voici "Cy-gît noble homme Loys de Melun écuyer sieur du Buignon de la Louvueterie, de Dampnemois, de la Mothe de Nesle Courtery et de Pierre-Aygue en partie, qui décéda le XIIème jour de May MDLVIII".
"Charles de Melun, l'acquéreur de la seigneurie, avait fait détruire deux anciens manoirs féodaux et les avait remplacés par le château du Bignon qu'il fortifia et entoura de fossés plein d'eau".
"Victor Riquetti, économiste distingué, auteur de la "Théorie de l'impôt", qui le fit exiler par le roi, en 1761, en son château, né à Pertuis en Provence, en 1716, avait acheté, sous Louis XV, le château des comtes de Melun et, plus tard, il avait obtenu que sa terre fût érigée en marquisat - Ses deux fils, le comte et le vicomte Riquetti de Mirabeau, naquirent au château du Bignon : le comte, le 9 mars 1749, et le vicomte, en 1754 - Le premier, manifestant des idées libérales, fût durement traité par son père qui le fit enfermer plusieurs années à la Bastille où il ne cessa d'écrire et d'où il put s'évader - Interné, en 1775, au fort de Joux, où il jouissait de quelque liberté, il s'éprit de Marie-Thérèse Richard de Ruffey, marquise de Monnier, née à Pontarlier en 1754, morte à Gien en 1789 - Il s'enfuit en Hollande avec elle - Ils furent séparés, en 1777, par l'arrestation de Mirabeau qui fut enfermé à Vincennes - C'est alors qu'il écrivit les lettres à "Sophie", marquise de Monnier, qu'il ne revit plus qu'en 1781".
"En 1789, repoussé par la noblesse, Mirabeau fût envoyé aux Etats-Généraux comme député du tiers - Il s'était présenté dans le pays d'origine de sa famille, en Provence - Son père, seigneur justicier du Bignon, mourut en cette même année - Il prit alors le nom de marquis de Mirabeau qu'il illustra".
"Il est mort à Paris le 2 avril 1791 avec le souvenir de Marie Monnier dont il lira la suite de la malheureuse aventure dans la monographie de Gien où elle se suicida après la mort de son ami, de Pothrat".
"Le Bignon s'est honoré en élevant, le 29 septembre 1889, une statue à Mirabeau et en ajoutant à son nom primitif celui du grand orateur de la Révolution".
"L'église remonte au XIIème siècle".
On peut lire dans l'Indicateur Général du Loiret de 1926 ce qui suit :
"Jadis petite ville sur une élévation avec un beau château qui n'existe plus où naquit Mirabeau - Le château le "Bignon" appartient à Mme O'Connor".
On peut lire dans les Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 ce qui suit :
"Le Bignon-Mirabeau : Ouvert certains jours : Au XVIème siècle, Charles de Melun acquit la seigneurie du Bignon et fit construire un château fortifié et entouré d'eau - Louis de Melun, décédé en 1568, se fit enterrer dans l'église - Sous Louis XV, le château fut acheté par Victor Riquetti, marquis de Mirabeau, économiste, auteur d'un ouvrage, "La Théorie de l'Impôt", qui le fit exiler par le roi en 1761 dans sa propriété - C'est au Bignon qu'étaient nés ses deux fils : le comte en 1749, et le vicomte en 1754 - L'aîné, qui s'illustra plus tard sous le seul nom de Mirabeau, était turbulent et durement traité par son père qui le fit enfermer à la Bastille - Il fut ensuite interné au fort de Joux, s'enfuit en Hollande, fut à nouveau emprisonné à Vincennes, en 1777 - Son père, seigneur du Bignon, mourut en 1789 et il prit alors le titre de marquis de Mirabeau et joua pendant la Révolution le rôle que l'on sait - Il mourut en 1791 - Ce n'est qu'en 1889 que le village du Bignon ajouta son nom à celui du célèbre Tribum - Puis Condorcet achète le château et le donne à sa fille, épouse d'Arthus O'connor, indépendantiste irlandais qui fut un temps général d'Empire et mourut en 1852".
"Le vieux château, qui datait du XVIIème siècle, fut complètement rasé vers 1850 et remplacé par l'édifice actuel, qui reflète bien le goût de cette époque".
"Le château du Bignon, situé au coeur d'un vaste parc, a appartenu au poète Patrice de la Tour du Pin".
Curiosités : L'église Saint-Jean-Baptiste date du XVIème siècle - Elle possède un avant porche datant du XIXème siècle et elle a subit des rénovations à la fin du XXème siècle - A l'intérieur, on découvre le tombeau du XVIème siècle de Louis de Melun
Le château datant de 1880 se trouve sur l'emplacement du vieux château féodal des seigneurs de Melun - On y découvre à l'intérieur, des statues datant elles du XVIème siècle.
La statue de Mirabeau place de l'église date du 29 septembre 1889.
Personnage célèbres : Honoré Gabriel Riquetti comte de Mirabeau, dit Mirabeau : château du Bignon 9 mars 1749-Paris 2 avril 1791, homme politique français - Brillant orateur, il devient célèbre en se distinguant lors des Etats-Généraux et lors de la Constituante - Il fut l'un des promoteurs des premières réformes de la Révolution - En 1790, il était conseiller de Louis XVI.
Patrice de la Tour du Pin : Paris 1911-Paris 1975 : comte de la Tour du Pin, poète, fut l'un des propriétaire du château du Bignon, où il puisait son inspiration.
Ressources : Petits commerces - Belles cultures.
Animations et loisirs : Autrefois : Fête patronale - Saint-Jean, le 24 juin - Fête de Mirabeau, le dernier dimanche de septembre - Aujourd'hui : Pêche dans les divers étangs.
Hameaux : Bouttecourt - La Sauvagerie - Le Buisson - Le Flot-Mesnil - Les Bordes - Les Dupuis - Les Charpentiers - Les Chalumeaux - Les Roullets - Les Dupuis - Les Haies - Châteaux : Le Bignon - Ferme : La Ferme des Haies.
Bibliographie : Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 - Almanachs du département du Loiret de 1882 et de 1908 - Promenades Pittoresques dans le Loiret, châteaux, monuments, paysages par M. Emile Huet, dessins de Paul Pigelet de 1887 à 1899 - Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 - Dictionnaire des Communes de 1926 - Indicateur Général du Loiret de 1926 - Annuaire général d'Orléans et des communes du Loiret de 1938 - Indicateur Général du Loiret de 1955 - Paroisses et Communes de France, Loiret de 1982 - Guide Pittoresque du Voyageur en France, le Loiret de 1993, réédition de 1838 - Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 - Divers Sites Internet - Bulletins municipaux - Dépliants communaux - etc....