COMMUNES DU LOIRET
- COMMUNE - ORLEANS -
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- Orléans - 45000 - Préfecture du Loiret -
- Habitants - Les Orléanais -
| 1877 | 2 105 hectares | 52 157 habitants | ||
| 1906 | "" | 68 614 habitants | ||
| 1926 | 2 105 hectares | 69 048 habitants | ||
| 1936 | "" | 73 155 habitants | ||
| 1954 | 2 708 hectares | 76 491 habitants | ||
| 1990 | 2 748 hectares | 105 111 habitants | ||
| 1999 | "" | 113 126 habitants |
Distance de Paris : 120 kilomètres - Distance de Tours :120 kilomètres
Cours d'eau : Fleuve : la Loire - Rivière : le Loiret et sa source -
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Historique :
Orléans : La possibilité de franchir le fleuve conduit l'homme à s'installer dès la plus haute antiquité en ces lieux où se situe actuellement Orléans. La ville se développe en lien étroit avec la Loire, d'abord sur la rive droite, le long du fleuve, puis au nord vers Paris.
Anciennement "Genabum", ville gauloise prise par César en 52 avant Jésus-Christ, qui mentionne l'incendie des portes de la ville et de ses rues étroites.
Au IIIème siècle, la ville pris le nom d' "Aurelianis" et c'est vers cette époque que fut construit le "castrum" (enceinte quadrangulaire), qui commande encore de nos jours la configuration de la vieille ville.
Orléans devint évêché à partir du VIème siècle sous Clodomir (511-558) (fils de Clovis et de Clotilde), roi d'Orléans, mort à Vézeronce Isère, en combattant les Bourguignons. Ses enfants furent mis à mort par leurs oncles Clotaire et Childebert.
Le pouvoir de l'évêque redevint prépondérant au VIIIème siècle, avec Théodulphe (788-845), qui reçoit l' empereur Charlemagne à Orléans le 5 juin 800. Théodulphe fonda les écoles épiscopales monastiques et presbytérales pour les paroisses rurales. Il marqua donc l'apogée de la prospérité de la ville à l'époque carolingienne.
Orléans était alors une ville très importante où les rois se faisaient sacrer. Des conciles y étaient convoqués. Les monnaient royales y étaient frappées.
Hugues Capet (941-996), roi et comte d'Orléans, pour confirmer sa légitimité contestée par les partisans de Charles de Basse-Lorraine et assurer sa succession, obtiendra de l'archevêque de Reims, qu'il vienne à Orléans le sacrer conjointement avec son fils Robert, âgé alors d'environ quinze ans. La cérémonie se déroule dans la cathédrale Sainte-Croix, qui est encore celle de Théodulphe, le 25 décembre 987. En 987, Orléans relevait donc du domaine royale, juste avant les incursions normandes et sa destruction par un incendie en 989.
Robert Le Pieux, le plus orléanais des rois, né autour de 970-972, a été baptisé et sacré à Orléans. Il résidera le plus souvent dans notre ville. Il va mériter son surnom de "Pieux", par les fondations et reconstructions d'églises qui illustrent son règne, surtout après le terrible incendie de 989. Il poursuit la reconstruction de la cathédrale Sainte-Croix déjà entreprise par son père et l'évêque Arnoul 1er. Sa grande oeuvre est la reconstruction de l'abbatiale Saint-Aignan, dans laquelle il fera transférer les reliques du Saint en 1029. Il en était l'abbé laïc et tous les rois de France le seront après lui.
A l'époque capétienne, Orléans fut la capitale d'un comté puis d'un duché tenu en apanage par la maison de Valois-Orléans. La famille de Valois-Orléans accèdera au trône de France par Louis XII puis François 1er.
Le 3 août 1108, Louis VI Le Gros est le dernier roi sacré dans la cathédrale d'Orléans par l'archevêque de Sens, Daimbert, ce qui entraînera les protestations de l'archevêque de Reims qui considèrait le sacre des rois comme un de ses privilèges. Bien qu' Orléans reste pour Louis VI une résidence de prédilection, Paris, dont il a privilégié les marchands, l'emporte désormais dans ses préoccupations. C'est avec l'abbaye de Saint-Denis que se nouent les liens privilégiés. Désormais, ce n'est plus l'abbaye Saint-Benoît de Fleury qui est considérée par la papauté comme "chef de toutes les églises du royaume", mais sa grande rivale parisienne.
L'importance de la ville ne se démentira pas du XIIème au XIVème siècles, comme en témoignent dans différents domaines, l'activité de l'association des "marchands fréquentant la Loire". Une première accrue de l'enceinte de la ville (1300-1330), et la transformation de ses écoles en universités (1306) de droit qui sera un foyer de l'humanisme. Ses universités faisaient partie des université les plus importantes du Royaume.
En 1344, Orléans fut érigée en duché pour Philippe de Valois, puis pour Louis d'Orléans, frère de Charles VI. Après l'assassinat de ce dernier, en 1407, la ville se mit en état de défense contre l'attaque anglaise.
Jeanne d'Arc et ses compagnons, (Jean Dunois (1403-1468), surnommé le "Bâtard", fils naturel de Louis d'Orléans et frère de Charles VI - Gilles de Retz ou Rais (1404-1440), maréchal de France - Etienne de Vignole dit La Hire (1390-1444), capitaine français - Jean Poton de Xaintrailles ou Saintrailles, mort en 1461, vaillant capitaine de Charles VII et ami de La Hire) reprirent les Tourelles aux anglais. Le 8 mai 1429 les Anglais levèrent le siège de la ville. Jeanne devint ainsi : "La Pucelle d'Orléans". La libération d'Orléans devait marquer un tournant dans la guerre de cent ans. Après la mort Jeanne, brûlée vive à Rouen, ses valeureux compagnons continueront la lutte pour "bouter" hors de France les Anglais. Cette dernière fut "Réhabilitée" en 1456 - "Béatifiée" en 1909 - Canonisée le 16 mai 1920.
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La ville agrandit encore son territoire en enfermant Saint-Aignan dans l'extension de sa 3ème enceinte de 1466 à 1480, puis en construisant de 1485 à 1555, la 4ème enceinte celle qui enferma Saint-Euverte et dont le tracé est occupé aujourd'hui par les boulevards extérieurs. C'est vers 1831-1832, que les murailles commencèrent à tomber, la ville se sentant bien à l'étroit entre ces murs et le temps de la paix semblant être revenu.
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De Genabum, comptoir gaulois en territoire Carnute, au port florissant du XVIIIème siècle ouvert sur les Antilles et l'industrie du sucre, Orléans est une ville d'échanges commerciaux et de convergence des cultures. Ainsi, prestigieux centre intellectuel sous le règne de Charlemagne, ses écoles deviennent universités au Moyen-Âge.
Son statut de ville royale l'a placé au coeur de toutes les convulsions de l'histoire du royaume de France dont le fait d'armes le plus illustre demeure sa délivrance par Jeanne d'Arc en 1429.
Aux XVème et XVI siècles, la ville est l'une des plus belles de France. Eglises et hôtels particuliers s'y multiplient. Les guerres de religion troublent fortement cette prospérité. Début décembre 1560, François II, fils aîné d'Henri II et de Catherine de Médicis, né à Fontainebleau en 1544, roi en 1559, époux de Marie Stuart, nièce des Guise, est alité à l'hôtel Groslot d'Orléans (actuelle mairie). La méningite qui le frappe lui laisse peut de chance de survie. Le chirurgien Ambroise Paré propose une trépanation, mais la reine mère, Catherine de Médicis, juge l'opération inutile.
Le roi François II est arrivé à Orléans le 18 octobre. La population lui a réservé un triomphe. Le souverain est entré à cheval par la porte Bannier sous un dais en drap d'or porté par quatre échevins. L'artillerie a tiré cinquante coup de canon. Mais ce faste ne peut cacher la fragilité du souverain. Depuis la mort accidentelle de son père Henri II, fils de François 1er et de Claude de France, deux grandes familles, les Guise, catholiques, et les Bourbon-Condé, protestants, s'affrontent pour le pouvoir sur fond d'antagonisme religieux. Pour arbitrer ce conflit, le roi âgé de 15 ans, a convoqué les états généraux à Orléans. A partir de novembre, les Grands du royaume investissent la ville et les complots vont bon train. Les Guise obtiennent du roi l'arrestation du prince de Condé. Le 17 novembre François II tombe en syncope à l'église des jacobins. Au soir du 6 décembre 1560, lorsque le roi meurt, Catherine de Médicis passe un accord de dernière minute avec Antoine de Bourbon et elle devient régente tandis que Bourbon est nommé lieutenant-général du royaume et Condé libéré. Les Guise perdent la main. Mais rien n'est réglé sur le fond. Les guerres de religion se profilent à l'horizon.
Du 13 décembre 1560 au 31 janvier 1561, une semaine après la mort de François II, les états généraux se réunissent enfin. Pour se faire on a construit à leur usage un hangar de charpenterie sur la place de l'Etape. Le désaccord fondamental des participants de ces réunions fait, que les états généraux d'Orléans sont un échec.
Le 1er avril 1562, d'Andelot s'empare de la porte Saint-Jean et le lendemain, Condé fait son entrée dans la ville à la tête de 2000 cavaliers. La ville devient la place d'armes et la capitale du parti huguenot. A l'automne, Condé essaie de gagner la Normandie pour recevoir l'aide de ses amis Anglais, mais le 19 décembre Guise le bat à Dreux, le capture et le remet à la garde de la régente. François de Guise traverse la Loire à Beaugency pour attaquer de la rive gauche, ce "terrier" où les "renards" protestants se sont retirés.....
Le 5 février 1563, Guise dresse son camp à Olivet, en face d'Orléans défendu par François d'Andelot, frère de l'amiral Gaspard de Coligny. Disposant de quelque 20 000 hommes et de 32 batteries d'artillerie, il s'empare le 8 février du Portereau, le 9 des Tourelles et se prépare à l'assaut d'Orléans pour le 19. Mais le 18, il est atteint d'un coup de pistolet et il meure à l'âge de 44 ans le 24 février 1563.
Le 24 Août 1572, la tragédie de la Saint-Bartélémy fera couler le sang à flot. C'est dans l'horreur de ce massacre que l'Amiral Gaspart II de Coligny, chef des protestants, seigneur de Châtillon à l'est du département, trouve la mort. Le protestantisme orléanais est décimé. Le bilan de l'horrible tuerie est estimé entre 800 et 1000 victimes pour la ville. Les biens orléanais de Coligny sont attribués à Catherine de Médicis, à titre de duchesse d'Orléans. Après 1572, même s'il ne disparaît pas complètement, le protestantisme orléanais ne pourra jamais retrouver son dynamisme d'avant la Saint-Barthélémy. La ville ne retrouvera sa prospérité qu'au XVII siècle.
Au XVIIème et XVIIIème siècles, Orléans était une ville à l'économie florissante grâce à de nombreuses manufactures : textiles, raffinerie de sucre, céramique, vinaigrerie, etc... et au négoce.
Au XIXème siècle, c'est la fin de la navigation sur la Loire, concurrencée par d'autre moyen de communication qui marquera le déclin économique de la ville. L'arrivée du chemin de fer bouleverse l'économie de la ville. Le port du Châtelet voit son trafic diminuer pour ne plus fonctionner du tout, malgré la construction du prolongement du canal d'Orléans de Combleux à Orléans entre 1908 et 1921, ce qui intervient un peu tard. Le canal est déclassé en 1954.
En 1815, à la chute de Napoléons 1er, les Prussiens occupent la ville.
En 1871, la deuxième armée de la Loire commandée par Alfred Chanzy, (1823-1883), général français, qui se distingua par sa belle retraite de Vendôme au Mans, livra de durs combats contre l'envahisseur Prussien et ses alliés. Ces combats se déroulèrent autour d'Orléans et dans les faubourgs du nord de la ville.
La seconde guerre mondiale frappe Orléans de plein fouet. De part sa position géographique, la ville, située sur la boucle de la Loire, s'est retrouvée dans le point de mire des bombardements. Bombardée à de nombreuses reprises par les Allemands en avril, mai juin 1940, puis par les alliers Anglo-américains au cours de la campagne de bombardements qui précède et suit le débarquement de Normandie, afin de désorganiser l'armée allemande. Seuls la gare de triage de Fleury-les-Aubrais et les ponts étaient "théoriquement" visés , mais l'imprécision des bombardements fait que le coeur et les faubourgs de la ville furent durement touchés. Les destructions sont nombreuses. Le 16 août 1944, Orléans est enfin libérée par les troupes du général Patton. Après la guerre, Orléans s'engage dans une vaste opération de reconstruction et se développe au sud de la Loire avec la création du quartier de La Source.
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Les limites de la ville entre Orléans et Saint-Jean-le-Blanc à proximité de l'extrémité sud du pond d'Orléans, ont été modifiées à deux reprises pour des questions d'octroi par les ordonnances des 26 juin 1822 et 28 octobre 1832.
- En raison du déplacement du lit de la Loire, la loi du 19 juin 1911 rattache à Saint-Jean-le-Blanc 28 ha faisant partie de l'ile-Charlemagne appartenant à Oléans.
- Par arrêté préfectoral du 26 avril 1962, le domaine de la Source 718 ha, est détaché de Saint-Cyr-en-Val et rattaché à Orléans à compter du 01/08/1962.
Lorsque la France colonise l'Amérique, dans un immense territoire étendu de l'embouchure du Mississipi aux grandes plaines du Nord, le territoire conquis de la Nouvelle-France est fondé. La capitale en Louisiane est peuplée de Français est baptisée Nouvelle Orléans en hommage à la ville royale. Les Cajuns chassés du Nord-Est par les troupes anglaises, s'y réfugièrent lors de la prise du Canada par les Anglais. La nouvelle ville conserve aujourd'hui encore son nom par rattachement à son passé français, tout comme le Canada francophone possède l'Île d'Orléans, face à Québec.
Division Cantonale :
Avant 1970, Orléans était divisée en 5 cantons : ancien canton d'Orléans-Est - ancien canton d'Orléans-Ouest - ancien canton d'Orléans Nord-Est - ancien canton d'Orléans Nord-Ouest - ancien canton d'Orléans-Sud.
Aujourd'hui, depuis le 1er janvier 1973 : Orléans est divisé en 6 cantons.
Canton d'Orléans-Bannier : 19 656 habitants.
Canton d'Orléans-Bourgogne : 17 031 habitants.
Canton d'Orléans-Carmes : 17 932 habitants.
Canton d'Orléans-La Source : 21 370 habitants.
Canton d'Orléans-Saint-Marc-Argonne : 17 701 habitants.
Canton d'Orléans-Saint-Marceau : 19 436 habitants.
Les chiffres de la population ci dessus ont pour référence ceux du recensement de 1999.
Curiosités civiles:
Enceinte gallo-romaine : dont les restes du IVème siècle, sont visibles près de la cathédrale , ainsi que dans le mur de construction des anciennes vinaigreries Dessaux, près de la Loire et, dans les jardins de l'évêché.
La place du Martroi : Martroi serait dérivé de "Martyrium"- Lieu destiné aux supplices infligés aux coupables - Coeur symbolique de la cité, elle comporte en son centre la statue équestre monumentale de Jeanne d'arc posée, dont l'inauguration se fera le 8 mai 1855. C'est une oeuvre de Foyatier. Elle représente la "Pucelle d'Orléans" à cheval, l'épée baissée, comme pour remercier Dieu des succès remportés sur les Anglais. Les Bas-Reliefs de la statue, sculptés par Vital Dubray, évoquent l'épopée de Jeanne d'Arc. Elle remplacera la statue de Gois qui était en place depuis 1804, et qui est actuellement située au sud de la Loire, sur le quai du Fort des Tourelles. Sous la statue équestre, dans le parc auto, on découvre l'ancienne porte Bannier ou "Bernier". Cette porte sera déplacée lors de la construction de la quatrième enceinte dont les travaux durèrent de 1483 à 1555, c'est à dire dans les dernières années du règne de Henri II. La porte Bannier sera elle achevée en 1490. Elle sera donc reportée à la place "Bannier", actuelle place Gambetta, près de l'église Saint-Paterne qui se retrouve intra-muros. La rue Bannier, située sur la route de Paris prendra alors une grande importance et ceci pendant près de quatre cents ans. La percée de la rue de la République vient changer la physionomie de la place du Martroi. En effet, en 1843, inauguration de la ligne de chemin de fer Paris-Orléans. Dès cette date, la question se pose de percer une voie qui permettrait aux voyageurs d'atteindre directement la place du Martroi. le percement de cette rue, fut entrepris le 27 décembre 1894. Lors de son inauguration, à l'aube de 1900, les Orléanais chantonnaient, par un esprit guépin cette fredaine : "Sur son beau gros cheval d'airain - Toujours en selle - Elle interroge l'espace en vain - Jeanne la Pucelle - C'est qu'elle attend depuis 20 ans - Je l'déclare - Elle l'attendra encore longtemps - La rue de la Gare" - Cette nouvelle rue longue de 388 mètres et larges de 17 mètres est devenue un axe incontournable de la ville.
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La Gare d'Orléans - 1843- 1900 - sera remplacée par la "nouvelle" gare qui sera quant à elle, achevée le 16 octobre 1902, place Albert 1er - Remplacée à son tour soixante ans plus tard, en 1965, par la deuxième "nouvelle gare" - La naissance dans les années 1980 de la place d'Arc et de son centre commerciale la cachera aux yeux de tous.... En 2005, coup de théâtre, la troisième gare d'Orléans se voit elle aussi démolie pour faire place à une autre future gare. Orléans se sera donc offert le luxe de posséder quatre gares différentes entre l'arrivée du chemin de fer en 1843 et l'année 2006.
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L'hôtel Groslot - place de l'Etape - construit entre 1549 et 1555 par Jacques Androuet du Cerceau, pour Jacques Groslot, bailli d'Orléans, dont le fils Jérome Groslot lui-même bailli d'Orléans trouvera la mort à Paris où il s'était réfugié lors de la Saint-Barthélémy le 24 août 1572. François II y mourut en 1560, Charles IX, Henri III et Henri IV y séjournèrent. Initialement constitué d'un corps de bâtiment central, cet édifice fut agrandi au XIXème siècle par l'architecte Delton de deux ailes dont l'appareil de briques, et de pierres respecte le style de la construction antérieur. L'hôtel fut restauré en 1850. C'est en 1790 que l'hôtel Groslot devint l'Hôtel de Ville et ce, jusqu'en 1981. Aujourd'hui, ses luxueux salons, remaniés au XIXème siècles par Delton dans le style de la Renaissance, servent de cadre aux réceptions municipales officielles. On peut remarquer : l'ancienne salle du conseil municipal avec ses fauteuils et tables recouverts de cuir de Cordou - Dans la salle des mariages qui est de toute beauté, un tableau de Dupuis illustre la mort de François II - Le mobilier Louis XVI dans le petit salon - Dans le grand salon, une ravissante statue due à Marie d'Orléans, montre Jeanne d'Arc à cheval évitant un soldat anglais blessé au sol. Les deux jolies portes à cariatides attribuées au sculpteur Jean Goujon, ainsi que la statue au centre de l'escalier d'honneur de Jeanne d'Arc en prière due à la princesse Marie d'Orléans fille de Louis-Philippe qui en fit dont à la ville en 1841.
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L'hôtel Cabu : rue Sainte-Catherine - appelé aussi "Maison de Diane de Poitiers, construit par Philippe Cabu, avocat en 1547, sur les plans de l'architecte Androuet du Cerceau. Il est l'actuel le "musée historique et archéologique de l'Orléanais". C'est un élégant édifice de l'époque Renaissance, il abrite le trésor gallo-romain trouvé à Neuvy-en-Sullias et qui constitue un ensemble unique en France.
La Maison de Jeanne d'Arc : place du Général-de-Gaulle - détruite pendant les bombardements de 1939/1945, est en fait une reconstitution fidèle de la maison de Jacques Boucher trésorier du duc d'Orléans, où, "La Pucelle d'Orléans" séjourna du 24 avril au 9 mai 1429. C'est aujourd'hui le musée Jeanne d'Arc.
Maison de la Coquille : Renaissance orléanaise.
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L'hôtel de la Motte Sanguin, angle du boulevard de la Motte Sanguin et du quai du Fort Alleaume - ancien bâtiment militaire, à l'est de la ville, près du pont René Thinat et du pont de Vierzon, sur les bords de Loire. Initialement baptisé "Motte sans Gain", ce site connut depuis 1790, de nombreuses vocations : filature de coton, minoterie; fabrique de coke et de chaux, artillerie....L'hôtel du XVIIIème siècle, classé monument historique, fut construit pour le duc d'Orléans. Cette grande demeure abîmée par le temps est entourée d'un parc paysager.
L'hôtel de la Caisse d'Epargne -
Ancien monastère bénédictins de Bonne-Nouvelle, construit en 1670 et abritant la Préfecture du Loiret depuis 1800. Il contient un escalier d'honneur en fer forgé monumental, datant de 1680 qui est inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 2005. Ne se visite qu'au cours de certaines circonstances.
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L'hôtel Pommeret : rue de la Bretonnerie - actuel Chambre régionale des Comptes.
L'hôtel de la Vieille Intendance :
L'hôtel Ducerceau :
L'hôtel de la Vieille Monnaie : rue de la Vielle Monnaie -
L'hôtel Toutin : dit : Maison de François 1er : rue Notre-Dame-de-Recouvrance - cet ancien hôtel particulier Renaissance, XVIème siècle, abrite une jolie cour intérieure avec escaliers, galeries et tourelles à encorbellement, une tourelle d'angle soutenue par une trompe sculptée.
L'hôtel des Créneaux et le Beffroi : rue Sainte Catherine, date de 1540, début XVIème siècle, ancien hôtel de ville du XVIème siècle jusqu'à 1790, ce bâtiment présente une intéressante façade dans un style à mi-chemin entre le gothique flamboyant et le style de la Renaissance. L'édifice est surmonté d'une tour rectangulaire appelée "Beffroi", du XVème siècle
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Arcades du Campo Santo : rue Dupanloup - avec sa porte monumentale date du XVIème siècle, ancien cimetière, puis en son centre construction de l'ancienne salle des fêtes démolie depuis. Il reste aujourd'hui toutes les arcades formant une vaste galerie rectangulaire gothique, avec au milieu une belle pelouse - Utilisées pour le marché médiéval, le marché au livres, fêtes de la musique etc....
L'hôtel d'Euverte-Hatte : rue du Tabour - avec sa façade Renaissance est le Centre Charles Péguy. Cet ancien hôtel particulier du XVIème siècle agrémenté d'une belle cour intérieure, abrite le Musée Charles Péguy. Il retrace la vie et l'oeuvre de cet écrivain né à Orléans en 1873.
Statue "La Baigneuse" : rue Royale - par Paul Belmondo sculpteur- 1898-1982- père de Jean-Paul, du même nom, acteur de cinéma - inaugurée le 23 juillet 1955 - non signée.
La rue Royale, percée au XVIIIème siècle en même temps que la construction du pont Royal, se trouve dans le prolongement du dit pont et elle rejoint la place du Martroi. Après les bombardements de la seconde guerre mondiale, la rue détruite en grande partie, a été restaurée et reconstruite. Les commerces ont reculés de quelques mètres, donnant ainsi naissance aux arcades actuelles, qui font tout le charme de cette rue.
Autres statues : de Paul Belmondo (Jeanne au bûcher et Jeanne bergère à Domrémy), sur le parvis de la Cathédrale, inaugurées peu après sa mort, en 1982 par Jean-Paul son fils - non signées.
Statue de Jeanne d'Arc par Gois : place de la Bascule à l'extrémité sud du pont Royal. Cette statue, inaugurée le 8 mai 1804, s'élevait sur la place du Martroi, face à la rue de Gourville qui arrivait jusqu'à la place, avant la percée de la rue de la République - En 1854, elle est transportée sur la rive gauche de la Loire, entre le Portereau du Coq et le Portereau Tudelle, pour laisser la place à La Jeanne équestre de Foyatier - Le 27 avril 1855, elle est placée à l'entrée du pont Royal et à l'entrée de la rue Dauphine, qu'elle regarde, tournant le dos à la ville et au fleuve, - Mais, elle gêne la circulation et, après avoir disparut pendant dix ans pour échapper de justesse, à la fonte des statues métalliques décrétée par le gouvernement de Vichy en 1941 (Le maire de la ville Pierre Chevalier, ayant mis à l'abri toutes les statues de Jeanne dont celle de Gois le 14 avril 1944), elle réapparaît et elle est installée à l'endroit que l'on connaît aujourd'hui, devant le n° 2 de la petite rue des Tourelles, près de la place de la Bascule - Cette fois, elle regarde sa bonne vieille ville et la Loire.
Statue de la République : place de la République - par Louis Roguet - Cette statue en en vérité une copie - En effet, elle n'échappa pas à la réquisition de 1941 - Fondue, elle devait laisser son piédestal à la Jeanne d'Arc de Gois.
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Palais de justice : rue de la Bretonnerie - façade début XIXème siècle, néo-classique, salle d'audience de la première chambre civile.
Ancien évêché : rue Dupanloup - du XVIIème siècle, devenu la bibliothèque municipale et à présent c'est une bibliothèque de quartier - bâtiments et jardins du XVIIème siècle - scultures du XVIIIème siècle au rez-de-chaussée. L'ancienne chapelle est devenue la Synagogue d'Orléans.
Ancien couvent des minimes : rue d'Illiers - du XVIIème siècle, actuellement Archives Départementales, vestiges du cloître dans le jardin.
Salle des thèses de l'ancienne université : salle rectangulaire du XVème siècle, voutée d'ogives et divisée en deux nefs. C'est le seul vestige de la grande époque universitaire de la ville.
L'Institut : place Sainte-Croix - salle de concerts
Centre hospitalier régional d'Orléans : rue Porte Madeleine - bâtiment de l'ancien hospice et pension Dubreuil construit en 1675, avec sa magnifique chapelle - ancien hôtel Dieu ouvert en décembre 1844.
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Le Pont Royal ou Georges V, du XVIIIème siècle et le plus ancien, gardé par quatre tourelles. Pose de la première pierre en 1751. La construction d'un pont monumental sur la Loire était de nature à répondre aussi bien à la commodité des habitants d'Orléans qu'au désir de magnificence, tout naturel en France en cette période ou il faisait bon vivre et où on se sentait tout heureux d'être Français. D'ailleurs, le vieux pont du moyen âge aux arcades gothiques, ne tenait plus. Pourtant ce vieux pont qui s'épaulait d'un côté aux Tourelles et de l'autre au Châtelet, nous ravirait aujourd'hui. C'est donc le 8 septembre 1751 en présence de la Giraudière, du maire , des échevins, des autorités de la ville et des ingénieurs, que fut posé solennellement la première pierre du nouveau pont ou, plus exactement, de la première culée du côté de la cité. Ce fut seulement en 1758, soit au bout de sept ans d'efforts, que les arches furent entièrement terminées. Six mois après, les trottoirs et la moitié de la chaussée étaient pavés, en juillet ils étaient livrés aux piétons, en août, la princesse de Conti, qui se rendait à Fontainebleau, passa sur la partie de la chaussée terminée. Enfin en mars 1760, la marquise de Pompadour, qui allait à Menars, chez son frère Marigny, franchit, la première un pont tout neuf et définitivement terminé, ce qui fit dire à ceux qui saluèrent son passage :"Bien solide est son pont, ce jour il a porté - Le plus lourd fardeau de la France". Il avait fallu huit ans et demi pour mener à bien cette grande oeuvre et pour que Robbé, à son arrivée de Saintonge, puisse écrire : "Je trouve, enfin, fini ce pont - Que, grâce à Hupeau, je traverse - Plus hardi que celui qu'un Perse - Osa jeter sur l'Hélespont". La lenteur relative des travaux et de son inauguration donna l'occasion aux Orléanais de "guépinisé". On connaît le vers fait avec les noms des ingénieurs : "Hupeau, Soyer, Tardif, Leroy, Peyrat, Chopine".
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Le Pont de chemin de fer, ligne Orléans-Vierzon.
Le Pont de l'Europe, dessiné par Santiago Calatrava inauguré en 2000 - etc.....
Ancienne maison coloniale - Maison de la Pomme - Maison de "Jean-d'Alibert - Anciennes maisons ou hôtels particuliers du XVIème siècle dispersés dans différentes rues de la ville - etc........
Ecole Normale d'Instituteurs - Ecole Normale d'Institutrice - Collège Sainte-Croix - Collège Saint-Aignan - etc......
Anciennes Casernes Militaires : caserne Coligny - quartier Duportail - quartier Châtillon - quartier Sonis - Quartier Dunois - quartier Louis Rossat - etc.....
Curiosités religieuses :
Cathédrale Sainte-Croix : Les origines de la basilique dédiée à la "Sainte Croix", sont peut-être moins anciennes qu'on ne pensait. La fête de la "Sainte Croix", le 14 septembre, ne fut introduite à Rome qu'à la fin de VIIème siècle, et que, pour certains auteurs, ce ne serait qu'à cette époque que le culte de la "Sainte Croix", fêtée le 3 mai, se répandit en Gaule - Le premier évêque d'Orléans, Saint-Euverte, en 378, rêva d'une croix dorée descendant sur son église, appelée Saint-Etienne, d'où le changement de nom : Sainte-Croix - Construite du XIIIème au XVIème siècle elle a été détruite par les protestants pendant les guerres de religions - Reconstruite grâce au soutien de Henri IV, qui se servit des gabelles de Blois, Bourges, Tours, pour trouver les fonds nécessaires - Il organisa le jubilé de 1600, 1300 messes seront officiées dans la cathédrale, mais le manque de moyen obligera à ce que la construction se fasse avec une lenteur édifiante - Détruite à nouveau et reconstruite au XVIIème siècle, achevée au début du XIXème siècle, elle subit les outrages de la guerre de 1939/1945, lorsque le 23 mai 1944, à 2 heures du matin, des bombes américaines tombent sur les deux tours, échancrant la couronne du dernier étage et crevant la voûte du narthex - Une autre bombe tombe sur le parvis de la cathédrale, mais elle n'explose pas - Les cloches non détruites sont descendues pour réparation - Elles ne sont remontées à leur place qu'en octobre 1968 - Les architectes Jacques Gabriel, Trouard, Legrand, Pagot se succédèrent au fil du temps pour mener à bien cette grandiose entreprise - Depuis, la cathédrale est en restauration permanente - Grand vaisseau de style flamboyant bordé de doubles collatéraux, ce qui n'est pas courant, six travées occidentales de la nef, datant de 1816, de l'architecte orléanais François Pagot qui termine également la voûte du narthex - On peut découvrir les six travées dans le choeur, et à droite du choeur neuf arcades entourées d'un déambulatoire à neuf chapelles rayonnantes fin XIIIème, ce qui en fait le plus grand déambulatoire de France, après Chartres qui en possède onze - Dans l'une de ces chapelles, on découvre une statue de Jeanne d'Arc guerrière avec, agenouillée devant elle, la statue du Cardinal Touchet. - Lambris sculptés de 1702 à 1706 dans le choeur - La chaire XIXème siècle, de Romagnési, sculpteur, avec son double escalier, ce qui n'est pas classique, possède sur le devant un soleil sculpté où le nom du Christ est écrit en Hébreux - Les stalles sont en chêne de Russie posées en 1701, enlevées pendant la Révolution et remises en place en 1938 seulement - La mosaïque circulaire est du VIIIème siècle dans la crypte - La façade occidentale XVIIIème siècle est de l'architecte Trouard - Le trésor reliquaire de Saint-Aignan XIIIème siècle et la Croix-reliquaire avec des fragments de la vraie croix du XVIIème siècle font partis du trésor - Les Grands Orgues viennent de Saint-Benoit, l'échange s'est effectué en 1821 - Les boiseries ont été restaurées par Cavaillé-coll (facteur d'orgue 1811-1899) et actuellement, l'orgue bénéficie d'une nouvelle restauration - Les vitraux sont des XIIIème et XIXème siècles - Les deux rosaces des côtés nord et sud, posées en 1679, comportent en leur centre un soleil avec, à la demande de Louis XIV, la dédicace suivante : "Nec Pluribus Impar" : "A nul Autre Pareil" - Les voûtes mesurent 33 mètres de haut, et, à la croisée des arcs au dessus du choeur, une main dorée avec trois doigts repliés, rappelle le songe de Saint-Euverte - Le nouveau portail est inauguré le 8 mai 1829 - Les tours mesurent 82 mètres de haut. La Flèche posée sous Napoléons III, de Boeswillward en 1858, quant à elle, mesure 116 mètres. Elle est surmontée d'une croix mesurant 17 mètres. La distance entre la flèche et les tours est de 34 mètres. Sur le parvis, deux sculptures de Paul Belmondo posées en 1982.
La rue Jeanne d'Arc ne fut percée qu'au XIXème siècle. En effet les plans déposés lors du grand projet "d'urbanisme" prévu au XVIIIème siècle ne devait aboutir qu'après la Révolution. Aujourd'hui, on peu goûter pleinement, d'un seul coup d'oeil, la belle façade de la cathédrale, et d'en saisir l'harmonie.
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Eglise Notre-Dame-de-Recouvrance : Construite entre 1513 et 1519. Annexe de Saint-Laurent de 1519 à 1791. Paroisse après cette date - Belle église, qui domine le quartier ouest d'Orléans, elle fut élevée sur les fondements d'une ancienne chapelle dédiée à Notre-Dame et adossée aux murs de la deuxième enceinte d'Orléans. Ce modeste oratoire était fréquenté par les mariniers habitants le quartier. "Les femmes de mariniers l'auraient eu en affection, car l'un des ports de la ville était tout proche. Au retour des bateaux, elles remerciaient la Vierge de leur avoir fait recouvrer leur époux. Lors de la construction de la quatrième enceinte de notre cité, la chapelle disparaît. Une nouvelle église plus vaste, fut bâtie en 1513 et consacrée le 14 avril 1519. Elle a été rénovée aux XVIIème et XIXème siècle. Sans transept, on peut y admirer un choeur datant du Second Empire de style Renaissance, clocher-tour latéral XVIème siècle, trois nefs, vitrail fin XVIème siècle, retable en pierre de style Renaissance. On y remarque la transition du style gothique au style renaissance. Elle a été consacrée au souvenir de la délivrance "Recouvrance" d'Orléans en 1429. La paroisse à été réunie à celle de Saint-Paul par rescrit pontifical de décembre 1953.
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Eglise et crypte Saint-Aignan : Première mention au VIème siècle. Paroisse depuis 1802. Partiellement démolie en 1567 - Saint-Aignan, le célèbre évêque d'Orléans dont l'intervention efficace, en 451, sauva notre cité de la fureur d'Attila, fut à sa mort, enseveli dans le cimetière gallo-romain situé sur l'emplacement de l'actuel cloître Saint-Aignan. Trois chapelles carrées du XVIème siècle, sacristie du XVème siècle, grandes fenêtres à remplages flamboyants, retable de 1619, orgues du XVIIIème siècle restaurées au XIXème par Cavaillé Coli. La crypte, seul reste de l'église construite de 989 à 1029 qui perdit sa nef pendant les guerres de religions. Plan du choeur, chapitaux sculptés.
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Eglise Saint-Pierre-du-Martroi : Première mention en 930. Paroisse jusqu'en 1791. Annexe de Saint-Croix depuis 1805 - La première mention d'une église "Sainte-Lée" à cet endroit date de 930. En 1187, elle était appelée Saint-Pierre-Ensentelée. On en retrouve encore mention en 1215 "Sainte-Pierre et Sainte-Lée". Le vocable de Saint-Pierre apparaît en 1187. Saint-Pierre-Ensentelée subsistera jusqu'au XIXème siècle. Détruite en 1364, lors de la guerre de cent ans, pour dégager les abords du fossé défensif. Remise en état de 1501 à 1504, elle est de nouveau ruinée et incendiée par les Huguenots en 1567. Restaurée à la fin du XVIème siècle avec des voûtes en bois, elle est consacrée le 15 novembre 1590. Retable du sanctuaire du XVIIIème siècle de Werbreicht avec toile de Restout. A la Révolution suppression de la paroisse, l'église devient magasin de fourrage. En 1805 elle est succursale de Sainte-Croix. La flèche date de 1877. La grille de la nef est du XVIIIème siècle.
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Eglise Saint-Euverte : Première mention en 840-843. Abbaye - Paroisse de 1391 à 1793 - Elle est signalée en 840-843, dans une charte de Charles-le-Chauve, comme dépendant de l'évêque d'Orléans. Paroisse de 1391 à 1793, cette ancienne abbaye et ancienne église tient son nom de Saint-Euverte, évêque d'Orléans, signalé présent au Concile de Valence en 374. L'église fut construite sous l'abbé Etienne, 1168-1176. Démolie par les Orléanais en 1358 à la venue des bandes de Robert Knolles et, fin 1428 lors du siège d'Orléans. Les travaux de réédification eurent lieu sous Charles VII et sous Louis XI qui fit enclore l'église et l'abbaye dans la troisième enceinte. la paroisse Saint-Euverte existait certainement en 1391-1393, elle portait le nom de Saint-Jean-Baptiste. Pendant les guerres de religions, elle est découverte et sa toiture incendiée en 1562 et en 1567 elle est saccagée. De la Révolution à 1837, elle subit bien des misères. L'abbaye est supprimée, elle devient tour à tour fabrique de salpêtre, filature de coton, entrepôt réel des douanes. En 1837, les Pères de la Miséricorde, prédicateurs et missionnaires, achètent l'ancien monastère et ses dépendances, puis en 1851, pour la somme de 50 000 F ils achètent l'église dont ils entreprennent la restauration. Celle-ci est bénite par Mgr Dupanloup le 22 février 1857. Expulsés en 1880, les Pères sont remplacés cette même année par les Frères-des-écoles-chrétiennes. Ceux-ci ouvrent, dans les locaux de l'ancienne abbaye, un pensionnat d'enseignement primaire et primaire-supérieur, auquel en 1893, ils adjoignent un pensionnat d'enseignement secondaire. En 1938, au départ des frères, le "Pensionnat Saint-Euverte" est acheté par l'évêché d'Orléans, il reste un établissement d'enseignement catholique. Actuellement l'église est désaffectée, elle appartient à la municipalité d'Orléans. Le manque de chauffage et de lumière, les vitraux sont occultés par de grand panneaux en bois, fait, qu'elle tombe en décrépitude. Les fresques de la chapelle des morts effectuées par Marius Chatouillat peintre Orléanais, sont dans un état déplorable. Le plan de l'église est celui du XIIème siècle, les chapiteaux sont du XIIème, le portail occidental est du XVIème et la tour du XVIIème siècle. Le pensionnat existe toujours et le lycée privé est un lycée de formation professionnelle.
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Eglise Saint-Paul et Notre Dame des Miracles : Première mention en 1002. Paroisse jusqu'en 1953. Démolie en 1940 - Si, comme le supposent les historiens, deux chapelles, Saint-Paul et Notre-Dame, existaient à l'origine dans ce quartier au XIIème siècle, ces édifices disparaissaient et sont remplacés par un unique monument. Au XIVème siècle, lors des travaux, l'autel de la Vierge noire est installé dans le collatéral sud de l'église. De 1469 à 1482, l'édifice est prolongé vers l'ouest. Une façade y est édifiée avec deux clochers d'inégale hauteur. En 1480, c'est la bénédiction du maître-autel par l'évêque François de Brilhac. En 1562, Saint-Paul est en partie ruinée par les Huguenots, la statue de Notre-Dame est brûlée. peu après c'est la reconstruction des grandes arcades, des piliers, des murs de la nef, de la façade ouest et c'est la modification du portail sud. En 1629, construction d'une chapelle dédiée au Saint-Nom-de-Jésus, actuel sanctuaire de Notre-Dame-des-Miracles, au midi de l'église. En 1652, on refait en bois les voûtes de la nef et, en 1666 celles de la chapelle de la Vierge. En 1791, la Révolution conserve la paroisse de Saint-Paul qui est désaffectée en 1794. L'église devient un magasin d'effets d'équipement. Elle est rendue au culte le 11 juin 1795. En 1803, on installe l'autel Notre-Dame-des-Miracles dans l'ancienne chapelle du Saint-Nom-de-Jésus. Elle subit plusieurs restaurations plus ou moins heureuses entre 1853 et 1921. Dans la nuit du 17 au 18 juin 1940, des bombes incendiaires détruisent l'église, l'incendie s'arrête devant la chapelle Notre-Dame-des-Miracles, qui subsiste en son entier. Un nouvel édifice est construit, il est inauguré le 16 octobre 1966, par Monseigneur Riobé, évêque d'Orléans, l'évêché décide de fusionner les deux paroisses : Saint-Paul et N.D. de-Recouvrance. Son clocher isolé date de 1629, elle comporte dans un bas coté, la chapelle Notre-Dame-des-Miracles, lieu de pèlerinage depuis le IXème siècle. Jeanne d'Arc vint remercier N.D.-des-Miracles le 8 mai 1429. On peut y admirer les fresques en céramique de l'épopée de Jeanne d'Arc ainsi que la sculpture de l'héroïne sur la façade qui sont signées de Jeanne Champillou.
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Collégiale Saint-Avit : Première mention en 535. Paroisse jusqu'en 1632. Démolie en 1667 - Appelée également Saint-Georges. De nos jours, seule l'ancienne crypte romane de Saint-Avit, redécouverte en 1852, est encore visible, dans les locaux occupés par le collège Jeanne-d'Arc.
Eglise Saint-Donatien : Première mention en 1022. Paroisse actuelle - Le culte des Saints Donatien et Rogatien a dû être introduit à Orléans, au Xème siècle, par des émigrés bretons. L'église est donc mentionnée en 1022 dans une charte de Robert le Pieux à l'abbaye de Saint-Mesmin. Elle appartient, en 1123 à Brice, évêque de Nantes. En 1178, elle est donnée par Louis VII à l'abbaye de Saint-Euverte et devient prieuré-cure jusqu'à la Révolution. L'abbé Dubois signale qu'au XVème siècle, cette église portait aussi le nom de Saint-Gratien. Après les guerres de religions, le portail, le bas-côté nord ainsi que la tour, sont reconstruits en 1650. En 1793, Saint-Donatien devient un atelier, puis en 1798, le "temple des époux". En 1863, une chapelle pour les cathéchismes est édifiée au sud de la tour et, le 6 mai 1877, Mgr Coullié inaugure le sanctuaire actuel.
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Ancienne chapelle Saint-Jacques : Première mention en 1359. Chapelle de confrérie. Désaffectée en 1777. Démontée en 1883 et partiellement remontée - Cette chapelle qui fut le siège de la confrérie des pèlerins de Saint-Jacques, fut construite après la démolition de la première enceinte d'orléans. Endommagée pendant le siège de 1428-1429, la confrérie la restaure. Détériorée par les huguenots (clocher démoli et archives brûlés) elle est, en 1760, réuni à la paroisse de Sainte-Catherine. En très mauvais état, elle est louée en 1777, à des particuliers et sert de magasin. En 1790, on y installe un dépôt de sel. Rachetée par l'Etat, elle est classée monument historique en 1849. Le 7 décembre 1880, l'Etat la cède à la ville d'Orléans qui, en mars 1883, transfère ses restes dans les jardins de la mairie, hôtel Groslot.
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Temple de l'église réformée : Lorsqu'en 1835, vint à Orléans le pasteur Jacques Rosselloty, celui-ci, dès son arrivée envisagea la construction d'un nouveau temple. On chargea l'architecte Pagot d'en établir les plans. Ce dernier s'inspira d'un édifice qu'on appelait à Gaête en Italie : "la tour de Roland". L'église de Saint-Pierre-Empont disparut avec son vieux clocher et, sur son emplacement le nouveau temple fut édifié. Après trois années de travaux, il fut inauguré. La cérémonie dura trois jours, les 2,3 et 5 mai 1939. Elle représentait l'aboutissement d'un long passé de deuils et de ruines et d'une persévérance à toute épreuves.
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Eglise Saint-Paterne : Première mention en 1115. Paroisse. Edifice actuel construit de 1876 à 1894 - Le culte de Saint-Paterne fut imposé à Orléans au Xème siècle, par les Bretons fuyant les Normands. Cette église paroissiale appelée autrefois "Saint-Pouair" fut, jusqu'à la révolution, un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Père de Chartres. Située à l'extérieur de l'enceinte d'Orléans, l'église est détruite lors des invasions anglaises en 1358 et en décembre 1428, par les Orléanais qui redoutaient que les ennemis n'en fasse une forteresse. Au début du XVIème siècle, une nouvelle église est édifiée, ainsi que la tour de brique disparue. A ce moment elle est à l'abri dans la quatrième enceinte, mais les Huguenots en 1562 et 1567 la démolissent. Les Ligueurs orléanais avec Mayenne à leur tête en 1588 enlève la toiture fraîchement remise, terrassent l'intérieur des nefs et en font un terre-plein à l'usage de canons contre la forteresse voisine de la porte Bannier. Après bien des travaux, la remise en état se termine en 1771, mais la Révolution arrive. Le prieuré est supprimé, mais la paroisse est maintenue jusqu'à la fin de l'année 1793. L'église est rendu au culte le jour de l'Ascension de l'année 1795. Elle devient bientôt le temple de la jeunesse jusqu'au Consulat. Dès 1870, l'abbé Clesse, curé de Saint-Paterne, constatant que cette pauvre église d'aspect misérable était de surcroît trop exiguë pour suffire aux besoins de la paroisse, envisage fermement la construction d'un nouvel édifice. Le 21 décembre 1862, le Conseil de Fabrique réuni en cession extraordinaire vote sa reconstruction et créé ainsi une caisse spéciale destinée à recevoir les offrandes de tous pour cette grande oeuvre. En 1863, Mgr Dupanloup venu exprès pour le prône, annonçait solennellement aux fidèles de Saint-Paterne, le projet de réédification de leur église. M. E. Vignat, maire d'Orléans, promit le concours de l'administration municipale à la condition que l'édifice projeté contribuât, par ses proportions et son architecture, à l'embellissement de la Ville. Le 9 mai 1876, eut lieu la bénédiction de la première pierre par Mgr Dupanloup lors d'une cérémonie qui fut grandiose. Le 28 novembre 1883, l'inauguration de l'église se déroule dans une ambiance de fête. Le 24 mai 1894, c'est l'inauguration de la troisième partie de l'église. La vieille tour, en très mauvais état, est alors le seul vestige de l'ancienne église. Le maire Ferdinand Rabier fait voter sa démolition en 1913 malgré une vive opposition. Pour ce faire, les cloches de Saint-Paterne, fondue par la maison Bollée à Orléans en 1802, 1816 et 1840, sont déposées à même le trottoir pendant les travaux. C'est seulement en 1930 que le nouveau porche est inauguré et béni par Mgr Courcoux.
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Eglise Saint-Pierre-le-Puellier : Première mention en 840-843. Abbaye puis, collégiale et église paroissiale. Désafectée en 1944 - Première mention d'un monastère de "Saint-Pierre-des-Filles", en 840-843. Cette abbaye de femmes, devient abbaye de chanoines, puis collégiale et église paroissiale. L'église actuelle est du XIIème siècle. Elle est très endommagée par les Huguenots en 1562, destructions des voûtes, des parties hautes de la nef et du sommet de la tour. Les voûtes sont postérieures au XVIème siècle. La paroisse disparaît en 1771. L'église vendue devient un grenier à sel. Rachetée en 1816, elle est alors annexe de Sainte-Croix et de nouveau paroisse en 1827. En 1942, elle est rattachée à la paroisse de Saint-Aignan. Le 8 juin 1944, lors du bombardement du pont de Vierzon, la toiture et les vitraux sont endommagés. L'église désaffectée est admirablement restaurée par la ville d'Orléans en 1973-1974. Elle devient, en 1976, un local d'expositions et de concerts.
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Eglise Saint-Marc : Première mention au IXème siècle. Paroisse. Edifice actuel construit de 1884 à 1886 - Cette église dont nous ignorons les origines, est citée dans une "Vie de Saint Euverte" du IXème siècle. Au XIIIème siècle, elle appartient aux Templiers puis, jusqu'à la Révolution à l'Ordre de Malte. Détruite lors des guerres anglaises, en 1358 et en 1428, elle est reconstruite à la fin du XVème siècle. De nouveau démolie cette fois par les Huguenots en 1567, elle est relevée de ses ruines par Henri III vers 1575. Au XVIIIème siècle, on lui ajoute deux bas-côtés. La paroisse est supprimée en 1791, l'église sert d'écurie pendant la Terreur et elle est rendu au culte en 1799. Son sanctuaire est