COMMUNES DU LOIRET
- COMMUNE -
- JOUY-LE-POTIER -
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Jouy-le-Potier - 45370 - Canton de Cléry-Saint-André -
Habitants - les Joviciens
| 1876 | 4 941 hectares | 782 habitants | ||
| 1891 | "" | 823 habitants | ||
| 1911 | 4 941 hectares | 830 habitants | ||
| 1921 | "" | 731 habitants | ||
| 1931 | 4 941 hectares | 718 habitants | ||
| 1954 | "" | 659 habitants | ||
| 1962 | 4 941 hectares | 630 habitants | ||
| 1975 | 5 034 hectares | 638 habitants | ||
| 1990 | "" | 1 187 habitants | ||
| 1999 | 5 034 hectares | 1 325 habitants |
Distance d'Orléans : 20 kilomètres - Distance de Cléry-Saint-André : 9 kilomètres 500
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Jouy-le-Potier - Variante orthographique : Jouy-le-Pothier : jusqu'au 14 décembre 1872 - Joui - Jouy - En 1790, Jouy le Potier, était attaché au canton de Lailly-en-Val - En 1801, la commune est rattachée au canton de la Ferté-Saint'Aubin - C'est par ordonnance royale du 15 juillet 1820 que la commune est rattachée au canton de Cléry-Saint-André, pour ne plus en bouger - Par arrêt du Conseil du Roi, en date du 22 octobre 1726, sont rattachés sur le plan fiscal seulement : à la paroisse d'Ardon toutes les métairies de la Grangerie, Mimoris et le Boury jusqu'alors imposées par années alternatives à Ardon et Jouy : à la paroisse de Jouy-le-Pothier, les domaines de Sévignes et du Ménage et leurs dépendances, également de Jouy et Ardon par années alternatives - Cette mesure prend effet à la confection des rôles pour 1727 - L'alternance entre les paroisses est maintenue pour toutes les questions religieuses.
On peut lire dans les Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 ce qui suit :
"Ce village est situé dans la Sologne, sur le chemin de Ligny à Olivet et sur la fontaine de Saint-Pierre, à 10 km. de Cléry et 20 km d'Orléans - Son territoire, composé de 4 942 hectares de terrain tertiaire moyen,, produit des céréales, des seigles, des blés noirs, des sapins".
"Jouy, dans les anciennes chartes, s'appelait : Joiacum, en 1150, Jodiacum en 1247 - On pense que le nom de Joiacum, vient de jovis ; la terminaison acum indique l'idée de possession ; un culte rendu à Jupiter du temps de l'invasion romaine".
"Les Romains ont laissé sur le territoire de Jouy-le-Potier bien des souvenirs - On y trouve encore des médailles, des restes de monuments et des petites meules de pierre, qui servaient à moudre le blé, pour en faire du pain".
"Les mots "le-potier", ajoutés à Jouy, rappellent les anciennes fabriques de poterie qui n'existent plus depuis environ 200 ans - Au XIIème siècle, les potiers de Jouy étaient obligés de fournir le château de Beaugency de poterie - Le seigneur leur payait pour cela deux deniers par an".
"L'église remonte aux premiers temps du christianisme - Elle fut donnée par Clovis à l'abbé de Saint-Mesmin, qui la posséda jusqu'en 1790 (Charte de Louis-le-Débonnaire, 836) - En 973, Arnoul, évêque d'Orléans, confirma à l'abbé Amaury, le patronnage et les revenus de cette église - En 1143, le pape Innocent II et en 1258, le pape Alexandre IV, confirmèrent ces même droits à l'abbé de Saint-Mesmin".
"L'église de Jouy-le-Potier fut détruite par les Huguenots, en 1592 - Il n'en resta que le portail - Il est encore orné de cinq colonnettes et d'autant de chapiteaux de la belle architecture du XIIème siècle".
"Il y avait deux chapelles dans l'église de Jouy ; une chapelle domestique bâtie au château de Saudré en 1655, par M. Paul Tuffany, escuyer, seigneur de Jouy qui fonda à la fois un chapelain et un vicaire, dont ses successeurs ont eu la nomination jusqu'en 1793 - Le chapitre de Cléry était tenu, par les titres de la fondation, de payer au chapelain 160 livres par an, laquelle somme, en cas de vacance, devait retourner à l'hôtel-Dieu d'Orléans".
"Le Fief de Vignelle, et celui de Vilmorais, relevaient de la seigneurie de Cheray".
"Le maréchal de la Châtre a été seigneur de Jouy ainsi que M. de Froubert, chancelier de la reine - La belle fontaine de Saint-Pierre est auprès de l'église - Cette fontaine est très bonne, très abondante et procure de l'eau à tous les habitants de bourg".
"Statistiques : Au XVIIIème siècle, ce village était du diocèse et de l'intendance d'Orléans, de l'élection de Beaugency - La cure possédait un revenu de 800 livres - L'abbé de Saint-Mesmin, à Paris, avait le droit de présenter le curé et l'évêque le droit de le nommer - Le seigneur justicier était le M. Thoynard, fermier général - Les châteaux de Saudré, du Lude, de Villefalliers, possédaient aussi la haute justice, relevant du comté de Beaugency - Cette paroisse comptait alors 500 habitants".
"En 1869, Jouy-le-Potier compte 744 habitants, y compris ceux des châteaux et hameaux du Lude, du Vigel, du Coudray, de Villefalliers - La poste est à Cléry".
"Les paroisses limitrophes sont : Mézières, la Ferté, Lailly, Cléry, Ardon, Ligny, Dry".
"L'église, fut reconstruite au XVème siècle, sous le vocable de la Saint-Pierre, mais les premières assises sont du style roman primitif -Elle a 30 mètres de longueur sur 7 mètres 60 de largeur et peut contenir 400 personnes".
"En 1869, un architecte est chargé de diriger dans l'église d'important travaux de restauration, qui doivent coûter 9 000fr".
"Le presbytère appartient à la commune - L'école des garçons est dirigée par un instituteur, L' école des filles dirigée par les religieuses de Saint-Aignan".
"Il y a une chapelle domestique au château du Lude, ainsi qu'au château de Villefallier - Les confréries du Saint-Sacrement, de la Sainte Vierge, de Saint-Roch, les Fêtes de Corps d'Etat, sont établis dans cette paroisse - Les religieuses des écoles vont secourir les malades à domicile".
On peut lire dans le Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 ce qui suit :
"Jouy-le-Potier : Du nom latin latin "Joiacum", comme s'appelait cette localité au XIIème siècle, on a fait "Jouy" dans les temps modernes. L'affixe de Potier rappelle la première industrie de l'endroit, celle de la poterie, disparue il y a deux ou trois cents ans".
"Tout ceci indique une très haute origine que confirme l'acte par lequel Clovis fit don de l'église de Jouy à l'abbaye de Saint-Mesmin dont elle dépendit jusqu'à la Révolution".
"On note comme seigneur de Jouy : le maréchal de la Châtre ; Foubert, chancelier de la reine de France ; Paul Tuffany, écuyer, qui fit bâtir, en 1655, une chapelle au château de Cendray ; enfin, au XVIIIème siècle, Thoynard, fermier général".
"Au Moyen Âge, le seigneur de Cendray et de Jouy-le-Potier, s'appelait Guillaume Trenchelion - Il prit une part active aux luttes des Armagnacs et des Bourguignons".
"Au XVIIIème siècle, le domaine de Cendray était la propriété du sieur Pierre Arnault de la Briffe, chevalier, vicomte de Bary, président du grand conseil - Le vicomte de Bary le vendit, en 1779, à Martin-Paul-François de Lange, qui fut, de ce fait, le dernier seigneur de Cendray et de Jouy-le-Potier".
"Après la Révolution, la propriété revint à sa petite-fille, Marie-Thérèse-Delphine de Lange, qui l'apporta en dot à Eugène-François-Augustin de Gauvignon de Basonnière - Son fils, Ernest-Marie de Gauvignon de Basonnière, est aujourd'hui le châtelain de Cendray dont la terre a une étendue de douze cents hectares comme à la fin du XVIIème siècle - Le parc et les étangs sont dignes d'être notés".
"Le château de Cendray à été restauré en 1853 - Il n'a rien de particulier ; mais M. de Basonnière, qui est un érudit, possède une remarquable collection d'anciennes cartes, de vieilles estampes, de parchemins et de livres d'amateurs des siècles passés".
"Le château de Montour, de construction récente, coquet et élégant, appartient à M. de Loynes, baron du Houlley, dont la famille est d'origine normande".
"Le château du Lude, à M. Bastide, remonte à l'époque romaine".
"La famille Bastide, est venue, au Xème siècle, de Florence pour s'installer à Saint-Chamond, puis à Lyon, où elle fonda ses manufactures de soieries - Anoblie par le roi Louis VII le Jeune, elle prit le nom de Gayot de Bastide et, au XVème siècle, celui de Guyot de Bastide - Elle alla, à cette époque, s'établir dans le Limousin - C'est en 1573 que le château, les terres et le village de la Bastide passèrent, à la mort de Pierre de Bastide, à la branche cadette".
"Etablies sur pilotis très anciens, dans une pièce d'eau, les constructions actuelles ont dû être édifiées sur les restes du château qui fut assiégé et pris par les huguenots au XVIème siècle".
"Le domaine, jadis considérable, a passé successivement entre les mains des familles de Beauvilliers, de la Rable, d'Egrot, d'Hallot et de Bastide - Chipéric et Charles Martel avaient accordé, en 726, la dîme de Chaumont aux seigneurs du Lude, pour avoir "en bons chevaliers protégé l'église de Chaumont contre les Infidèles".
"Au commencement du XVIIème siècle, la terre du Lude fut érigée en vicomté au profit de César de la Rable".
"A côté du château est une chapelle dédiée à Sainte Corneille - Elle est devenue un but de pèlerinage pour les enfants atteints de maladie de langueur - On les y amène de vingt lieues à la ronde".
"La fontaine du château avait sa divinité : Cornélia, dont le culte païen aurait été remplacé au IIIème siècle par le culte chrétien".
"Le château de Villefalier est de vieille renommée - Détruit par les guerres de religion, il a été reconstruit, en 1705, sur l'emplacement du château actuelle - Ce dernier, fait en 1875-1879 par M. de Morandière, le restaurateur du château de Blois, a deux pavillons magnifiques - La tour d'angle renferme l'escalier".
"Les châteaux du Cendray, du Lude et de Villefalier étaient, jadis, rattachés au comté de Beaugency ; les fiefs de Vignelle et de Villemorais relevais de la seigneurie de Cléry".
"L'église contient plusieurs épitaphes : celles de deux notaires de Jouy (1583 et 1638) ; de Barthélémy Thoinard, châtelain des Gaschatières (1752), dans une chapelle à droite en entrant ; dans la chapelle de gauche est l'épitaphe de Messire Sébastien-François Bigot, vicomte de Morogues, chevalier de Saint-Louis, lieutenant général des armées navales de France, ancien inspecteur général de l'infanterie et de l'artillerie de marine, décédé en son château de Villefalier le 26 aoùt 1781".
"Cette église, qui fut brûlée par les protestants, en 1562, a été restaurée en 1567 - Elle n'a pas de piliers, mais son portail roman est remarquable - Elle possède un retable Renaissance provenant de l'ancienne chapelle XVIIème siècle du château de Cendray et un reliquaire doré de style flamboyant provenant de l'ancien tabernacle de la chapelle de la Visitation d'Orléans, faubourg Bannier - Ce reliquaire a été donné, vers 1820, à l'église de Jouy".
"Il existe une chapelle dans le transept qui a été construite, en 1863, par le baron de Morogues, châtelain de Villefalier".
"On a découvert, sur le territoire de la commune de Jouy-le-Potier, des restes de substructions, des médailles aux effigies des empereurs romains, des meules en pierre particulières à la région de Jouy et remontant à l'époque gallo-romaine - Enfin, on admet qu'il y eut primitivement un temple païen consacré à Jupiter".
On peut lire dans l'Indicateur Général du Loiret de 1926 ce qui suit :
"Ce pays était il y a longtemps célèbre par ses fabriques de poterie - Eglise intéressante - Porche du XIème siècle".
On peut lire dans Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 ce qui suit :
"Le Lude : à Jouy-le-Potier, accès non autorisé, invisible de la route - A l'extrémité d'une longue allée boisée, le château du Lude surgit comme en conte de fée - Au coeur de la forêt solognote, il se mire dans l'eau qui l'entoure de toutes parts, son accès est gardé par une poterne à pont-levis très médiévale malgré ses restaurations - Cette porte s'ouvre sur une cour au fond de laquelle s'élève un pavillon Renaissance qui sert d'habitation - Le château, de fondation très ancienne, remonte à l'époque romaine - Ce domaine, jadis considérable, passa successivement aux familles de Beauvilliers, de la Rable, d'Egrot, de Hallot et de Bastide - A côté du château, une fontaine avait sa divinité, Cornélia, devenue aux temps chrétiens Sainte Cornelie en l'honneur de laquelle fut élevée une chapelle ; son pèlerinage, très suivi autrefois, guérissait les enfants".
Curiosités : L'église Saint-Pierre, restaurée au XVIIème siècle, possède un choeur datant de 1669 et un remarquable portail roman plein cintre.
Les châteaux du Lude de l'époque gallo-romaine ; de Villefalier construit de 1875 à 1879 ; de Vignelles datant de 1885 ; de Montour date du XIXème siècle.
Plusieurs fermes et une grange aux dîmes du XVIIIème siècle.
Vestiges d'une tuilerie su XIXème siècle à Cendray.
La maison de la Fontaine.
Ressources : Zone industrielle : moyennes entreprises - Territoire très boisé dont le bois Renault et celui du Bignon.
Animations et loisirs : Autrefois : Fête patronale : Saint-Pierre, le dimanche qui suit la Saint-Pierre en juin - Marché, le mercredi - Aujourd'hui : Pêche, dans les nombreux étangs - Chasse.
Hameaux : Beauregard - La Bichardière - La Jumellerie - La Roiterie - La Saugerie - Le Chenil - Le Moulin - L'Etoile - Les Chicardières - Les Ormeteaux - Route de la Ferté - Villemoret - Fermes : Bel-Air -Bellevue - Cendray - La Bichardière - La Borde - La Brosse - La Chardonnière - La Courtinière - La Giraudière - La Jumellerie - La Lotière - La Touche - La Venotière - Le Grand-Chevigny - Le Petit Chevigny - Le Petit Cendray - Les Champs Perdus - Les Coudreaux - Les Essarts - Les Petits Coudreaux - L'Espère - L'Isolette - Notre-Dame des Bruyères - Vignelles - Villefalier - Villemoret - Villoiseau - Châteaux : Bois-du-Roy - Cendray - Le Lude - Montour - Vignelles - Villefalier - Villemoret - Villa "La Pigerie".
Bibliographie : Les Hommes Illustres de l'Orléanais, Biographie générale des trois départements du Loiret, d'Eure-et-Loir et Loir-et-Cher, publiée par MM. C. Brainne, J. Debarbouiller, Ch.-F. Lapierre, Tome Second, 1852 - Recherches Historiques sur l'Orléanais de l'abbé Patron de 1870 - Almanachs du département du Loiret de 1882 et de 1908 - Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 - Dictionnaire des Communes de 1926 - Indicateur Général du Loiret de 1926 - Annuaire général d'Orléans et des communes du Loiret de 1938 - Indicateur Général du Loiret de 1955 - Paroisses et Communes de France, Loiret de 1982 - Guide Pittoresque du Voyageur en France, le Loiret de 1993, réédition de 1838 - Châteaux & Manoirs de l'Orléanais de 1997 - Divers Sites Internet - Bulletins municipaux - Dépliants communaux - etc....