COMMUNES  DU  LOIRET

- COMMUNE - ORLEANS -

 

- Orléans - 45000 - Préfecture du Loiret -

- Habitants - Les Orléanais -

1877   2 105 hectares     52 157 habitants
1906   ""     68 614 habitants
1926   2 105 hectares     69 048 habitants
1936   ""     73 155 habitants
1954   2 708 hectares    76 491 habitants
1990   2 748 hectares   105 111 habitants
1999   ""   113 126 habitants

  Distance de Paris : 120 kilomètres - Distance de Tours :120 kilomètres

Cours d'eau : Fleuve : la Loire - Rivière : le Loiret  et sa source -

Historique :

Orléans : La possibilité de franchir le fleuve conduit l'homme à s'installer dès la plus haute antiquité en ces lieux où se situe actuellement Orléans. La ville se développe en lien étroit avec la Loire, d'abord sur la rive droite, le long du fleuve, puis au nord vers Paris.

Anciennement "Genabum", ville gauloise prise par César en 52 avant Jésus-Christ, qui mentionne l'incendie des portes de la ville et de ses rues étroites.

Au IIIème siècle, la ville pris le nom d' "Aurelianis" et c'est vers cette époque que fut construit le "castrum" (enceinte quadrangulaire), qui commande encore de nos jours la configuration de la vieille ville.

Orléans devint évêché à partir du VIème siècle sous Clodomir (511-558)  (fils de Clovis et de Clotilde), roi d'Orléans, mort à Vézeronce Isère, en combattant les Bourguignons. Ses enfants furent mis à mort par leurs oncles Clotaire et Childebert.

Le pouvoir de l'évêque redevint prépondérant au VIIIème siècle, avec Théodulphe (788-845), qui reçoit  l' empereur Charlemagne à Orléans le 5 juin 800. Théodulphe fonda les écoles épiscopales monastiques et presbytérales pour les paroisses rurales. Il  marqua  donc  l'apogée de la prospérité de la ville à l'époque carolingienne.

Orléans était alors une ville très importante où les rois se faisaient sacrer. Des conciles y étaient convoqués. Les monnaient royales y étaient frappées.

Hugues Capet (941-996), roi et comte d'Orléans, pour confirmer sa légitimité contestée par les partisans de Charles de Basse-Lorraine et assurer sa succession, obtiendra de l'archevêque de Reims, qu'il vienne à Orléans le sacrer conjointement avec son fils Robert, âgé alors d'environ quinze ans. La cérémonie se déroule dans la cathédrale Sainte-Croix, qui est encore celle de Théodulphe, le 25 décembre 987. En 987, Orléans relevait donc du domaine royale, juste avant les incursions normandes et sa destruction par un incendie en 989.

Robert Le Pieux, le plus orléanais des rois, né autour de 970-972, a été baptisé et sacré à Orléans. Il résidera le plus souvent dans notre ville. Il va mériter son surnom de "Pieux", par les fondations et reconstructions d'églises qui illustrent son règne, surtout après le terrible incendie de 989. Il poursuit la reconstruction de la cathédrale Sainte-Croix déjà entreprise par son père et l'évêque Arnoul 1er. Sa grande oeuvre est la reconstruction de l'abbatiale Saint-Aignan, dans laquelle il fera transférer les reliques du Saint en 1029. Il en était l'abbé laïc et tous les rois de France le seront après lui.

A l'époque capétienne, Orléans fut la capitale d'un comté puis d'un duché tenu en apanage par la maison de Valois-Orléans. La famille de Valois-Orléans accèdera au trône de France par Louis XII puis François 1er.

Le 3 août 1108, Louis VI Le Gros est le dernier roi sacré dans la cathédrale d'Orléans par l'archevêque de Sens, Daimbert, ce qui entraînera les protestations de l'archevêque de Reims qui considèrait le sacre des rois comme un de ses privilèges. Bien qu' Orléans reste pour Louis VI une résidence de prédilection, Paris, dont il a privilégié les marchands, l'emporte désormais dans ses préoccupations. C'est avec l'abbaye de Saint-Denis que se nouent les liens privilégiés. Désormais, ce n'est plus l'abbaye Saint-Benoît de Fleury qui est considérée par la papauté comme "chef de toutes les églises du royaume", mais sa grande rivale parisienne.

L'importance de la ville ne se démentira pas du XIIème au XIVème siècles, comme en témoignent dans différents domaines, l'activité de l'association des "marchands fréquentant la Loire". Une première accrue de l'enceinte de la ville (1300-1330), et la transformation de ses écoles en universités (1306) de droit qui sera un foyer de l'humanisme. Ses universités faisaient partie des université les plus importantes du Royaume.

En 1344, Orléans fut érigée en duché pour Philippe de Valois, puis pour Louis d'Orléans, frère de Charles VI. Après l'assassinat de ce dernier, en 1407, la ville se mit en état de défense contre l'attaque anglaise.

Jeanne d'Arc et ses compagnons, (Jean Dunois (1403-1468), surnommé le "Bâtard", fils naturel de Louis d'Orléans et frère de Charles VI - Gilles de Retz ou Rais  (1404-1440), maréchal de France - Etienne de Vignole dit La Hire (1390-1444), capitaine français - Jean Poton de Xaintrailles ou Saintrailles, mort en 1461, vaillant capitaine de Charles VII et ami de La Hire)  reprirent les Tourelles aux anglais. Le 8 mai 1429 les Anglais levèrent le siège de la ville. Jeanne devint ainsi : "La Pucelle d'Orléans". La libération d'Orléans devait marquer un tournant dans la guerre de cent ans. Après la mort Jeanne, brûlée vive  à Rouen, ses valeureux compagnons continueront la lutte pour "bouter" hors de France les Anglais. Cette dernière fut "Réhabilitée" en 1456 - "Béatifiée" en 1909 - Canonisée le 16 mai 1920.

La ville agrandit encore son territoire en enfermant Saint-Aignan dans l'extension de sa 3ème enceinte de 1466 à 1480, puis en construisant de 1485 à 1555, la 4ème enceinte celle qui enferma Saint-Euverte et dont le tracé est occupé aujourd'hui par les boulevards extérieurs. C'est vers 1831-1832, que les murailles commencèrent à tomber, la ville se sentant bien à l'étroit entre ces murs et le temps de la paix semblant être revenu.

De Genabum, comptoir gaulois en territoire Carnute, au port florissant du XVIIIème siècle ouvert sur les Antilles et l'industrie du sucre, Orléans est une ville d'échanges commerciaux et de convergence des cultures. Ainsi, prestigieux centre intellectuel sous le règne de Charlemagne, ses écoles deviennent universités au Moyen-Âge.

Son statut de ville royale l'a placé au coeur de toutes les convulsions de l'histoire du royaume de France dont le fait d'armes le plus illustre demeure sa délivrance par Jeanne d'Arc en 1429.

Aux XVème et XVI siècles, la ville est l'une des plus belles de France. Eglises et hôtels particuliers s'y multiplient. Les guerres de religion troublent fortement cette prospérité.  Début décembre 1560, François II, fils aîné d'Henri II et de Catherine de Médicis, né à Fontainebleau en 1544, roi en 1559, époux de Marie Stuart, nièce des Guise, est alité à l'hôtel Groslot d'Orléans (actuelle mairie). La méningite qui le frappe lui laisse peut de chance de survie. Le chirurgien Ambroise Paré propose une trépanation, mais la reine mère, Catherine de Médicis, juge l'opération inutile.

Le roi François II est arrivé à Orléans le 18 octobre. La population lui a réservé un triomphe. Le souverain est entré à cheval par la porte Bannier sous un dais en drap d'or porté par quatre échevins. L'artillerie a tiré cinquante coup de canon. Mais ce faste ne peut cacher la fragilité du souverain. Depuis la mort accidentelle de son père Henri II, fils de François 1er et de Claude de France, deux grandes familles, les Guise, catholiques,  et  les Bourbon-Condé, protestants, s'affrontent pour le pouvoir sur fond d'antagonisme religieux. Pour arbitrer ce conflit, le roi âgé de 15 ans, a convoqué les états généraux à Orléans. A partir de novembre, les Grands du royaume investissent la ville et les complots vont bon train. Les Guise obtiennent du roi l'arrestation du prince de Condé. Le 17 novembre François II tombe en syncope à l'église des jacobins. Au soir du 6 décembre 1560, lorsque le roi meurt, Catherine de Médicis passe un accord de dernière minute avec Antoine de Bourbon et elle devient régente tandis que Bourbon est nommé lieutenant-général du royaume et Condé libéré. Les Guise perdent la main. Mais rien n'est réglé sur le fond. Les guerres de religion se profilent à l'horizon.

Du 13 décembre 1560 au 31 janvier 1561, une semaine après la mort de François II, les états généraux se réunissent enfin. Pour se faire on a construit à leur usage un hangar de charpenterie sur la place de l'Etape. Le désaccord fondamental des participants de ces réunions fait, que les états généraux d'Orléans sont un échec.

Le 1er avril 1562, d'Andelot s'empare de la porte Saint-Jean et le lendemain, Condé fait son entrée dans la ville à la tête de 2000 cavaliers. La ville devient la place d'armes et la capitale du parti huguenot. A l'automne, Condé essaie de gagner la Normandie pour recevoir l'aide de ses amis Anglais, mais le 19 décembre Guise le bat à Dreux, le capture et le remet à la garde de la régente. François de Guise traverse la Loire à Beaugency pour attaquer de la rive gauche, ce "terrier" où les "renards" protestants se sont retirés.....

Le 5 février 1563, Guise dresse son camp à Olivet, en face d'Orléans défendu par François d'Andelot, frère de l'amiral Gaspard de Coligny. Disposant de quelque 20 000 hommes et de 32 batteries d'artillerie, il s'empare le 8 février du Portereau, le 9 des Tourelles et se prépare à l'assaut d'Orléans pour le 19. Mais le 18, il est atteint d'un coup de pistolet et il meure à l'âge de 44 ans le 24 février 1563.

Le 24 Août 1572, la tragédie de la Saint-Bartélémy fera couler le sang à flot. C'est dans l'horreur de ce massacre que l'Amiral Gaspart II de Coligny, chef des protestants, seigneur de Châtillon à l'est du département, trouve la mort. Le protestantisme orléanais est décimé. Le bilan de l'horrible tuerie est estimé entre 800 et 1000 victimes pour la ville. Les biens orléanais de Coligny sont attribués à Catherine de Médicis, à titre de duchesse d'Orléans. Après 1572, même s'il ne disparaît pas complètement, le protestantisme orléanais ne pourra jamais retrouver son dynamisme d'avant la Saint-Barthélémy. La ville ne retrouvera sa prospérité qu'au XVII siècle.

Au XVIIème et XVIIIème siècles, Orléans était une ville à l'économie florissante grâce à de nombreuses manufactures : textiles, raffinerie de sucre, céramique, vinaigrerie, etc... et au négoce.

Au XIXème siècle, c'est la fin de la navigation sur la Loire, concurrencée par d'autre moyen de communication qui marquera le déclin économique de la ville. L'arrivée du chemin de fer bouleverse l'économie de la ville.  Le port du Châtelet voit son trafic diminuer pour ne plus fonctionner du tout, malgré la construction du prolongement du canal d'Orléans de Combleux à Orléans entre 1908 et 1921, ce qui intervient un peu tard. Le canal est déclassé en 1954.

En 1815,  à la chute de Napoléons 1er, les Prussiens occupent la ville.

En 1871,  la deuxième armée de la Loire commandée par Alfred Chanzy, (1823-1883), général français, qui se distingua par sa belle retraite de Vendôme au Mans, livra de durs combats contre l'envahisseur Prussien et ses alliés. Ces combats se déroulèrent autour d'Orléans et dans les faubourgs du nord de la ville.

La seconde guerre mondiale frappe Orléans de plein fouet. De part sa position géographique, la ville, située sur la boucle de la Loire, s'est retrouvée dans le point de mire des bombardements. Bombardée à de nombreuses reprises par les Allemands en avril, mai juin 1940, puis par les alliers Anglo-américains au cours de la campagne de bombardements qui précède et suit le débarquement de Normandie, afin de désorganiser l'armée allemande. Seuls la gare de triage de Fleury-les-Aubrais et les ponts étaient "théoriquement" visés , mais l'imprécision des bombardements fait que le coeur et les faubourgs de la ville furent durement touchés. Les destructions sont nombreuses. Le 16 août 1944, Orléans est enfin libérée par les troupes du général Patton.  Après la guerre, Orléans s'engage dans une vaste opération de reconstruction et se développe au sud de la Loire avec la création du quartier de La Source.

Les limites de la ville entre Orléans et Saint-Jean-le-Blanc à proximité de l'extrémité sud du pond d'Orléans, ont été modifiées à deux reprises pour des questions d'octroi par les ordonnances des 26 juin 1822 et 28 octobre 1832.

    - En raison du déplacement du lit de la Loire, la loi du 19 juin 1911 rattache à Saint-Jean-le-Blanc  28 ha faisant partie de l'ile-Charlemagne appartenant à Oléans.

    - Par arrêté préfectoral du 26 avril 1962, le domaine de la Source 718 ha, est détaché de Saint-Cyr-en-Val et rattaché à Orléans à compter du 01/08/1962.

Lorsque la France colonise l'Amérique, dans un immense territoire étendu de l'embouchure du Mississipi aux grandes plaines du Nord, le territoire conquis de la Nouvelle-France est fondé. La capitale en Louisiane est peuplée de  Français est baptisée Nouvelle Orléans en hommage à la ville royale. Les Cajuns chassés du Nord-Est par les troupes anglaises, s'y réfugièrent lors de la prise du Canada par les Anglais.   La nouvelle ville conserve aujourd'hui encore son nom par rattachement à son passé français, tout comme le Canada francophone possède l'Île d'Orléans, face à Québec.

Division Cantonale :

Avant 1970, Orléans était divisée en 5 cantons : ancien canton d'Orléans-Est - ancien canton d'Orléans-Ouest - ancien canton d'Orléans Nord-Est - ancien canton d'Orléans Nord-Ouest - ancien canton d'Orléans-Sud.

Aujourd'hui, depuis le 1er janvier 1973 : Orléans est divisé en 6 cantons.

Les chiffres de la population ci dessus ont pour référence ceux du recensement de 1999.

Curiosités civiles:

Curiosités religieuses :