COMMUNES DU LOIRET
COMMUNE
BOIGNY-sur-BIONNE
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Boigny-sur-Bionne - 45760 - Canton de Chécy -
Habitants - les Boignaciens -
| 1876 | 753 hectares | 326 habitants | ||
| 1891 | "" | 324 habitants | ||
| 1911 | 753 hectares | 300 habitants | ||
| 1921 | "" | 230 habitants | ||
| 1931 | 753 hectares | 205 habitants | ||
| 1954 | 753 hectares | 225 habitants | ||
| 1962 | "" | 234 habitants | ||
| 1975 | 753 hectares | 1 596 habitants | ||
| 1990 | "" | 1 619 habitants | ||
| 1999 | 753 hectares | 1 890 habitants |
Distance d'Orléans : 9 kilomètres - Distance de Chécy : 1 kilomètre
Cours d'eau : Ruisseau : La Bionne
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Boigny-sur-Bionne - Variantes orthographiques : Boygni - Boigny - Par décret du 21 février 1933, Boigny prend le nom de Boigny-sur-Bionne - En 1790, Boigny, fait parti du canton de Saint-Jean-de-Braye - En 1801, la commune est attachée au canton de Chécy - De 1806 à 1973 elle fait parti du canton d'Orléans Nord-Est - En 1973, la commune revient au canton de Saint-Jean-de Braye - Enfin, récemment, la commune est de nouveau attachée au canton de Chécy, pour ne plus en bouger - Le P.V. de délimitation date du 2 février 1832.
On peut lire dans les Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 - T.1 ce qui suit :
"Boigny est situé sur la Bionne et sur la route d'Orléans à Pithiviers, à 5 kilomètres de Chécy et 9 kilomètres d'Orléans - Son territoire, composé de 752 hectares produit des céréales, du vin et des bois".
"Le roi Louis VII, en 1154, ramena avec lui de la terre sainte, douze chevaliers de l'ordre de Saint Lazare, les établit dans la commanderie de Boigny près d'Orléans, et les institua pour diriger et gouverner toutes les maladreries de son royaume".
"En 1607, Henri IV fonda l'ordre militaire du Mont-Carmel, rétablit celui de Saint-Lazare, supprimé depuis de longues années, réunit ces deux ordres et leur affecta des hôpitaux et des commanderies - Ces religieux eurent pour blason l'image de Notre-Dame sur leur manteau - Cette nouvelle institution, dont le premier grand maître fut Philibert de Nérestang, fut approuvée par le pape Paul V - Le chef de l'ordre vint se fixer, comme par le passé, à Boigny".
"Au lieu dit la Motte-aux-Saulniers, près de la route de Pithiviers, dans un petit bosquet, on remarque les restes d'un vieux château, des fossés et des ruines d'anciennes constructions".
"Statistiques : Au XVIIIème siècle, Boigny était du diocèse et de l'élection d'Orléans - Le revenu de la cure était de 500 livres, portion congrue - M. le doyen de Sainte-Croix d'Orléans avait le droit de nommer le curé - Le seigneur justicier du pays était le commandeur de l'ordre de Saint-Lazarre, établi à Boigny - Cette paroisse comptait alors 220 habitants".
"En 1869, on compte 336 habitants dans le bourg, au château de la Salle et dans les hameaux suivants : 39 aux Barres, à 2 km ; 34 aux Epouësses ; 56 aux Tertres ; 76 au Pont-de-Boigny ; 30 au Moulin à Vent ; 21 à la Commanderie, à 1 km environ ; le reste dans neuf hameaux qui comptent de 3 à 10 habitants".
"Les paroisses limitrophes sont : Marigny - Trainou - Chécy - Vennecy - Mardié - Saint-Jean-de-Braye".
"L'église, fut bâtie au XIIème siècle, sous le vocable de Saint Pierre-es-Liens - Elle a 19 mètres de longueur sur 9 mètres 50 de largeur et peut contenir 300 personnes - Le cimetière, le presbytère, sont auprès de l'église - L'école tenue par un instituteur est à 1 kilomètre".
"L'ancienne chapelle de Notre-Dame-des-Barres fut bâtie par un évêque d'Orléans - Ce hameau des Barres appartient à trois paroisses : Boigny, Mardié, Vennecy - L'ancien pèlerinage de Notre-Dame-des-Barres est encore fréquenté - Il y avait une chapelle particulière au château de la commanderie de Boigny".
"La confrérie de la Sainte Vierge, est établie dans cette paroisse".
On peut lire dans Promenades Pittoresques dans le Loiret, châteaux, monuments, paysages par M. Emile Huet, dessins de Paul Pigelet de 1887 à 1899 : extraits :
"Vaguant au hasard, la promenade nous amènera aux étangs de Bucy d'où s'échappe le ruisseau du Ruet ; le fossé, qui est sa vallée, on se fait habit à sa taille, passe sous la ligne de Montargis, sous la grande route au pont de Segry, puis à Boigny, à Bionne et va se perdre enfin dans la Loire à Saint-Jean-de-Braye".
"Arrêtons nous en route, Boigny en vaut la peine - Non pas que le village ait un aspect différent de celui que représentent ses pareils dans la région ; comme tant d'autres, son église dort au milieu du cimetière abandonné et sur son pignon s'effritent d'anciennes inscriptions gothiques - Mais Boigny a un nom dans l'histoire : au XIIème siècle, Louis VII, qui y possédait un domaine, l'abandonna aux chevaliers de l'Ordre de Saint-Lazare qu'il avait introduit en France - Ils y restèrent, sous des fortunes diverses, jusqu'à la Révolution ; ils y eurent durant tout ce temps la maison magistrale de leur commanderie , résidence ordinaire du Grand-Maître de l'Ordre fameux des chevaliers de Saint-Lazare de Jérusalem - Un plan cavalier nous montre aujourd'hui ce qu'elle était au XVIème siècle : déjà bien ruinée ; un dessin de Desfriches conserve le souvenir des pierres branlantes qui restaient, au XVIIIème siècle, de son église - La Révolution a rasé le tout, balayant, avec les pierres abattues, un Ordre tombé à l'état de simple bénéfice - Aujourd'hui, on cherche les vestiges - On en trouve l'histoire dans nos archives ; des bâtiments, il reste au moins un nom, celui du château qui porte encore le nom de Commanderie".
"C'est un joli château moderne qui semble bien dater du commencement du siècle - Veut-on qu'il ait conservé quelques vestiges anciens des antiques bâtiments, il faudra les chercher peut-être dans les cuisines ; elles se trouvent en sous-sol dans une grande salle dont un pilier central supporte les quatre arêtes de voûtes rayonnantes - On les trouvera plus sûrement encore dans une cave qui s'ouvre dans un coin du parc ; c'est un long couloir coupé à angle droits de petits caveaux successifs ; le plan en serait très exactement figuré par une croix à trois ou quatre bras très courts - Nous avons déjà vu cette cave à la Cour, près de Pierrefitte-ès-Bois, et, coïncidence curieuse, la tradition locale y voit, là-bas comme ici, les restes d'une ancienne Commanderie de Templiers".
"Sans remonter aussi loin, l'entrée du château est néanmoins curieuse - La grille en est flanquée de deux grosses tours à poivrières qui furent restaurées en 1813 ; l'une d'elle porte en effet comme girouette un coq ainsi qu'un clocher d'église, et, dans ce coq, alors usé à force de virer sous le vent il demandait une soudure, on trouva une carte à jouer, un dix de carreau, signée : Bernier, ferblantier à Orléans, 28 Septembre 1813 - Voilà un ferblantier dont il faut louer le soins dans l'art d'authentiquer les dates".
"Quant au château actuel, il répond au goût du meilleur confortable moderne - Dans un grand hall d'entrée qui sert de salle de billard, il nous a été donné de voir trois aquarelles précieuses signées Bachelier et datées de 1762 ; ce sont les esquisses de tableaux qui sont à Fontainebleau - A la façade de l'Est un écusson armorié rappelle les grands-maîtres de l'Ordre de Saint-Lazare ; les même armoiries sont reproduites aussi sur une plaque de cheminée - Le même goût moderne a dessiné un parc charmant , planté de beaux arbres, tapissé de pelouses, bordé de fleurs, sillonné d'eaux vives et coupé de ponts en rocailles - L'eau qui s'épanouit en lac est celle du ruisseau du Ruet, devenu, en grandissant, la Bionne : naguère elle faisait tourner un moulin qu'on disait être celui des Templiers ; aujourd'hui, le moulin a cessé de la battre, et de son bief elle roule tranquille vers son lit naturel qu'elle retrouve à quelques pas plus loin, sous l'arche basse du pont de Boigny".
"Près de ce pont, qui a donné son nom à un hameau important de la commune, à un détour de la route, s'ouvre une vaste avenue large et droite plantée de magnifiques peupliers à la blanche écorce et au feuillage argenté - Au bout de l'avenue qui monte, s'élève le château de la Bretauche, dont la façade développe, du Sud au Nord, deux ailes légèrement en retrait sur un pavillon central aux angles arrondis - Comme la Commanderie, la Bretauche, en cet état, ne doit pas être très ancienne, mais comme elle aussi elle a certainement sa fière lignée d'ancêtres - Des vieux plans, en effet, la montrent en ce lieu mais en tout autre état, au quinzième et au dix-huitième siècles - Son intérieur tout plein de beaux livres, de trophées de chasse ; ses grands bois grillagés, ses plaines bien aménagées, ses communs où les chevaux piaffent diront qu'au dix-neuvième c'est un lieu de villégiature et de chasse enviable, où le touriste reçoit le plus charmant accueil - La vue s'y repose sur les massifs du grand bois, telle cette belle futaie de chêne au Nord ; mais, grâce à la situation élevée du château, elle plonge au loin du côté du Sud et découvre à l'horizon l'imposante masse de l'église de Chécy - Le châtelain du XVème siècle voisinait-il avec le Grand-Maître des chevaliers de Saint-Lazare, ou, rivaux, se déchiraient-ils en guerroyant ? - L'histoire n'en dit rien - Ils étaient trop voisins, en ces temps reculés et batailleurs, pour vivre en frères sinon ennemis ; et dès lors, il nous est permis de supposer que la Bretauche a dû grandir alors que la Commanderie dépérissait".
"C'est d'ailleurs, en sens inverse, ce que la Commanderie avait fait vis à vis de son autre voisin, le château de la Salle-les-Boigny, maison seigneuriale du domaine royal - Il est vrai que le roi Louis VII, en donnant à l'Ordre de Saint-Lazare son domaine, était l'artisan de sa propre ruine - Les chevaliers, comme nous l'avons vu, transportèrent leur maison conventuelle à la Commanderie et délaissèrent la Salle - Elle est encore aujourd'hui distincte, et un château moderne, dont les briques rouges piquent une note gaie dans les arbres verts, occupe son emplacement, à quelques cent mètres à l'Est du Pont de Boigny".
"Que dire de ce château après avoir indiqué cet ancien souvenir ? Rien que nous sachions et c'est assez d'ailleurs, car pareille antiquité et si grande origine font à la terre une assez belle noblesse - Si, cependant - Au milieu de ces souvenirs, dans cette solitude ombragée d'où l'on aperçois au loin, dans l'horizon feuillu, le clocheton de l'église XIIIème de Boigny, vit dans un effacement trop discret un homme distingué, un éminent esprit, dont l'un des moindres titres à une existence plus retentissante est d'avoir été le premier magistrat de notre cité orléanaise - Comme tel, il a doté la ville d'établissements qui sont utiles et qui durent ; il y a dépensé sa peine et son activité - Le bruit qu'on fait aujourd'hui va-t-il donc jusqu'à étouffer d'aussi loin le murmure du souvenir ? - C'est à craindre ! - Heureux les sages qui savent se consoler en vivant au milieu de nombreux et délicieux bibelots parmi les belles armes, les tableaux exquis, les livres préférés, joies de l'esprit et paix de l'âme, amis discrets et toujours sûrs !"
On peut lire dans le Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 ce qui suit :
"Boigny : Cette terre était une commanderie qui relevait du domaine royal quand, en 1154, Louis VII le Jeune y établit douze chevaliers de l'ordre de Saint-Lazare de Jérusalem qu'il avait ramenés de la Terre Sainte - Plus tard cette commanderie de Boigny fut supprimée, puis rétablie en 1607 par Henry IV qui, en même temps, fonda l'ordre militaire du Mont Carmel en fusionnant les deux ordres".
"Le premier Grand-Maître de la Commanderie du Mont Carmel fut Philibert de Nérestang qui avait la surveillance de toutes les maladreries et de toutes les commanderies du royaume".
"Rasée par la Révolution, il ne reste plus de la célèbre commanderie de Boigny qu'un plan du XVIème siècle, un dessin de Desfriches du XVIIIème et un souvenir dans le château moderne qui a été élevé, sous le nom de Commanderie, sur les ruines de l'ancien monastère".
"Ce château porte sur sa façade, ainsi que sur une plaque de cheminée, un écusson aux armes des grands-maîtres de l'ordre de Saint-Lazare qui montraient sur le revers de leur manteau le même blason ayant au centre une image de Notre-Dame - On voit, au sous-sol, un pilier soutenant une voûte à quatre arêtes de la période ogivale ; une cave du temps, située dans un coin du parc, est coupée de caveaux cruciformes".
"L'église est du XIIème siècle".
"Au lieu dit "La Motte-aux-Saulniers", on voit les ruines d'un vieux château et des restes d'anciennes constructions".
On peut lire dans l'Indicateur Général du Loiret de 1926 ce qui suit :
"Boigny a un nom dans l'histoire : au XIIème siècle, Louis VII, qui y possédait un domaine l'abandonna aux chevaliers de l'Ordre de Saint-Lazare qu'il avait introduit en France - Ils y restèrent, sous des fortunes diverses, jusqu'à la Révolution - Celle-ci a tout détruit - Du domaine, il reste un nom : la Commanderie - C'est aujourd'hui un joli château moderne".
"Propriétaires des châteaux : M. Delafon à la Commanderie - M. Isambert à la Salle - Le marquis de Bausset à la Bretauche - M. Prot à Charbonnière"
On peut lire dans les Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 ce qui suit :
"La Bretauche : à Chécy - C'est un château du XVIIIème siècle auquel aboutit une belle allée de peupliers, venant de Boigny - Il est formé d'un pavillon central et de deux ailes en retrait - Des plans montrent son état au XVème siècle et au XVIIIème siècle".
"La Commanderie : à Boigny - Dès 1154, Louis VII établit sur cette terre qui relevait du domaine royal, 12 chevaliers de l'ordre de Saint-Lazare de Jérusalem qui revenaient de Terre Sainte - La Commanderie de Boigny fut supprimée plus tard, puis rétablie en 1607 par Henry IV qui la fusionna à l'ordre militaire du Mont Carmel qu'il venait de créer et dont le premier Grand Maître fut Philibert de Nérestang, qui dirigeait toutes les maladreries du royaume".
"La commanderie fut rasée à la Révolution et remplacée par le château actuel - Il ne reste des bâtiments primitifs que le plan et un dessin de Desfriches, XVIIIème siècle, ainsi que les caves en forme de croix à trois ou quatre bras très courts semblables à celles de la Cour à Pierrefitte-des-Bois attribuée également à une commanderie des Templiers - L'écusson des Grands Maîtres de Saint-Lazare qu'ils portaient sur leur manteau portait au centre une image de Notre Dame".
"La Salle-les-Boigny : à Boigny - Les chevaliers de Saint-Lazare étaient établis à l'origine à la Salle qu'ils abandonnèrent pour se transporter à la Commanderie lorsque Louis VII leur fit don de ce dernier domaine - Aujourd'hui, il y a à cet endroit un château moderne".
Curiosités : L'église Saint-Pierre-ès-Liens date du XIIème et remaniée au XXème siècle -
Le château de la Commanderie construit au XIXème siècle sur l'emplacement de l'ancien monastère des chevaliers de l'ordre de Saint-Lazare - Deux grosses tours à l'entrée du parc dont l'un fut transformée en pigeonnier - Le sous-sol garde quelques vestiges de l'ancien édifice ainsi qu'une cave dans un coin du parc.
Le château moderne de la Salle.
Ressources : Petits commerces - Diverses cultures - Promenades pédestres dans les bois des Glands, du Chêne de la Volée, des Tois Arches, du Chêne brulé, des Monbrauches.
Animations et loisirs : Autrefois : Fête patronale - Saint-Pierre-es-Liens le dimanche avant le 24 juin - Aujourd'hui : Fête communale - Fête de la Saint-Pierre, le 29 juin - Pèlerinage des chevaliers de Saint-Lazare le 23 février.
Hameaux : La Caillaudière -La Commanderie - La Fauconnerie - La Galanderie - La Motte-aux-Saulniers - La Salle - Le Bourg, le chef lieu de la commune est au Pont-de Boigny - Le Grand-Bouland - Le Pont-de-Boigny - Les Barres - Les Epouësses - Les Tertres - Châteaux : La Commanderie - La Salle - Fermes : Bouland - La Commanderie - La Salle - Les Epouësses.
Bibliographie : Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 - Almanachs du département du Loiret de 1882 et de 1908 - Promenades Pittoresques dans le Loiret, châteaux, monuments, paysages par M. Emile Huet, dessins de Paul Pigelet de 1887 à 1899 - Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 - Dictionnaire des Communes de 1926 - Indicateur Général du Loiret de 1926 - Annuaire général d'Orléans et des communes du Loiret de 1938 - Indicateur Général du Loiret de 1955 - Paroisses et Communes de France, Loiret de 1982 - Guide Pittoresque du Voyageur en France, le Loiret de 1993, réédition de 1838 - Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 - Divers Sites Internet - Bulletins municipaux - Dépliants communaux - etc....