COMMUNES  DU  LOIRET

- COMMUNE - OLIVET -

 

- Olivet - 45160 - Chef-Lieu de Canton  -

- Habitants - Les Olivetins -

1877   2 195 hectares   3 663 habitants
1906   ""   3 780 habitants
1926   2 195 hectares   3 697 habitants
1936   ""   4 050 habitants
1954   2 195 hectares   5 630 habitants
1990   2 339 hectares   17 572 habitants
1999   ""   19 195 habitants

  Distance d' Orléans : 4 kilomètres -

Cours d'eau : Rivière : le Loiret -

Ruisseaux : l'Archer, l'Azin, le Bras des Montées, le Bras de Bou, le Dhuy et le Couasnon

Olivet : qui évoque le Mont des Oliviers, est une commune fort étendue désignée autrefois sous le vocable de Saint-Martin-du-Loiret, puis sous celui de Saint-Martin-d'Olivet, mais qui finit par l'emporter sur le bourg primitif, parce que situé sur la voie antique Orléans-Limoges, puis à partir du XIIIème siècle sur la voie Orléans-Bourges par la Ferté-Saint-Aubin -   Nombreuses maisons de plaisance sur les rives du Loiret installées dès le XVIIème siècle par les classes aisées d'Orléans, leur fonction étant de servir de résidence de campagne - Château de la SourceLord Bolingbroke, ministre anglais, de 1720 à 1734 vint passer une partie du temps pendant lequel la disgrâce l'exila d'Angleterre - Voltaire, qu'il invita, lui lut sa "Henriade" -  En 1815, le Maréchal d'Eckmühl y établit son quartier général.

Patrie de Gentien Hervet, docteur en Sorbonne 1509-1584, grand vicaire de Noyon et d'Orléans qui s'illustra au concile de Trente.

Le Vin autrefois renommé, a été célébré par le poète Simon Rouzeau  dans son "Hercule Guespin".

" Le bon vin d'Olivet net, couvert, fort de reins

Doit être tenu cher entre tous les bons vins".

Le 5 février 1563, le Duc  François de Guise campa à Olivet, il était installé dans la  maison de Caubray pour organisé le siège d'Orléans pendant les guerres de religions. Le 18 février, il fut blessé de trois balles dans l'épaule  par Poltrot de Méré près du pont Saint-Nicolas sur les bord du Loiret, à 1500 mètres de sa maison, il tomba sur l'encolure de son cheval en murmurant : "L'on me devait celle-là, mais je crois que ce ne sera rien". Il mourut six jours après, le 24 février de la même année.

Le 2 mars 1593, Catherine de Médicis  rencontre la princesse de Condé, sur les bords de la Loire. Après cette rencontre, le 6 mars, le prince de Condé prisonnier des catholiques et M. de Montmorency, prisonnier des huguenots se rencontraient dans un pavillon élevé à la hâte sur les sables de l'Isle-aux-Boeufs. Les négociations portèrent principalement sur l'édit de janvier 1562 qui donnait la liberté de conscience aux Français et se contentait de séparer matériellement les cultes en les cantonnant, le culte huguenot dans les faubourgs, et le culte catholique à l'intérieur des villes. Condé réclamait le rétablissement de cet édit, Montmorency refusait. Après bien des va-et-vient entre Caubrey, l'Isle-aux-Boeuf et Orléans, le 12 mars, le prince de Condé  signa la paix de Caubray ou de l'Isle-aux-Boeufs au château de Caubray. Paix qui fut confirmé dix jours plus tard par la publication de l'édit d'Amboise.  

En janvier 1593 Henry IV, ayant échoué devant Rouen (siège de Rouen), revint sur la Loire et s'installa à Olivet  avec l'espoir de prendre Orléans. Comme l'avait fait le duc de Guise, il attaqua la tête de Pont-des-Tourelles. L'attaque échoua, mais jusqu'à l'été Biron (1) et les troupes royales campèrent autour du moulin de Saint-Samson. Ce furent les dernières manifestations de l'état de guerre de cette période troublée. En effet, le 27 juillet 1593, Henri IV adjurait la religion protestante.

(1) Armand de Gontaut, baron de Biron, maréchal de France, né en Périgord  en 1524, servit vaillamment Henri IV et fut tué au siège d'Epernay en 1592. Son fils Charles, duc de Biron né en 1562, maréchal de France, servit avec intrépidité la cause d'Henri IV, mais après trahison et alliance avec le duc de Savoie et l'Espagne, il fut condamné à mort et décapité dans la cour de la Bastille le 31 juillet 1602.

Curiosités : L'église Saint-Martin, très belle église romane construite entre le XIIIème et XVIème siècle fut  restaurée en 1860 et 1875, elle comprend trois travées - L'église Notre-Dame du Val, est une église moderne.

Plusieurs châteaux font la fierté d'Olivet : châteaux de la Source - de l'Archer - de l'Ardoise - de Bel-Air, de Beauséjour -  du Beauvoir - de Noras - du Poutyl - de la Fontaine avec son parc - de la Motte - etc.....

Les anciens moulins transformés en habitations attirent encore de nombreux touristes : moulins des Béchets - de la Mothe (XVème) - du Bac - de Saint-Samson - de Saint-Santin, des Tarremiers -  de Saint-Julien - etc..........

Les villas des bords du Loiret ont presque toutes chacune leur gare à bateau, qui apporte une note de romantisme - Les chemins de randonnés parfaitement entretenus, éclairés et aménagés attirent nombre de promeneurs.

Ressources : vignes, céréales, polyculture, bovins, volailles, fromages (cendré d'Olivet), andouillettes, coopératives vinicoles et fruitières (cerises, poires, prunes).

Animations et loisirs :  ville fleuri "3 fleurs" - Fête nautique début juin - Promenades pédestres - Promenade sur le Loiret, avec "Loussance" - Clubs  nautiques - Nombreuses expostions.

Hameaux : Caubray - Château de la Quetonnière - Coudray -   La Croix-Audry - La Jarry - La Maladrerie - La Pissonière - L'Armandière - Le Cormier - Le Petit-Bois - Le Val -  Les Asperges - Les Hormeteaux - Les Jésuites - L'Hôtel-Dieu - Nora - Yvremont.

Bibliographie : Indicateur Général du Loiret de 1926 et de 1955 - Annuaire général d'Orléans et des communes du Loiret de 1938 - Almanachs du département du Loiret de 1882 et de 1908 - Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 - Divers Sites Internet - Dictionnaire des Communes de 1926 - Paroisses et Communes de France, Loiret de 1982 - Guide Pittoresque du Voyageur en France, le Loiret de 1993, réédition de 1838 - Bulletins municipaux - Dépliants communaux - etc.....

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