COMMUNES DU LOIRET
- COMMUNE - ORLEANS -
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- Orléans - 45000 - Préfecture du Loiret -
- Habitants - Les Orléanais -
| 1877 | 2 105 hectares | 52 157 habitants | ||
| 1906 | "" | 68 614 habitants | ||
| 1926 | 2 105 hectares | 69 048 habitants | ||
| 1936 | "" | 73 155 habitants | ||
| 1954 | 2 708 hectares | 76 491 habitants | ||
| 1990 | 2 748 hectares | 105 111 habitants | ||
| 1999 | "" | 113 126 habitants |
Distance de Paris : 120 kilomètres - Distance de Tours :120 kilomètres
Cours d'eau : Fleuve : la Loire - Rivière : le Loiret et sa source -
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Historique :
Orléans : La possibilité de franchir le fleuve conduit l'homme à s'installer dès la plus haute antiquité en ces lieux où se situe actuellement Orléans. La ville se développe en lien étroit avec la Loire, d'abord sur la rive droite, le long du fleuve, puis au nord vers Paris.
Anciennement "Genabum", ville gauloise prise par César en 52 avant Jésus-Christ, qui mentionne l'incendie des portes de la ville et de ses rues étroites.
Au IIIème siècle, la ville pris le nom d' "Aurelianis" et c'est vers cette époque que fut construit le "castrum" (enceinte quadrangulaire), qui commande encore de nos jours la configuration de la vieille ville.
Orléans devint évêché à partir du VIème siècle sous Clodomir (511-558) (fils de Clovis et de Clotilde), roi d'Orléans, mort à Vézeronce Isère, en combattant les Bourguignons. Ses enfants furent mis à mort par leurs oncles Clotaire et Childebert.
Le pouvoir de l'évêque redevint prépondérant au VIIIème siècle, avec Théodulphe (788-845), qui reçoit l' empereur Charlemagne à Orléans le 5 juin 800. Théodulphe fonda les écoles épiscopales monastiques et presbytérales pour les paroisses rurales. Il marqua donc l'apogée de la prospérité de la ville à l'époque carolingienne.
Orléans était alors une ville très importante où les rois se faisaient sacrer. Des conciles y étaient convoqués. Les monnaient royales y étaient frappées.
Hugues Capet (941-996), roi et comte d'Orléans, pour confirmer sa légitimité contestée par les partisans de Charles de Basse-Lorraine et assurer sa succession, obtiendra de l'archevêque de Reims, qu'il vienne à Orléans le sacrer conjointement avec son fils Robert, âgé alors d'environ quinze ans. La cérémonie se déroule dans la cathédrale Sainte-Croix, qui est encore celle de Théodulphe, le 25 décembre 987. En 987, Orléans relevait donc du domaine royale, juste avant les incursions normandes et sa destruction par un incendie en 989.
Robert Le Pieux, le plus orléanais des rois, né autour de 970-972, a été baptisé et sacré à Orléans. Il résidera le plus souvent dans notre ville. Il va mériter son surnom de "Pieux", par les fondations et reconstructions d'églises qui illustrent son règne, surtout après le terrible incendie de 989. Il poursuit la reconstruction de la cathédrale Sainte-Croix déjà entreprise par son père et l'évêque Arnoul 1er. Sa grande oeuvre est la reconstruction de l'abbatiale Saint-Aignan, dans laquelle il fera transférer les reliques du Saint en 1029. Il en était l'abbé laïc et tous les rois de France le seront après lui.
A l'époque capétienne, Orléans fut la capitale d'un comté puis d'un duché tenu en apanage par la maison de Valois-Orléans. La famille de Valois-Orléans accèdera au trône de France par Louis XII puis François 1er.
Le 3 août 1108, Louis VI Le Gros est le dernier roi sacré dans la cathédrale d'Orléans par l'archevêque de Sens, Daimbert, ce qui entraînera les protestations de l'archevêque de Reims qui considèrait le sacre des rois comme un de ses privilèges. Bien qu' Orléans reste pour Louis VI une résidence de prédilection, Paris, dont il a privilégié les marchands, l'emporte désormais dans ses préoccupations. C'est avec l'abbaye de Saint-Denis que se nouent les liens privilégiés. Désormais, ce n'est plus l'abbaye Saint-Benoît de Fleury qui est considérée par la papauté comme "chef de toutes les églises du royaume", mais sa grande rivale parisienne.
L'importance de la ville ne se démentira pas du XIIème au XIVème siècles, comme en témoignent dans différents domaines, l'activité de l'association des "marchands fréquentant la Loire". Une première accrue de l'enceinte de la ville (1300-1330), et la transformation de ses écoles en universités (1306) de droit qui sera un foyer de l'humanisme. Ses universités faisaient partie des université les plus importantes du Royaume.
En 1344, Orléans fut érigée en duché pour Philippe de Valois, puis pour Louis d'Orléans, frère de Charles VI. Après l'assassinat de ce dernier, en 1407, la ville se mit en état de défense contre l'attaque anglaise.
Jeanne d'Arc et ses compagnons, (Jean Dunois (1403-1468), surnommé le "Bâtard", fils naturel de Louis d'Orléans et frère de Charles VI - Gilles de Retz ou Rais (1404-1440), maréchal de France - Etienne de Vignole dit La Hire (1390-1444), capitaine français - Jean Poton de Xaintrailles ou Saintrailles, mort en 1461, vaillant capitaine de Charles VII et ami de La Hire) reprirent les Tourelles aux anglais. Le 8 mai 1429 les Anglais levèrent le siège de la ville. Jeanne devint ainsi : "La Pucelle d'Orléans". La libération d'Orléans devait marquer un tournant dans la guerre de cent ans. Après la mort Jeanne, brûlée vive à Rouen, ses valeureux compagnons continueront la lutte pour "bouter" hors de France les Anglais. Cette dernière fut "Réhabilitée" en 1456 - "Béatifiée" en 1909 - Canonisée le 16 mai 1920.
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La ville agrandit encore son territoire en enfermant Saint-Aignan dans l'extension de sa 3ème enceinte de 1466 à 1480, puis en construisant de 1485 à 1555, la 4ème enceinte celle qui enferma Saint-Euverte et dont le tracé est occupé aujourd'hui par les boulevards extérieurs. C'est vers 1831-1832, que les murailles commencèrent à tomber, la ville se sentant bien à l'étroit entre ces murs et le temps de la paix semblant être revenu.
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De Genabum, comptoir gaulois en territoire Carnute, au port florissant du XVIIIème siècle ouvert sur les Antilles et l'industrie du sucre, Orléans est une ville d'échanges commerciaux et de convergence des cultures. Ainsi, prestigieux centre intellectuel sous le règne de Charlemagne, ses écoles deviennent universités au Moyen-Âge.
Son statut de ville royale l'a placé au coeur de toutes les convulsions de l'histoire du royaume de France dont le fait d'armes le plus illustre demeure sa délivrance par Jeanne d'Arc en 1429.
Aux XVème et XVI siècles, la ville est l'une des plus belles de France. Eglises et hôtels particuliers s'y multiplient. Les guerres de religion troublent fortement cette prospérité. Début décembre 1560, François II, fils aîné d'Henri II et de Catherine de Médicis, né à Fontainebleau en 1544, roi en 1559, époux de Marie Stuart, nièce des Guise, est alité à l'hôtel Groslot d'Orléans (actuelle mairie). La méningite qui le frappe lui laisse peut de chance de survie. Le chirurgien Ambroise Paré propose une trépanation, mais la reine mère, Catherine de Médicis, juge l'opération inutile.
Le roi François II est arrivé à Orléans le 18 octobre. La population lui a réservé un triomphe. Le souverain est entré à cheval par la porte Bannier sous un dais en drap d'or porté par quatre échevins. L'artillerie a tiré cinquante coup de canon. Mais ce faste ne peut cacher la fragilité du souverain. Depuis la mort accidentelle de son père Henri II, fils de François 1er et de Claude de France, deux grandes familles, les Guise, catholiques, et les Bourbon-Condé, protestants, s'affrontent pour le pouvoir sur fond d'antagonisme religieux. Pour arbitrer ce conflit, le roi âgé de 15 ans, a convoqué les états généraux à Orléans. A partir de novembre, les Grands du royaume investissent la ville et les complots vont bon train. Les Guise obtiennent du roi l'arrestation du prince de Condé. Le 17 novembre François II tombe en syncope à l'église des jacobins. Au soir du 6 décembre 1560, lorsque le roi meurt, Catherine de Médicis passe un accord de dernière minute avec Antoine de Bourbon et elle devient régente tandis que Bourbon est nommé lieutenant-général du royaume et Condé libéré. Les Guise perdent la main. Mais rien n'est réglé sur le fond. Les guerres de religion se profilent à l'horizon.
Du 13 décembre 1560 au 31 janvier 1561, une semaine après la mort de François II, les états généraux se réunissent enfin. Pour se faire on a construit à leur usage un hangar de charpenterie sur la place de l'Etape. Le désaccord fondamental des participants de ces réunions fait, que les états généraux d'Orléans sont un échec.
Le 1er avril 1562, d'Andelot s'empare de la porte Saint-Jean et le lendemain, Condé fait son entrée dans la ville à la tête de 2000 cavaliers. La ville devient la place d'armes et la capitale du parti huguenot. A l'automne, Condé essaie de gagner la Normandie pour recevoir l'aide de ses amis Anglais, mais le 19 décembre Guise le bat à Dreux, le capture et le remet à la garde de la régente. François de Guise traverse la Loire à Beaugency pour attaquer de la rive gauche, ce "terrier" où les "renards" protestants se sont retirés.....
Le 5 février 1563, Guise dresse son camp à Olivet, en face d'Orléans défendu par François d'Andelot, frère de l'amiral Gaspard de Coligny. Disposant de quelque 20 000 hommes et de 32 batteries d'artillerie, il s'empare le 8 février du Portereau, le 9 des Tourelles et se prépare à l'assaut d'Orléans pour le 19. Mais le 18, il est atteint d'un coup de pistolet et il meure à l'âge de 44 ans le 24 février 1563.
Le 24 Août 1572, la tragédie de la Saint-Bartélémy fera couler le sang à flot. C'est dans l'horreur de ce massacre que l'Amiral Gaspart II de Coligny, chef des protestants, seigneur de Châtillon à l'est du département, trouve la mort. Le protestantisme orléanais est décimé. Le bilan de l'horrible tuerie est estimé entre 800 et 1000 victimes pour la ville. Les biens orléanais de Coligny sont attribués à Catherine de Médicis, à titre de duchesse d'Orléans. Après 1572, même s'il ne disparaît pas complètement, le protestantisme orléanais ne pourra jamais retrouver son dynamisme d'avant la Saint-Barthélémy. La ville ne retrouvera sa prospérité qu'au XVII siècle.
Au XVIIème et XVIIIème siècles, Orléans était une ville à l'économie florissante grâce à de nombreuses manufactures : textiles, raffinerie de sucre, céramique, vinaigrerie, etc... et au négoce.
Au XIXème siècle, c'est la fin de la navigation sur la Loire, concurrencée par d'autre moyen de communication qui marquera le déclin économique de la ville. L'arrivée du chemin de fer bouleverse l'économie de la ville. Le port du Châtelet voit son trafic diminuer pour ne plus fonctionner du tout, malgré la construction du prolongement du canal d'Orléans de Combleux à Orléans entre 1908 et 1921, ce qui intervient un peu tard. Le canal est déclassé en 1954.
En 1815, à la chute de Napoléons 1er, les Prussiens occupent la ville.
En 1871, la deuxième armée de la Loire commandée par Alfred Chanzy, (1823-1883), général français, qui se distingua par sa belle retraite de Vendôme au Mans, livra de durs combats contre l'envahisseur Prussien et ses alliés. Ces combats se déroulèrent autour d'Orléans et dans les faubourgs du nord de la ville.
La seconde guerre mondiale frappe Orléans de plein fouet. De part sa position géographique, la ville, située sur la boucle de la Loire, s'est retrouvée dans le point de mire des bombardements. Bombardée à de nombreuses reprises par les Allemands en avril, mai juin 1940, puis par les alliers Anglo-américains au cours de la campagne de bombardements qui précède et suit le débarquement de Normandie, afin de désorganiser l'armée allemande. Seuls la gare de triage de Fleury-les-Aubrais et les ponts étaient "théoriquement" visés , mais l'imprécision des bombardements fait que le coeur et les faubourgs de la ville furent durement touchés. Les destructions sont nombreuses. Le 16 août 1944, Orléans est enfin libérée par les troupes du général Patton. Après la guerre, Orléans s'engage dans une vaste opération de reconstruction et se développe au sud de la Loire avec la création du quartier de La Source.
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Les limites de la ville entre Orléans et Saint-Jean-le-Blanc à proximité de l'extrémité sud du pond d'Orléans, ont été modifiées à deux reprises pour des questions d'octroi par les ordonnances des 26 juin 1822 et 28 octobre 1832.
- En raison du déplacement du lit de la Loire, la loi du 19 juin 1911 rattache à Saint-Jean-le-Blanc 28 ha faisant partie de l'ile-Charlemagne appartenant à Oléans.
- Par arrêté préfectoral du 26 avril 1962, le domaine de la Source 718 ha, est détaché de Saint-Cyr-en-Val et rattaché à Orléans à compter du 01/08/1962.
Lorsque la France colonise l'Amérique, dans un immense territoire étendu de l'embouchure du Mississipi aux grandes plaines du Nord, le territoire conquis de la Nouvelle-France est fondé. La capitale en Louisiane est peuplée de Français est baptisée Nouvelle Orléans en hommage à la ville royale. Les Cajuns chassés du Nord-Est par les troupes anglaises, s'y réfugièrent lors de la prise du Canada par les Anglais. La nouvelle ville conserve aujourd'hui encore son nom par rattachement à son passé français, tout comme le Canada francophone possède l'Île d'Orléans, face à Québec.
Division Cantonale :
Avant 1970, Orléans était divisée en 5 cantons : ancien canton d'Orléans-Est - ancien canton d'Orléans-Ouest - ancien canton d'Orléans Nord-Est - ancien canton d'Orléans Nord-Ouest - ancien canton d'Orléans-Sud.
Aujourd'hui, depuis le 1er janvier 1973 : Orléans est divisé en 6 cantons.
Canton d'Orléans-Bannier : 19 656 habitants.
Canton d'Orléans-Bourgogne : 17 031 habitants.
Canton d'Orléans-Carmes : 17 932 habitants.
Canton d'Orléans-La Source : 21 370 habitants.
Canton d'Orléans-Saint-Marc-Argonne : 17 701 habitants.
Canton d'Orléans-Saint-Marceau : 19 436 habitants.
Les chiffres de la population ci dessus ont pour référence ceux du recensement de 1999.
Curiosités civiles:
Enceinte gallo-romaine : dont les restes du IVème siècle, sont visibles près de la cathédrale , ainsi que dans le mur de construction des anciennes vinaigreries Dessaux, près de la Loire et, dans les jardins de l'évêché.
La place du Martroi : Martroi serait dérivé de "Martyrium"- Lieu destiné aux supplices infligés aux coupables - Coeur symbolique de la cité, elle comporte en son centre la statue équestre monumentale de Jeanne d'arc posée, dont l'inauguration se fera le 8 mai 1855. C'est une oeuvre de Foyatier. Elle représente la "Pucelle d'Orléans" à cheval, l'épée baissée, comme pour remercier Dieu des succès remportés sur les Anglais. Les Bas-Reliefs de la statue, sculptés par Vital Dubray, évoquent l'épopée de Jeanne d'Arc. Elle remplacera la statue de Gois qui était en place depuis 1804, et qui est actuellement située au sud de la Loire, sur le quai du Fort des Tourelles. Sous la statue équestre, dans le parc auto, on découvre l'ancienne porte Bannier ou "Bernier". Cette porte sera déplacée lors de la construction de la quatrième enceinte dont les travaux durèrent de 1483 à 1555, c'est à dire dans les dernières années du règne de Henri II. La porte Bannier sera elle achevée en 1490. Elle sera donc reportée à la place "Bannier", actuelle place Gambetta, près de l'église Saint-Paterne qui se retrouve intra-muros. La rue Bannier, située sur la route de Paris prendra alors une grande importance et ceci pendant près de quatre cents ans. La percée de la rue de la République vient changer la physionomie de la place du Martroi. En effet, en 1843, inauguration de la ligne de chemin de fer Paris-Orléans. Dès cette date, la question se pose de percer une voie qui permettrait aux voyageurs d'atteindre directement la place du Martroi. le percement de cette rue, fut entrepris le 27 décembre 1894. Lors de son inauguration, à l'aube de 1900, les Orléanais chantonnaient, par un esprit guépin cette fredaine : "Sur son beau gros cheval d'airain - Toujours en selle - Elle interroge l'espace en vain - Jeanne la Pucelle - C'est qu'elle attend depuis 20 ans - Je l'déclare - Elle l'attendra encore longtemps - La rue de la Gare" - Cette nouvelle rue longue de 388 mètres et larges de 17 mètres est devenue un axe incontournable de la ville.
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La Gare d'Orléans - 1843- 1900 - sera remplacée par la "nouvelle" gare qui sera quant à elle, achevée le 16 octobre 1902, place Albert 1er - Remplacée à son tour soixante ans plus tard, en 1965, par la deuxième "nouvelle gare" - La naissance dans les années 1980 de la place d'Arc et de son centre commerciale la cachera aux yeux de tous.... En 2005, coup de théâtre, la troisième gare d'Orléans se voit elle aussi démolie pour faire place à une autre future gare. Orléans se sera donc offert le luxe de posséder quatre gares différentes entre l'arrivée du chemin de fer en 1843 et l'année 2006.
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L'hôtel Groslot - place de l'Etape - construit entre 1549 et 1555 par Jacques Androuet du Cerceau, pour Jacques Groslot, bailli d'Orléans, dont le fils Jérome Groslot lui-même bailli d'Orléans trouvera la mort à Paris où il s'était réfugié lors de la Saint-Barthélémy le 24 août 1572. François II y mourut en 1560, Charles IX, Henri III et Henri IV y séjournèrent. Initialement constitué d'un corps de bâtiment central, cet édifice fut agrandi au XIXème siècle par l'architecte Delton de deux ailes dont l'appareil de briques, et de pierres respecte le style de la construction antérieur. L'hôtel fut restauré en 1850. C'est en 1790 que l'hôtel Groslot devint l'Hôtel de Ville et ce, jusqu'en 1981. Aujourd'hui, ses luxueux salons, remaniés au XIXème siècles par Delton dans le style de la Renaissance, servent de cadre aux réceptions municipales officielles. On peut remarquer : l'ancienne salle du conseil municipal avec ses fauteuils et tables recouverts de cuir de Cordou - Dans la salle des mariages qui est de toute beauté, un tableau de Dupuis illustre la mort de François II - Le mobilier Louis XVI dans le petit salon - Dans le grand salon, une ravissante statue due à Marie d'Orléans, montre Jeanne d'Arc à cheval évitant un soldat anglais blessé au sol. Les deux jolies portes à cariatides attribuées au sculpteur Jean Goujon, ainsi que la statue au centre de l'escalier d'honneur de Jeanne d'Arc en prière due à la princesse Marie d'Orléans fille de Louis-Philippe qui en fit dont à la ville en 1841.
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L'hôtel Cabu : rue Sainte-Catherine - appelé aussi "Maison de Diane de Poitiers, construit par Philippe Cabu, avocat en 1547, sur les plans de l'architecte Androuet du Cerceau. Il est l'actuel le "musée historique et archéologique de l'Orléanais". C'est un élégant édifice de l'époque Renaissance, il abrite le trésor gallo-romain trouvé à Neuvy-en-Sullias et qui constitue un ensemble unique en France.
La Maison de Jeanne d'Arc : place du Général-de-Gaulle - détruite pendant les bombardements de 1939/1945, est en fait une reconstitution fidèle de la maison de Jacques Boucher trésorier du duc d'Orléans, où, "La Pucelle d'Orléans" séjourna du 24 avril au 9 mai 1429. C'est aujourd'hui le musée Jeanne d'Arc.
Maison de la Coquille : Renaissance orléanaise.
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L'hôtel de la Motte Sanguin, angle du boulevard de la Motte Sanguin et du quai du Fort Alleaume - ancien bâtiment militaire, à l'est de la ville, près du pont René Thinat et du pont de Vierzon, sur les bords de Loire. Initialement baptisé "Motte sans Gain", ce site connut depuis 1790, de nombreuses vocations : filature de coton, minoterie; fabrique de coke et de chaux, artillerie....L'hôtel du XVIIIème siècle, classé monument historique, fut construit pour le duc d'Orléans. Cette grande demeure abîmée par le temps est entourée d'un parc paysager.
L'hôtel de la Caisse d'Epargne -
Ancien monastère bénédictins de Bonne-Nouvelle, construit en 1670 et abritant la Préfecture du Loiret depuis 1800. Il contient un escalier d'honneur en fer forgé monumental, datant de 1680 qui est inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 2005. Ne se visite qu'au cours de certaines circonstances.
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L'hôtel Pommeret : rue de la Bretonnerie - actuel Chambre régionale des Comptes.
L'hôtel de la Vieille Intendance :
L'hôtel Ducerceau :
L'hôtel de la Vieille Monnaie : rue de la Vielle Monnaie -
L'hôtel Toutin : dit : Maison de François 1er : rue Notre-Dame-de-Recouvrance - cet ancien hôtel particulier Renaissance, XVIème siècle, abrite une jolie cour intérieure avec escaliers, galeries et tourelles à encorbellement, une tourelle d'angle soutenue par une trompe sculptée.
L'hôtel des Créneaux et le Beffroi : rue Sainte Catherine, date de 1540, début XVIème siècle, ancien hôtel de ville du XVIème siècle jusqu'à 1790, ce bâtiment présente une intéressante façade dans un style à mi-chemin entre le gothique flamboyant et le style de la Renaissance. L'édifice est surmonté d'une tour rectangulaire appelée "Beffroi", du XVème siècle
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Arcades du Campo Santo : rue Dupanloup - avec sa porte monumentale date du XVIème siècle, ancien cimetière, puis en son centre construction de l'ancienne salle des fêtes démolie depuis. Il reste aujourd'hui toutes les arcades formant une vaste galerie rectangulaire gothique, avec au milieu une belle pelouse - Utilisées pour le marché médiéval, le marché au livres, fêtes de la musique etc....
L'hôtel d'Euverte-Hatte : rue du Tabour - avec sa façade Renaissance est le Centre Charles Péguy. Cet ancien hôtel particulier du XVIème siècle agrémenté d'une belle cour intérieure, abrite le Musée Charles Péguy. Il retrace la vie et l'oeuvre de cet écrivain né à Orléans en 1873.
Statue "La Baigneuse" : rue Royale - par Paul Belmondo sculpteur- 1898-1982- père de Jean-Paul, du même nom, acteur de cinéma - inaugurée le 23 juillet 1955 - non signée.
La rue Royale, percée au XVIIIème siècle en même temps que la construction du pont Royal, se trouve dans le prolongement du dit pont et elle rejoint la place du Martroi. Après les bombardements de la seconde guerre mondiale, la rue détruite en grande partie, a été restaurée et reconstruite. Les commerces ont reculés de quelques mètres, donnant ainsi naissance aux arcades actuelles, qui font tout le charme de cette rue.
Autres statues : de Paul Belmondo (Jeanne au bûcher et Jeanne bergère à Domrémy), sur le parvis de la Cathédrale, inaugurées peu après sa mort, en 1982 par Jean-Paul son fils - non signées.
Statue de Jeanne d'Arc par Gois : place de la Bascule à l'extrémité sud du pont Royal. Cette statue, inaugurée le 8 mai 1804, s'élevait sur la place du Martroi, face à la rue de Gourville qui arrivait jusqu'à la place, avant la percée de la rue de la République - En 1854, elle est transportée sur la rive gauche de la Loire, entre le Portereau du Coq et le Portereau Tudelle, pour laisser la place à La Jeanne équestre de Foyatier - Le 27 avril 1855, elle est placée à l'entrée du pont Royal et à l'entrée de la rue Dauphine, qu'elle regarde, tournant le dos à la ville et au fleuve, - Mais, elle gêne la circulation et, après avoir disparut pendant dix ans pour échapper de justesse, à la fonte des statues métalliques décrétée par le gouvernement de Vichy en 1941 (Le maire de la ville Pierre Chevalier, ayant mis à l'abri toutes les statues de Jeanne dont celle de Gois le 14 avril 1944), elle réapparaît et elle est installée à l'endroit que l'on connaît aujourd'hui, devant le n° 2 de la petite rue des Tourelles, près de la place de la Bascule - Cette fois, elle regarde sa bonne vieille ville et la Loire.
Statue de la République : place de la République - par Louis Roguet - Cette statue en en vérité une copie - En effet, elle n'échappa pas à la réquisition de 1941 - Fondue, elle devait laisser son piédestal à la Jeanne d'Arc de Gois.
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Palais de justice : rue de la Bretonnerie - façade début XIXème siècle, néo-classique, salle d'audience de la première chambre civile.
Ancien évêché : rue Dupanloup - du XVIIème siècle, devenu la bibliothèque municipale et à présent c'est une bibliothèque de quartier - bâtiments et jardins du XVIIème siècle - scultures du XVIIIème siècle au rez-de-chaussée. L'ancienne chapelle est devenue la Synagogue d'Orléans.
Ancien couvent des minimes : rue d'Illiers - du XVIIème siècle, actuellement Archives Départementales, vestiges du cloître dans le jardin.
Salle des thèses de l'ancienne université : salle rectangulaire du XVème siècle, voutée d'ogives et divisée en deux nefs. C'est le seul vestige de la grande époque universitaire de la ville.
L'Institut : place Sainte-Croix - salle de concerts
Centre hospitalier régional d'Orléans : rue Porte Madeleine - bâtiment de l'ancien hospice et pension Dubreuil construit en 1675, avec sa magnifique chapelle - ancien hôtel Dieu ouvert en décembre 1844.
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Le Pont Royal ou Georges V, du XVIIIème siècle et le plus ancien, gardé par quatre tourelles. Pose de la première pierre en 1751. La construction d'un pont monumental sur la Loire était de nature à répondre aussi bien à la commodité des habitants d'Orléans qu'au désir de magnificence, tout naturel en France en cette période ou il faisait bon vivre et où on se sentait tout heureux d'être Français. D'ailleurs, le vieux pont du moyen âge aux arcades gothiques, ne tenait plus. Pourtant ce vieux pont qui s'épaulait d'un côté aux Tourelles et de l'autre au Châtelet, nous ravirait aujourd'hui. C'est donc le 8 septembre 1751 en présence de la Giraudière, du maire , des échevins, des autorités de la ville et des ingénieurs, que fut posé solennellement la première pierre du nouveau pont ou, plus exactement, de la première culée du côté de la cité. Ce fut seulement en 1758, soit au bout de sept ans d'efforts, que les arches furent entièrement terminées. Six mois après, les trottoirs et la moitié de la chaussée étaient pavés, en juillet ils étaient livrés aux piétons, en août, la princesse de Conti, qui se rendait à Fontainebleau, passa sur la partie de la chaussée terminée. Enfin en mars 1760, la marquise de Pompadour, qui allait à Menars, chez son frère Marigny, franchit, la première un pont tout neuf et définitivement terminé, ce qui fit dire à ceux qui saluèrent son passage :"Bien solide est son pont, ce jour il a porté - Le plus lourd fardeau de la France". Il avait fallu huit ans et demi pour mener à bien cette grande oeuvre et pour que Robbé, à son arrivée de Saintonge, puisse écrire : "Je trouve, enfin, fini ce pont - Que, grâce à Hupeau, je traverse - Plus hardi que celui qu'un Perse - Osa jeter sur l'Hélespont". La lenteur relative des travaux et de son inauguration donna l'occasion aux Orléanais de "guépinisé". On connaît le vers fait avec les noms des ingénieurs : "Hupeau, Soyer, Tardif, Leroy, Peyrat, Chopine".
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Le Pont de chemin de fer, ligne Orléans-Vierzon.
Le Pont de l'Europe, dessiné par Santiago Calatrava inauguré en 2000 - etc.....
Ancienne maison coloniale - Maison de la Pomme - Maison de "Jean-d'Alibert - Anciennes maisons ou hôtels particuliers du XVIème siècle dispersés dans différentes rues de la ville - etc........
Ecole Normale d'Instituteurs - Ecole Normale d'Institutrice - Collège Sainte-Croix - Collège Saint-Aignan - etc......
Anciennes Casernes Militaires : caserne Coligny - quartier Duportail - quartier Châtillon - quartier Sonis - Quartier Dunois - quartier Louis Rossat - etc.....
Curiosités religieuses :
Cathédrale Sainte-Croix : Les origines de la basilique dédiée à la "Sainte Croix", sont peut-être moins anciennes qu'on ne pensait. La fête de la "Sainte Croix", le 14 septembre, ne fut introduite à Rome qu'à la fin de VIIème siècle, et que, pour certains auteurs, ce ne serait qu'à cette époque que le culte de la "Sainte Croix", fêtée le 3 mai, se répandit en Gaule - Le premier évêque d'Orléans, Saint-Euverte, en 378, rêva d'une croix dorée descendant sur son église, appelée Saint-Etienne, d'où le changement de nom : Sainte-Croix - Construite du XIIIème au XVIème siècle elle a été détruite par les protestants pendant les guerres de religions - Reconstruite grâce au soutien de Henri IV, qui se servit des gabelles de Blois, Bourges, Tours, pour trouver les fonds nécessaires - Il organisa le jubilé de 1600, 1300 messes seront officiées dans la cathédrale, mais le manque de moyen obligera à ce que la construction se fasse avec une lenteur édifiante - Détruite à nouveau et reconstruite au XVIIème siècle, achevée au début du XIXème siècle, elle subit les outrages de la guerre de 1939/1945, lorsque le 23 mai 1944, à 2 heures du matin, des bombes américaines tombent sur les deux tours, échancrant la couronne du dernier étage et crevant la voûte du narthex - Une autre bombe tombe sur le parvis de la cathédrale, mais elle n'explose pas - Les cloches non détruites sont descendues pour réparation - Elles ne sont remontées à leur place qu'en octobre 1968 - Les architectes Jacques Gabriel, Trouard, Legrand, Pagot se succédèrent au fil du temps pour mener à bien cette grandiose entreprise - Depuis, la cathédrale est en restauration permanente - Grand vaisseau de style flamboyant bordé de doubles collatéraux, ce qui n'est pas courant, six travées occidentales de la nef, datant de 1816, de l'architecte orléanais François Pagot qui termine également la voûte du narthex - On peut découvrir les six travées dans le choeur, et à droite du choeur neuf arcades entourées d'un déambulatoire à neuf chapelles rayonnantes fin XIIIème, ce qui en fait le plus grand déambulatoire de France, après Chartres qui en possède onze - Dans l'une de ces chapelles, on découvre une statue de Jeanne d'Arc guerrière avec, agenouillée devant elle, la statue du Cardinal Touchet. - Lambris sculptés de 1702 à 1706 dans le choeur - La chaire XIXème siècle, de Romagnési, sculpteur, avec son double escalier, ce qui n'est pas classique, possède sur le devant un soleil sculpté où le nom du Christ est écrit en Hébreux - Les stalles sont en chêne de Russie posées en 1701, enlevées pendant la Révolution et remises en place en 1938 seulement - La mosaïque circulaire est du VIIIème siècle dans la crypte - La façade occidentale XVIIIème siècle est de l'architecte Trouard - Le trésor reliquaire de Saint-Aignan XIIIème siècle et la Croix-reliquaire avec des fragments de la vraie croix du XVIIème siècle font partis du trésor - Les Grands Orgues viennent de Saint-Benoit, l'échange s'est effectué en 1821 - Les boiseries ont été restaurées par Cavaillé-coll (facteur d'orgue 1811-1899) et actuellement, l'orgue bénéficie d'une nouvelle restauration - Les vitraux sont des XIIIème et XIXème siècles - Les deux rosaces des côtés nord et sud, posées en 1679, comportent en leur centre un soleil avec, à la demande de Louis XIV, la dédicace suivante : "Nec Pluribus Impar" : "A nul Autre Pareil" - Les voûtes mesurent 33 mètres de haut, et, à la croisée des arcs au dessus du choeur, une main dorée avec trois doigts repliés, rappelle le songe de Saint-Euverte - Le nouveau portail est inauguré le 8 mai 1829 - Les tours mesurent 82 mètres de haut. La Flèche posée sous Napoléons III, de Boeswillward en 1858, quant à elle, mesure 116 mètres. Elle est surmontée d'une croix mesurant 17 mètres. La distance entre la flèche et les tours est de 34 mètres. Sur le parvis, deux sculptures de Paul Belmondo posées en 1982.
La rue Jeanne d'Arc ne fut percée qu'au XIXème siècle. En effet les plans déposés lors du grand projet "d'urbanisme" prévu au XVIIIème siècle ne devait aboutir qu'après la Révolution. Aujourd'hui, on peu goûter pleinement, d'un seul coup d'oeil, la belle façade de la cathédrale, et d'en saisir l'harmonie.
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Eglise Notre-Dame-de-Recouvrance : Construite entre 1513 et 1519. Annexe de Saint-Laurent de 1519 à 1791. Paroisse après cette date - Belle église, qui domine le quartier ouest d'Orléans, elle fut élevée sur les fondements d'une ancienne chapelle dédiée à Notre-Dame et adossée aux murs de la deuxième enceinte d'Orléans. Ce modeste oratoire était fréquenté par les mariniers habitants le quartier. "Les femmes de mariniers l'auraient eu en affection, car l'un des ports de la ville était tout proche. Au retour des bateaux, elles remerciaient la Vierge de leur avoir fait recouvrer leur époux. Lors de la construction de la quatrième enceinte de notre cité, la chapelle disparaît. Une nouvelle église plus vaste, fut bâtie en 1513 et consacrée le 14 avril 1519. Elle a été rénovée aux XVIIème et XIXème siècle. Sans transept, on peut y admirer un choeur datant du Second Empire de style Renaissance, clocher-tour latéral XVIème siècle, trois nefs, vitrail fin XVIème siècle, retable en pierre de style Renaissance. On y remarque la transition du style gothique au style renaissance. Elle a été consacrée au souvenir de la délivrance "Recouvrance" d'Orléans en 1429. La paroisse à été réunie à celle de Saint-Paul par rescrit pontifical de décembre 1953.
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Eglise et crypte Saint-Aignan : Première mention au VIème siècle. Paroisse depuis 1802. Partiellement démolie en 1567 - Saint-Aignan, le célèbre évêque d'Orléans dont l'intervention efficace, en 451, sauva notre cité de la fureur d'Attila, fut à sa mort, enseveli dans le cimetière gallo-romain situé sur l'emplacement de l'actuel cloître Saint-Aignan. Trois chapelles carrées du XVIème siècle, sacristie du XVème siècle, grandes fenêtres à remplages flamboyants, retable de 1619, orgues du XVIIIème siècle restaurées au XIXème par Cavaillé Coli. La crypte, seul reste de l'église construite de 989 à 1029 qui perdit sa nef pendant les guerres de religions. Plan du choeur, chapitaux sculptés.
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Eglise Saint-Pierre-du-Martroi : Première mention en 930. Paroisse jusqu'en 1791. Annexe de Saint-Croix depuis 1805 - La première mention d'une église "Sainte-Lée" à cet endroit date de 930. En 1187, elle était appelée Saint-Pierre-Ensentelée. On en retrouve encore mention en 1215 "Sainte-Pierre et Sainte-Lée". Le vocable de Saint-Pierre apparaît en 1187. Saint-Pierre-Ensentelée subsistera jusqu'au XIXème siècle. Détruite en 1364, lors de la guerre de cent ans, pour dégager les abords du fossé défensif. Remise en état de 1501 à 1504, elle est de nouveau ruinée et incendiée par les Huguenots en 1567. Restaurée à la fin du XVIème siècle avec des voûtes en bois, elle est consacrée le 15 novembre 1590. Retable du sanctuaire du XVIIIème siècle de Werbreicht avec toile de Restout. A la Révolution suppression de la paroisse, l'église devient magasin de fourrage. En 1805 elle est succursale de Sainte-Croix. La flèche date de 1877. La grille de la nef est du XVIIIème siècle.
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Eglise Saint-Euverte : Première mention en 840-843. Abbaye - Paroisse de 1391 à 1793 - Elle est signalée en 840-843, dans une charte de Charles-le-Chauve, comme dépendant de l'évêque d'Orléans. Paroisse de 1391 à 1793, cette ancienne abbaye et ancienne église tient son nom de Saint-Euverte, évêque d'Orléans, signalé présent au Concile de Valence en 374. L'église fut construite sous l'abbé Etienne, 1168-1176. Démolie par les Orléanais en 1358 à la venue des bandes de Robert Knolles et, fin 1428 lors du siège d'Orléans. Les travaux de réédification eurent lieu sous Charles VII et sous Louis XI qui fit enclore l'église et l'abbaye dans la troisième enceinte. la paroisse Saint-Euverte existait certainement en 1391-1393, elle portait le nom de Saint-Jean-Baptiste. Pendant les guerres de religions, elle est découverte et sa toiture incendiée en 1562 et en 1567 elle est saccagée. De la Révolution à 1837, elle subit bien des misères. L'abbaye est supprimée, elle devient tour à tour fabrique de salpêtre, filature de coton, entrepôt réel des douanes. En 1837, les Pères de la Miséricorde, prédicateurs et missionnaires, achètent l'ancien monastère et ses dépendances, puis en 1851, pour la somme de 50 000 F ils achètent l'église dont ils entreprennent la restauration. Celle-ci est bénite par Mgr Dupanloup le 22 février 1857. Expulsés en 1880, les Pères sont remplacés cette même année par les Frères-des-écoles-chrétiennes. Ceux-ci ouvrent, dans les locaux de l'ancienne abbaye, un pensionnat d'enseignement primaire et primaire-supérieur, auquel en 1893, ils adjoignent un pensionnat d'enseignement secondaire. En 1938, au départ des frères, le "Pensionnat Saint-Euverte" est acheté par l'évêché d'Orléans, il reste un établissement d'enseignement catholique. Actuellement l'église est désaffectée, elle appartient à la municipalité d'Orléans. Le manque de chauffage et de lumière, les vitraux sont occultés par de grand panneaux en bois, fait, qu'elle tombe en décrépitude. Les fresques de la chapelle des morts effectuées par Marius Chatouillat peintre Orléanais, sont dans un état déplorable. Le plan de l'église est celui du XIIème siècle, les chapiteaux sont du XIIème, le portail occidental est du XVIème et la tour du XVIIème siècle. Le pensionnat existe toujours et le lycée privé est un lycée de formation professionnelle.
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Eglise Saint-Paul et Notre Dame des Miracles : Première mention en 1002. Paroisse jusqu'en 1953. Démolie en 1940 - Si, comme le supposent les historiens, deux chapelles, Saint-Paul et Notre-Dame, existaient à l'origine dans ce quartier au XIIème siècle, ces édifices disparaissaient et sont remplacés par un unique monument. Au XIVème siècle, lors des travaux, l'autel de la Vierge noire est installé dans le collatéral sud de l'église. De 1469 à 1482, l'édifice est prolongé vers l'ouest. Une façade y est édifiée avec deux clochers d'inégale hauteur. En 1480, c'est la bénédiction du maître-autel par l'évêque François de Brilhac. En 1562, Saint-Paul est en partie ruinée par les Huguenots, la statue de Notre-Dame est brûlée. peu après c'est la reconstruction des grandes arcades, des piliers, des murs de la nef, de la façade ouest et c'est la modification du portail sud. En 1629, construction d'une chapelle dédiée au Saint-Nom-de-Jésus, actuel sanctuaire de Notre-Dame-des-Miracles, au midi de l'église. En 1652, on refait en bois les voûtes de la nef et, en 1666 celles de la chapelle de la Vierge. En 1791, la Révolution conserve la paroisse de Saint-Paul qui est désaffectée en 1794. L'église devient un magasin d'effets d'équipement. Elle est rendue au culte le 11 juin 1795. En 1803, on installe l'autel Notre-Dame-des-Miracles dans l'ancienne chapelle du Saint-Nom-de-Jésus. Elle subit plusieurs restaurations plus ou moins heureuses entre 1853 et 1921. Dans la nuit du 17 au 18 juin 1940, des bombes incendiaires détruisent l'église, l'incendie s'arrête devant la chapelle Notre-Dame-des-Miracles, qui subsiste en son entier. Un nouvel édifice est construit, il est inauguré le 16 octobre 1966, par Monseigneur Riobé, évêque d'Orléans, l'évêché décide de fusionner les deux paroisses : Saint-Paul et N.D. de-Recouvrance. Son clocher isolé date de 1629, elle comporte dans un bas coté, la chapelle Notre-Dame-des-Miracles, lieu de pèlerinage depuis le IXème siècle. Jeanne d'Arc vint remercier N.D.-des-Miracles le 8 mai 1429. On peut y admirer les fresques en céramique de l'épopée de Jeanne d'Arc ainsi que la sculpture de l'héroïne sur la façade qui sont signées de Jeanne Champillou.
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Collégiale Saint-Avit : Première mention en 535. Paroisse jusqu'en 1632. Démolie en 1667 - Appelée également Saint-Georges. De nos jours, seule l'ancienne crypte romane de Saint-Avit, redécouverte en 1852, est encore visible, dans les locaux occupés par le collège Jeanne-d'Arc.
Eglise Saint-Donatien : Première mention en 1022. Paroisse actuelle - Le culte des Saints Donatien et Rogatien a dû être introduit à Orléans, au Xème siècle, par des émigrés bretons. L'église est donc mentionnée en 1022 dans une charte de Robert le Pieux à l'abbaye de Saint-Mesmin. Elle appartient, en 1123 à Brice, évêque de Nantes. En 1178, elle est donnée par Louis VII à l'abbaye de Saint-Euverte et devient prieuré-cure jusqu'à la Révolution. L'abbé Dubois signale qu'au XVème siècle, cette église portait aussi le nom de Saint-Gratien. Après les guerres de religions, le portail, le bas-côté nord ainsi que la tour, sont reconstruits en 1650. En 1793, Saint-Donatien devient un atelier, puis en 1798, le "temple des époux". En 1863, une chapelle pour les cathéchismes est édifiée au sud de la tour et, le 6 mai 1877, Mgr Coullié inaugure le sanctuaire actuel.
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Ancienne chapelle Saint-Jacques : Première mention en 1359. Chapelle de confrérie. Désaffectée en 1777. Démontée en 1883 et partiellement remontée - Cette chapelle qui fut le siège de la confrérie des pèlerins de Saint-Jacques, fut construite après la démolition de la première enceinte d'orléans. Endommagée pendant le siège de 1428-1429, la confrérie la restaure. Détériorée par les huguenots (clocher démoli et archives brûlés) elle est, en 1760, réuni à la paroisse de Sainte-Catherine. En très mauvais état, elle est louée en 1777, à des particuliers et sert de magasin. En 1790, on y installe un dépôt de sel. Rachetée par l'Etat, elle est classée monument historique en 1849. Le 7 décembre 1880, l'Etat la cède à la ville d'Orléans qui, en mars 1883, transfère ses restes dans les jardins de la mairie, hôtel Groslot.
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Temple de l'église réformée : Lorsqu'en 1835, vint à Orléans le pasteur Jacques Rosselloty, celui-ci, dès son arrivée envisagea la construction d'un nouveau temple. On chargea l'architecte Pagot d'en établir les plans. Ce dernier s'inspira d'un édifice qu'on appelait à Gaête en Italie : "la tour de Roland". L'église de Saint-Pierre-Empont disparut avec son vieux clocher et, sur son emplacement le nouveau temple fut édifié. Après trois années de travaux, il fut inauguré. La cérémonie dura trois jours, les 2,3 et 5 mai 1939. Elle représentait l'aboutissement d'un long passé de deuils et de ruines et d'une persévérance à toute épreuves.
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Eglise Saint-Paterne : Première mention en 1115. Paroisse. Edifice actuel construit de 1876 à 1894 - Le culte de Saint-Paterne fut imposé à Orléans au Xème siècle, par les Bretons fuyant les Normands. Cette église paroissiale appelée autrefois "Saint-Pouair" fut, jusqu'à la révolution, un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Père de Chartres. Située à l'extérieur de l'enceinte d'Orléans, l'église est détruite lors des invasions anglaises en 1358 et en décembre 1428, par les Orléanais qui redoutaient que les ennemis n'en fasse une forteresse. Au début du XVIème siècle, une nouvelle église est édifiée, ainsi que la tour de brique disparue. A ce moment elle est à l'abri dans la quatrième enceinte, mais les Huguenots en 1562 et 1567 la démolissent. Les Ligueurs orléanais avec Mayenne à leur tête en 1588 enlève la toiture fraîchement remise, terrassent l'intérieur des nefs et en font un terre-plein à l'usage de canons contre la forteresse voisine de la porte Bannier. Après bien des travaux, la remise en état se termine en 1771, mais la Révolution arrive. Le prieuré est supprimé, mais la paroisse est maintenue jusqu'à la fin de l'année 1793. L'église est rendu au culte le jour de l'Ascension de l'année 1795. Elle devient bientôt le temple de la jeunesse jusqu'au Consulat. Dès 1870, l'abbé Clesse, curé de Saint-Paterne, constatant que cette pauvre église d'aspect misérable était de surcroît trop exiguë pour suffire aux besoins de la paroisse, envisage fermement la construction d'un nouvel édifice. Le 21 décembre 1862, le Conseil de Fabrique réuni en cession extraordinaire vote sa reconstruction et créé ainsi une caisse spéciale destinée à recevoir les offrandes de tous pour cette grande oeuvre. En 1863, Mgr Dupanloup venu exprès pour le prône, annonçait solennellement aux fidèles de Saint-Paterne, le projet de réédification de leur église. M. E. Vignat, maire d'Orléans, promit le concours de l'administration municipale à la condition que l'édifice projeté contribuât, par ses proportions et son architecture, à l'embellissement de la Ville. Le 9 mai 1876, eut lieu la bénédiction de la première pierre par Mgr Dupanloup lors d'une cérémonie qui fut grandiose. Le 28 novembre 1883, l'inauguration de l'église se déroule dans une ambiance de fête. Le 24 mai 1894, c'est l'inauguration de la troisième partie de l'église. La vieille tour, en très mauvais état, est alors le seul vestige de l'ancienne église. Le maire Ferdinand Rabier fait voter sa démolition en 1913 malgré une vive opposition. Pour ce faire, les cloches de Saint-Paterne, fondue par la maison Bollée à Orléans en 1802, 1816 et 1840, sont déposées à même le trottoir pendant les travaux. C'est seulement en 1930 que le nouveau porche est inauguré et béni par Mgr Courcoux.
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Eglise Saint-Pierre-le-Puellier : Première mention en 840-843. Abbaye puis, collégiale et église paroissiale. Désafectée en 1944 - Première mention d'un monastère de "Saint-Pierre-des-Filles", en 840-843. Cette abbaye de femmes, devient abbaye de chanoines, puis collégiale et église paroissiale. L'église actuelle est du XIIème siècle. Elle est très endommagée par les Huguenots en 1562, destructions des voûtes, des parties hautes de la nef et du sommet de la tour. Les voûtes sont postérieures au XVIème siècle. La paroisse disparaît en 1771. L'église vendue devient un grenier à sel. Rachetée en 1816, elle est alors annexe de Sainte-Croix et de nouveau paroisse en 1827. En 1942, elle est rattachée à la paroisse de Saint-Aignan. Le 8 juin 1944, lors du bombardement du pont de Vierzon, la toiture et les vitraux sont endommagés. L'église désaffectée est admirablement restaurée par la ville d'Orléans en 1973-1974. Elle devient, en 1976, un local d'expositions et de concerts.
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Eglise Saint-Marc : Première mention au IXème siècle. Paroisse. Edifice actuel construit de 1884 à 1886 - Cette église dont nous ignorons les origines, est citée dans une "Vie de Saint Euverte" du IXème siècle. Au XIIIème siècle, elle appartient aux Templiers puis, jusqu'à la Révolution à l'Ordre de Malte. Détruite lors des guerres anglaises, en 1358 et en 1428, elle est reconstruite à la fin du XVème siècle. De nouveau démolie cette fois par les Huguenots en 1567, elle est relevée de ses ruines par Henri III vers 1575. Au XVIIIème siècle, on lui ajoute deux bas-côtés. La paroisse est supprimée en 1791, l'église sert d'écurie pendant la Terreur et elle est rendu au culte en 1799. Son sanctuaire est reconstruit de 1852 à 1859. En 1884, l'abbé Boyon, curé de Saint-Marc, édifie une nouvelle église, dont la première pierre est posée le 30 avril 1884. Elle est consacrée le 4 avril 1886.
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Eglise Saint-Marceau : Première mention en 840-843. Paroisse. Prieuré de 1082 à 1790. Edifice actuel construit de 1888 à 1891 - Signalée en 840-843 comme "cella" dépendant de l'église d'Orléans, l'église paroissiale de Saint-Marceau, reconstruite en 1082, fut donné à ce moment par une femme Maussendre, qui la possédait en fief, aux moines de Micy-Saint-Mesmin. Elle fut prieuré de Micy jusqu'à la Révolution. Saccagée durant le siège d'Orléans en 1428, reconstruite puis, démolie à nouveau par les Huguenots en 1567, elle fut réédifiée à la fin du XVIème siècle. A la Révolution, Saint-Marceau reste paroisse jusqu'en 1793. Elle devint alors "Club des Jacobins" et en 1798, "temple de l'agriculture". Le culte y fut rétabli en 1803. A la fin du XIXème siècle, l'édifice tombant en ruine, une nouvelle église est construite. Pose de la première pierre le 12 octobre 1888. L'inauguration s'est effectuée le 6 septembre 1891. La consécration se fait le 7 mai 1901. En août 1944, le clocher atteint par les obus américains tirés de Saran, a été depuis, maladroitement restauré.
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Les crues de la Loire :
La Loire est le plus long fleuve de France avec ses 1 020 kilomètres de parcours depuis le Mont Gerbier-de-Jonc à l'estuaire en aval de Nantes. Les variations de son régime hydraulique sont un phénomène d'une ampleur extraordinaire dont l'opinion publique n'a assurément pas conscience. Lors de l'étiage de 1949, le débit était de 11m3/s à Gien, alors que les maxima s'y sont élevés à 7 500 m3/s en 1866, soit, près de 700 fois plus.
Le bassin de la Loire 115 000 km2, soit 1/5 de la France, est soumis à deux influences climatiques principale susceptibles de provoquer trois types de crues importantes :
la première, dite "cévenole", concerne surtout le haut-bassin de la Loire et de l'Allier. Ces crues les plus brutales qui résultent de précipitations orageuses d'origine méditerranéenne, surviennent souvent en automne. la dernière grande crue de ce type remonte au 20 septembre 1980 à Brives-Charensac, où le niveau est passé de 0,30 mètres à 6,70 mètres 7 heurs plus tard.
la seconde influence engendre des crues durant de longues périodes pluvieuses d'origine océanique. Les pluies peuvent s'étendre à l'ensemble du bassin. elles surviennent plutôt en saison froide, comme en 1982, avec un débit de 6 300 m3/s à l'aval de la Maine.
La troisième, la plus redoutable et la plus redoutée, la crue mixte. Elle affecte le cours du fleuve dans sa totalité et résulte de la conjonction d'une crue cévenole et d'une crue atlantique. C'est à ce groupe qu'appartiennent les trois grandes crues de 1846 - 1856 - 1866 et, sans doute celle de 1707.
Le Val de Loire constitue encore aujourd'hui le lit majeur du fleuve en dépit des ouvrages de défense contre les crues. Au cours des siècles, la Loire à été aménagée et remodelée. En l'enfermant à l'aide de digues à l'intérieur d'un couloir parfois étroit, l'homme n'a pas réussi à s'affranchir des conséquences des grandes crues.
Les levées : ont, d'une part, créé un effet de seuil redoutable en ne maintenant qu'une seule alternative : crue contenue ou crue catastrophique. D'autre part, les levées ont développé un sentiment trompeur de sécurité qui a conduit à une augmentation démesurée des enjeux. La diminution de la fréquence du risque a été considérée à tord comme une diminution du risque lui-même.
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Les Musées :
Musée des Beaux-Arts : rue Paul Belmondo - Ce musée de conception récente, expose harmonieusement, et sur cinq niveaux, un ensemble de collections qui le font figurer parmi les 32 musées classés en France. Un important fonds de peinture française présente des oeuvres du XVIème au XXème siècle. Les XVII et XVIIIème siècles sont brillamment illustrés à travers les oeuvres d'artistes de renom : Le Nain, Claude Deruet, Philippe de Champaigne, Lubin Baugin, Vigée-Lebrun - etc...... - L'art du portrait tient une place importante au musée. La salle des pastels du XVIIIème siècle, que l'on peut y voir est particulièrement remarquable par les oeuvres de Jean-Baptiste Perronneau, Valace, Coypel - etc....... - Le XIXème siècle regroupe quelques artistes célèbres : Girodet, Prud'hon, Gros, Dehodencq, Devéria, Antigna, Cogniet, Courbet, Bourdin, Gauguin - etc....... - La section de peinture étrangère est surtout riche en oeuvres italiennes et nordiques. Citons également le tableau de Velasquez : "l'apôtre Saint-Thomas". La sculpture moins nombreuse, s'illustre par des oeuvres dues à Germain Pilon, Pigalle, Houdon, David d'Angers, Carpeux, Rodin - etc.......
Musée des sciences naturelles : rue Marcel Proust - Ce musée propose sur quatre niveaux, une importante série de diorama de mammifères qui sont considérés comme le plus bel exemple de ce qui a été fait en France dans ce domaine. Différentes salles sont consacrées à la préhistoire, la pétrologie, la paléontologie et l'ornithologie. Le musée renferme également aquariums et terrariums. Des possibilités audio-visuelles complémentaires permettent sur simple demande d'étendre le champ d'investigation. Chaque année, des expositions à thème et temporaires, sont proposées au public.
Les Parcs et Jardins :
Le Parc Floral de la sources : 35 ha, créé en 1963, comprenant la source du Loiret (le bouillon), la serre aux papillons, la roseraie du miroir, la volière, la collection nationale d'iris, le potager extraordinaire et son jardin de dahlias, le parc animalier - Le petit train - Le domaine de la Source possédait déjà au XVIIème siècle un château et de vastes jardins à la française. il fut acquis en 1720 par le vicomte de Bolingbroke. Cet Anglais, homme politique et écrivain, créa en ces lieux "l'Académie de la Source". Ce salon littéraire et philosophique fut fréquenté par de nombreux artistes et intellectuels illustres dont Voltaire. C'est d'ailleurs au cours d'une visite qu'il écrivit à son ami : "Cultivons notre esprit comme nous cultivons notre jardin". Deux siècles plus tard, en 1959 les 400 ha du domaine sont acquis par la ville d'Orléans et le département du Loiret, afin d'y installer un nouveau quartier ainsi qu'un campus universitaire. C'est en 1964 que le parc floral de La Source est créé sur les 35 ha situés autour de la source du Loiret. Le parc est appelé à devenir la vitrine de l'horticulture orléanaise. En 1967, les Floralies permanentes organisées pour la première fois en France accueilleront en six mois plus de 2,3 millions de visiteurs. Aujourd'hui, "ce parc de tous les enchantements" offre un promenade riche de découvertes parmi de somptueux jardins thématiques où faune et flore s'allient au milieu naturel. C'est en 1997 que fut ouvert la Gloriette aux Papillons.
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Le Parc Pasteur : 4,5 ha. Le site occupé par le Parc Pasteur fut jusqu'à la moitié du XVIIIème siècle destinée à la culture de la vigne. Cette vocation donnera le nom de Saint-Vincent, patron des vignerons, à l'église et au faubourg voisins ainsi qu'au cimetière qui occupa les lieux jusqu'à la fin du XIXème siècle. En 1913, il est décidé de créer un parc public sur l'ancien cimetière désaffecté. La "Grande Guerre" survint et transforma le site en jardins ouvriers et militaires. C'est en 1927, que le parc Louis Pasteur sera réalisé sur les plans d'Edouard Gitton, paysagiste orléanais. Une commission d'horticulteurs et de botanistes de la région définissent alors les essences végétales afin de faire de ce parc la vitrine horticole de l'orléanais.¨Pour éviter d'utiliser une fois de plus le nom de Jeanne d'arc, le parc fut baptisé Parc Louis Pasteur en hommage à ce grand biologiste qui, en effectuant des travaux sur le ferment du vinaigre, sauva du marasme les vinaigreries orléanaises. Au centre du jardin, dans l'axe de la cathédrale, le bassin à bateaux bordé de buis et de massifs fleuris est dominé par la "Source Humaine", grotte sculpture, groupe de baigneuses de Félix Charpentier. A proximité, prennent place de traditionnels massifs en mosaïculture. La porte du XVIIème siècle située au nord est du jardin était initialement l'entrée de l'ancienne chapelle des Jésuites de la rue Jeanne d'Arc. Elle fut transférée à la fin du XVIIIème siècle pour marquer l'entrée principale du cimetière Saint-Vincent puis, déplacée d'une dizaine de mètres lors de la création du parc. Certaines statues présentent dans le parc, ont été attribuées à titre de dépôt à la ville d'Orléans par le musée du Louvre telle que la "Source humaine" - "Le Premier Toit", groupe pierres de Real del Sarte. D'autres appartiennent à la ville telle que la "Femme terrassant l'Aigle" de Villeau - "La Sculpture" marbre de Fagel - "L'Homme au Loup" marbre de Jacquot - etc.....Une pelouse centrale autorisée, idéale pour une petite sieste à l'ombre des grands arbres. Les enfants profitent des manèges, du théâtre, des marionnettes, du bassin à bateaux. Ils profitent de mai à septembre du petit train à vapeur donné à la ville par les enfants des écoles de Wichita en 1952.
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Le Parc Anjorrant : rue du Baron dans le quartier Madeleine - Appartenant à la Paroisse Saint-Laurent, ce parc accompagné d'une ancienne maison bourgeoise fut acheté par le maire et les échevins d'Orléans en 1586, afin d'y loger les malades épidémiques - Ainsi fut fondé le "Grand Sanitas", hospice qui donna son nom au quartier actuel - Au fil des siècles, le site se transforma en hôpital, en prison puis en fabrique de poterie - A la fin du XIXème siècle, le terrain est cédé à l'institut Anjorrant fondé par une congrégation religieuse afin de "remettre dans le droit chemin les jeunes filles en détresse"- Laissé à l'abandon, une partie du parc devient propriété de la ville en 1998 - Ce parc boisé propose aujourd'hui une promenade surprenante, contrastant avec l'ambiance urbaine - Malgré un accès discret, il ne faut pas hésiter à entrer dans ce jardin où les mésanges, rouges-gorges et fauvettes accueillent chaque visiteur par un concert de sifflotement et de gazouillis.
Le Parc Léon Chenault : au sud, derrière l'église Saint-Marceau - Situé au coeur des "Jardins de Saint-Marceau", Zone d'Aménagement Concerté, construite au début des années 1990, le Parc Léon Chenault est une liaison verte dessinée entre les nouvelles résidences et le bourg commerçant du quartier Saint-Marceau - Dans ce parc, la place des carrés et la grande pelouse offrent une vue remarquable sur le chevet de l'église ainsi que sur un imposant cèdre du Liban - De la fontaine jaillit une gerbe d'eau qui s'écoule, tel un petit ruisseau, vers un massif de saules, de roseaux et d'aulnes, plantes des milieux humides - Le parc et la roseraie qui le jouxte, marquent une fois encore, l'attachement que la ville porte aux jardins et à l'horticulture - Au début du siècle, ce quartier était le lieu privilégié de la production maraîchère et de la pépinière - En mémoire à cette ancienne activité, le parc fut baptisé d'un grand nom de l'horticulture orléanaise - En effet, Léon Chenault, 1853-1929, pépiniériste-collectionneur et obtenteur d'arbustes d'ornement, a, par ses travaux d'acclimatation et de multiplication, très largement contribué à l'enrichissement de la palette végétale proposée aujourd'hui aux jardiniers amateurs - A titre d'exemple, il obtient le tamaris d'été et de très beaux céanothes.
La Roseraie Jean Dupont : Cette roseraie attenante au Parc Léon Chenault est dédiée à Jean Dupont, pépiniériste qui, avec ses enfants, exerçait son activité ici même - Elle fut créée en 1995 afin de devenir le conservatoire de la Rose Orléanaise - Il s'agit en effet, ici, de rassembler toutes les variétés de rosiers créés à Orléans et dans la région depuis les années 1850 - Les créations ont été particulièrement nombreuses à la fin du XIXème et au début du XXème siècle, moment où la pépinière orléanaise était en pleine essor - Les familles Barbier, Corboeuf, Turbat, Hemeray-Aubert, Levavasseur et Robichon sont les principales obtentrices qui ont marqué cette époque - Certaines de ces roses sont toujours inscrites au catalogue des rosiéristes spécialisé, comme les roses : " Léontine Gervais", "Orléans Rose", "Olivet", Ghislaine de Féligonde" - etc...... - Après un long travail de recherche il a été relevé 189 variétés orléanaises créées entre 1847 et 1940 - Aujourd'hui, la plupart des variétés orléanaise ont déjà retrouvé, dans la roseraie Jean Dupont, leur terre d'origine - Quelques roses modernes créées dans la région depuis 1940, ont également pris place dans cette roseraie mémoire.
Le Parc de la Fontaine de l'Etuvée : au nord-est du centre ville, vers Saint-Jean-de-Braye - entrée avenue des Droits de l'Homme - C'est au clos de la fontaine que le ruisseau de l'étuvée prenait sa source - Jusqu'au XVIème siècle, cette source portait le nom de "Fontaine d'Estive" - Vénérée depuis l'époque gauloise, elle contribuait, grâce au réseau d'aqueducs souterrains, à approvisionner en eau la ville antique - Aujourd'hui, les saules, les aulnes et les peupliers, arbres des milieux humides, indiquent par leur présence la trace de cette source - En bordure de la ville, ce site a vu son paysage se transformer au fil des siècles : lisière de la forêt d'Orléans, champs cultivés, vignes, vergers, urbanisation dense.... - Aménagé en 1992, le parc de la Fontaine de l'Etuvée propose une promenade dans un milieu semi-naturel où la faune et la flore évoluent en liberté - La grande prairie qui, selon les saisons, devient plaine de jeux, donne naissance à de grands nombres de fleurs sauvages - La pièce d'eau située au sud du parc, attire hérons, canards et pêcheurs - Le Parc de l'Etuvée fait l'objet d'une gestion différenciée respectant les rythmes des saisons - Aucun produit chimique n'est utilisé - Il n'y a pas d'apport de terre végétale et l'arrosage se fait au bon vouloir des nuages - La prairie est fauchée plusieurs fois par an et contrairement au chemin d'accès, les fourrés ne sont pas éclaircis - Cette gestion écologique intervient ainsi en faveur de la diversité des espèces animales et végétales.
Le Parc du Moins-Roux : au sud, en direction d'Olivet. Situé au coeur du quartier de Saint-Marceau dont la vocation était consacrée à l'horticulture - Le parc fut aménagé en 1986 sur l'emplacement d'une ancienne pépinière - Le nom de "Moins-Roux" aurait été inspiré du sobriquet que portait l'un des deux fils de l'ancien propriétaire. Ce garçon, moins roux que son frère, fut l'héritier du parc - Mais ce nom pourrait également signifier que le jardin ne connaît pas les rousseurs de l'automne - En effet, bon nombre des arbres présents au Moins-Roux, sont des conifères toujours verts - Ces plantes sont des hybrides caractéristiques des années 1960/1970 - Elles ont fait office, pour la plupart, de pieds-mères sur lesquels étaient prélevés les boutures, les greffons et les marcottes qui servaient à la production de l'ancienne pépinière - La promenade dans ce parc paysagé est très agréable - Au détour des allées, les grandes pelouses ombragées offrent repos et détente.
Le Parc de la Motte Sanguin : à l'est, près du pont René Thinat et du pont de Vierzon, sur les bords de Loire - Initialement baptisé "Motte sans Gain", ce site connut depuis 1790, de nombreuses vocations : filature de coton, minoterie, fabrique de coke et de chaux, artillerie.... - L'hôtel du XVIIIème siècle, classé monument historique, fut construit pour le duc d'Orléans - Cette grande demeure abîmée par le temps est entourée d'un parc paysager - Arbres centenaires, grandes pelouses et aire de jeux font de ce lieu une promenade agréable - C'est ici qu'apparaissent dès la fin de l'hiver, les premières fleurs du printemps - En contournant la vieille demeure, une allée d'amandiers conduit aux terrasses qui offrent en hivers une vue remarquable sur la Loire - Cette placette est attenante à l'ancienne école d'artillerie, bâtiment de pierre de taille construit en 1876 - Aujourd'hui il est devenu l'auberge de jeunesse - C'est à cette époque que fut planté le majestueux platane qui se trouve à ses côtés.
Le Jardin de l'évêché : situé derrière la cathédrale - C'est en 1635 que la première pierre du palais épiscopal fut posée - Le jardin qui accompagnait alors le palais était clos de murs, seule une petite ouverture permettait d'accéder directement au chevet de la cathédrale par la "porte de l'Evêque" - Les multiples plans de la ville des XVIIème, XVIIIème et XIXème siècles représentent ce jardin sous diverses formes dont certaines ne sont qu'effets de styles : jardins potagers aux planches rectangulaires, jardins classiques bordés d'arbres ou encore jardins romantiques.... - Il semble pourtant que ce jardin était, déjà au XVIIème siècle, un jardin d'agrément de style classique : "Dans la belle saison, le jardin encadré de charmilles dessiné à la "Le Nôtre", offrait en bordure du bâtiment ensoleillé des orangers dont la culture était récente en France - De 1646 à 1667, ils étaient soignés par le grand vicaire qui s'adonnait à leur "culture" - L'orangerie était, semble t-il, située dans une salle de l'ancienne chapelle qui jouxtait l'évêché. En 1905, lors de la séparation de l'église et de l'état, le site revient à la ville - Un nouvel aménagement du jardin se dessine - Les parterres que nous connaissons aujourd'hui prennent place devant le bâtiment devenu bibliothèque - En harmonie avec l'architecture, le jardin n'est que lignes droites et rigueur. Le style classique s'impose et renoue avec le passé - Selon les saisons, de grosses poteries plantées de daturas, cannas ou bananiers agrémentent les allées. A l'angle nord-est, se trouvent des vestiges de l'ancienne muraille gallo-romaine de "Cenabum" devenue Orléans. C'est à cet endroit même que le jardin offre un point de vue remarquable sur le chevet de la cathédrale.
Le jardin de l'hôtel Groslot : L'hôtel, construit à la Renaissance pour le bailli d'Orléans Jacques Groslot, fut après la Révolution, transformé en hôtel de ville. On décida alors d'agrandir le petit jardin existant et de l'ouvrir au public au cour du XIXème siècle. De style romantique, ce jardin présente un bel exemple de ce qu'étaient les jardins de ville du XIXè siècle. Lieu de flânerie et de repos, la promenade se déroule autour de pelouses aux lignes courbes. Les grands arbres dont certains sont classés parmi les arbres remarquables d'Orléans - On découvre dans ce jardin, la statue de Landon, "L'Âge de fer", ainsi que les ruines de l'ancienne chapelle Saint-Jacques.
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Le Jardin de la Vieille Intendance. La vieille Intendance, construite à la fin du XVème siècle, était accompagnée d'un vaste jardin arboré de plus d'un ha - Au XVIème siècle, il rejoignait la quatrième enceinte d'Orléans, actuel boulevard Alexandre Martin - A la fin du XIXème siècle, lors de la percée de la rue Alsace Lorraine, le jardin fut très largement réduit - Devenu propriété du tribunal administratif en 1989, il est aménagé par la ville en 1995 afin d'être ouvert au public - De par sa situation enclavée, le jardin reste méconnu - Il offre pourtant une promenade inattendue à l'ombre d'un boisement en plein coeur de centre ville.
Le Jardin Jacques Boucher : Situé au coeur de l'îlot Saint-Paul, le jardin a été créé dans le cadre du projet urbain consécutif aux destructions de la seconde guerre mondiale - Il est voisin de nombreux monuments historiques : la tour Saint-Paul début XVIIème, la maison de la Porte Renard moitié XVIème, la Maison de Jeanne d'Arc réplique de la demeure de Jacques Boucher, trésorier général du duc d'Orléans, où Jeanne descendit en 1429 - Enfin, à l'intérieur du jardin, le pavillon Colas des Francs, cabinet Renaissance, servait à entreposer les archives et trésors de Jacques Boucher.
Le Jardin des Plantes : ou jardin botanique de 4 ha créé au XIXème siècle, se trouvant sur la rive gauche, au sud de la ville près du pont Royal - En 1640, la Société des Apothicaires crée, sur la rive droite de la Loire au sud de l'actuel Boulevard Jean-Jaurès, un jardin botanique afin d'y cultiver les plantes médicinales nécessaires à la formation des apothicaires - Ce jardin devient alors le pôle scientifique autour duquel sont enseignées la chimie, la physique et l'histoire naturelle - Au fil du temps, il connaît différentes vocations et devient sous le Premier Empire, "Jardin des Plantes : lieu d'acclimatation des plantes rares et exotiques et site d'étude et d'instruction - En 1834, le jardin est transféré au sud de la Loire à l'emplacement actuel choisi pour la qualité de son sol - L'acclimatation et l'instruction restent une priorité, en atteste la construction de l'orangerie et de la serre chaude - Pour les représentants de la Société d'Horticulture du Loiret créée en 1839, "le jardin doit également se consacrer à la culture" des plantes qui peuvent passer dans l'agriculture ou dans le jardinage" - Une école d'arbres fruitiers est alors implanté à l'ouest du jardin - Des études sont menées sur la culture des plantes destinées à l'alimentation - A la fin du XIXème siècle, le Jardin des Plantes évolue vers le jardin de ville où la recherche de décors floraux dans un cadre arboré, prime sur l'étude scientifique du végétal - Le verger est remplacé par une roseraie - Jardin régulier et composite se distinguent pour aujourd'hui allier diversité végétale et promenade.
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Les Hommes et les Femmes célèbres :
Jacques Androuet du Cerceau : architecte et graveur ( Paris 1515 - Annecy 1585 ), séjourna à Orléans de 1548 à 1552. Il participa à l'essor architectural de la ville. Il est l'auteur de la construction du château de Montargis.
Anatole Bailly : helléniste, (Orléans 16 décembre 1833 - Orléans 12 décembre 1911), passe la majorité de sa vie à Orléans, et s'y éteint, après une existence consacrée aux Lettres, surtout anciennes, léguant à la postérité une oeuvre toujours reconnue aujourd'hui, l'édition d'un dictionnaire Grec-Français utilisé par des générations d'étudiant jusqu'à nos jours. C'est en apportant les corrections de cet oeuvre qu'il meurt brutalement.
Jacques Bongars : diplomate et érudit (Orléans 1554 - Paris 1612), seigneur de Bauldry et de la Chesnaye. Il fut l'un des meilleurs agents de Henri IV en Europe. Il a laissé un important recueil de récits sur les croisades.
Jean Calvin : propagateur de la Réforme en France et en Suisse. (Noyon 1509 - Genève 1564). Il fut étudiant à Orléans. On donna en France le nom de Huguenots aux disciples de Calvin. Il est l'auteur de : "l'Institution chrétienne", qui est l'une des plus remarquables oeuvres de l'ancienne littérature française.
Pierre Chevalier : médecin, député, maire d'Orléans en 1944 et ministre (Orléans 1909 - Orléans 1951). Après la guerre, il entreprend de remettre en marche l'administration et de recréer les conditions d'une vie normale dans la ville. Reloger les sinistrés, redessiner une voierie qui n'existe plus guère en centre ville. Restructurer les réseaux d'eaux et d'électricité, et surtout imaginer une urbanisation tournée vers le futur. La réputation de Pierre Chevallier lui apporte, lors des élections de juin 1951, un succès personnel remarqué. Quelques semaines plus tard, le président Pléven l'appelle au poste de secrétaire d'état, à l'Enseignement technique, à la jeunesse et aux sports. Il n'a pas le temps d'en assurer les responsabilités. Le 12 août 1951, il est tué à l'âge de 42 ans par sa femme, de trois coup de feu qui mettent fin à une carrière politique prometteuse. Ses obsèques nationales se déroulent à Orléans devant une foule considérable d'anonymes, d'anciens résistants et de personnalités locales et gouvernementales.
Léon Delagrange : aviateur et artiste (Orléans 1872 - Bordeaux 1910). C'est dans la sculpture qu'il voit son avenir, pourtant en octobre 1906 il fait la connaissance d'Henry Kapferer, aéronaute, puis des frères Voisins, constructeur d'aéroplanes. La conquête du ciel par les plus lourds que l'air, alimente bien des rêves. Détenteur de plusieurs records de distances, d'altitudes de vitesse et de durée, il passe Noël 1909 à Orléans, puis le 30 décembre, à Juvisy, il bat les records de distance, de vitesse et de durée sur monoplan. Le 3 janvier 1910, il se rend à Bordeaux, malgré un fort vent, il décolle et c'est la catastrophe lors de son troisième passage alors qu'il saluait la foule enthousiaste. Son appareil chute lourdement au sol, les ailes brisées. Il n'y a plus rien à faire pour son pilote.
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Etienne Dolet : philologue (littérateur qui s'occupe de philologie et de critique, philologie : science qui embrasse toute l'étude des belles-lettres), (Orléans 1509 - Paris 1546). Homme de lettres, humaniste, imprimeur, poète et grammairien. Athée, il est pendu et brûlé à Paris pour ses opinions hardies et agressives.
Arthur-Stanislas-Xavier Touchet : (Soliers Calvados 13 novembre 1848 - Orléans 29 septembre 1926) Appelé aussi l'évêque de Jeanne d'Arc - Evêque d'Orléans nommé le 29 janvier 1894 et intronisé le 19 juillet 1894 - Cardinal le 11 décembre 1922 - Chevalier de la Légion d'Honneur - De forte personnalité, Mgr Touchet se trouve au milieu de la tourmente au moment où l'enseignement religieux, et au delà, l'église entière se retrouvent sous contrôle du gouvernement. En 1904 la séparation de l'église et de l'état s'annonce. Le 10 décembre 1906, lors des fameux "inventaires", l'évêque reçoit notification de quitter son "Palais". Le 20 décembre, il sort de son évêché rue Dupanloup entouré de son chapitre et d'une foule importante qui augmente peu à peu et le suit, chantant cantiques et criant des slogans. Le prélat se dirige toujours à pieds vers l'église Saint-Aignan, remercie les fidèles et gagne le nouvel évêché, devenue la résidence des évêques depuis ce jour. Après cette "Séparation", il fonda les Groupements paroissiaux - C'est à lui que le Gouvernement de la République confia, pendant la guerre, une mission diplomatique en Irlande - On lui doit également après tous ces évènements, ce qui lui tenait sans doute le plus à coeur depuis longtemps, la "canonisation" de Jeanne d'Arc. Après bien des "combats" et des "rebondissements", trois Papes se succèderont, le 16 mai 1920, Jeanne est reconnue "Sainte" aux yeux de la chrétienté. Le 11 décembre 1922, Mgr Touchet est élevé au cardinalat, par le pape Benoît XV, honneur que n'avait pas connu le diocèse d'Orléans depuis 1697, il n'en poursuit pas moins ses activités. Il meurt en 1916 après 32 ans d'épiscopat à Orléans, à l'âge de 78 ans - Ses funérailles eurent lieues le 29 septembre 1926 en présence d'une foule immense et de tous les Hauts Dignitaires du clergé et de la municipalité. C'était sûrement la figure la plus populaire de tout l'Episcopat français.
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Roger Secrétain : analyste, penseur, biographe, critique et écrivain, député de 1951 à 1956 puis maire d'Orléans de 1959 à 1971. (Orléans 25 août 1902 - Orléans décembre 1982). Tout ce qui touche l'esprit attire Roger Secrétain. Il dira lui-même : "La littérature m'a servi de religion". C'est en 1927, qu'il rentre au "Républicain Orléanais" le journal local. Il grimpe tous les échelons de fabrications, et, lorsqu'il se retrouve à la rédaction, ses articles sont remarqués. En 1938, il est rédacteur en chef. En 1940, les locaux du journal étant démolis, les propriétaires achètent ceux du "Républicain". Rédacteur en chef, il traite surtout les informations locales et ses opinions ne plaisent pas toujours. Il est expulsé du journal. Il rentre dans la Résistance. Sous le pseudonyme d'Alfonso, il constitue au printemps 1943 avec Pierre Ségel, alias Clovis, le groupe orléanais de Libération-Nord, dont le président est André Dessaux. Il est arrêté à la frontière Suisse, alors qu'il fuyait la Gestapo, et interné à Sion. Il profite de cette période pour écrire son "journal de Résistance". Dès la Libération de retour à Orléans, il fonde le journal de "La République du Centre". Ce journal fait lui aussi parti des "résistants", en effet les Orléanais le lisent toujours en 2005. D'autres journaux créés à la même époque se lisent toujours : "L"Eclaireur du Gâtinais" à Montargis - le "Courrier du Loiret" à Pithiviers et le "Journal de Gien".
Jean Zay : brillant avocat en 1928, député en 1932, à l'âge de 27 ans, sous-secrétaire d'état à la présidence du conseil en 1936, en juin de la même année, Léon Blum le nomme ministre de l'Education nationale et des Beaux-Arts dans le gouvernement du Front Populaire. Il conservera ce poste jusqu'à la déclaration de la guerre en 1939. Entre temps, en 1937, il est élu au Conseil Général. Il remplace un autre radical récemment décédé, Louis Gallouedec. C'est un brillant intellectuel. Lors de son mandat à l'éducation nationale, il prolonge l'école jusqu'à l'âge de 14 ans, il créé, le Centre National de la recherche Scientifique. Il envisage l'Ecole Nationale d'Administration (ENA). L'orientation professionnelle et l'apprentissage deviennent obligatoire ainsi que l'éducation physique. Il soutient l'art et la culture, favorise le statut du cinéma français et imagine le Festival de Cannes. Il développe les sports et les loisirs et la première colonie de vacances du Loiret s'ouvre aux Sables d'Olonne en juillet 1936. A la déclaration de la guerre, il perçoit la montée du fascisme, il démissionne alors du gouvernement. Arrêté à Casablanca, au Maroc, le jeune ministre représente tout ce que l'Allemagne et Vichy détestent, juif par son père, protestant par sa mère, franc-maçon et artisan du Front Populaire. Condamné à perpétuité, Il est incarcéré à Riom en janvier 1941. Le 20 juin 1944, sous prétexte d'un transfert à Melun, il est assassiné d'une rafale de mitraillette par les quatre miliciens qui l'escortaient et qui jettent son corps dans un ravin. Réhabilité, puis cité à l'Ordre de la Nation, Jean Zay reçoit l'hommage de la Sorbonne en 1947. Sa dépouille repose depuis le 15 mai 1948, au grand cimetière d'Orléans.
François Soulas : artiste - graveur - humaniste - poète (Orléans 26 septembre 1930 - mort accidentelle le 13 août 1991). Graveur avant tout, François Soulas savait, par la sûreté de son trait et sa sensibilité, évoquer avec poésie et force tant le Val de Loire et la Sologne que les fjords du nord. Il était diplômé de l'Ecole Supérieurs de Arts Décoratifs, de Paris et de l'Ecole Estienne. De nombreuses expositions, tant en France qu'à l'étranger, le firent lauréat, notamment dans notre région où il obtint en février 1975 le "grand prix des trois villes" : Orléans - Blois - Tours. Profondément enraciné dans l'Orléanais, ses origines maternelle (mère Norvégienne), l'entraînait souvent vers la Norvège dont il aimait particulièrement les paysages et l'accueil des habitants. C'est pourquoi il enjoliva sa signature par un graphisme en forme de drakkar. Le musée des Sciences Naturelles d'Orléans l'a honoré en lui demandant, en 1989, l'image monumentale d'un héron qui orne aujourd'hui encore sa façade. En 1958, publication de son livre "Douze Poèmes" aux éditions Poésie Actuelle à Paris. Humaniste, poète à ses heures, sa grande gentillesse faisait l'unanimité. En 1968, il devient membre de la Société des Artistes Orléanais où ses avis étaient toujours perçus par tous comme ceux avec lesquels il fallait compter.
Jeanne Champillou : artiste complète : graveur - musicienne - peintre - céramiste ( Saint-Jean-le-Blanc 4 avril 1897 - Orléans 1978). Les Orléanais ont conservé le souvenir de Jeanne Champillou, à la silhouette et aux habitudes familières, pendant de nombreuses années. Elle a laissé le souvenir d'une femme indépendante, restée célibataire au caractère profondément original. Elle est restée sa vie durant attachée à l'Orléanais, intimement liée à l'histoire, encore très rurale jusqu'en 1950, des faubourgs et des campagnes qui environnent la ville. Fille de viticulteurs par son père, vigneron aux Aydes, descendante de menuisier de Loches par sa mère, elle s'est avant tout intéressée aux images familières des travaux des champs, des petits métiers, aux scènes de la rue ou du marché. Elle est autodidacte et elle s'est formée toute seule au dessin puis à la gravure qu'elle commence à pratiquer vers 1916. Les portraits de sa grand'mère évoquent par leur réalisme, l'art des peintres graveur français réalistes ou naturalistes, de Bovin ou de Flameng. Elle disait d'elle même : "Ma vie et mon art sont en rapport direct avec la terre". Elle ne se rattacha à aucune école, "La vie en art, ça ne s'apprend pas". Son dessin devient rapidement puissant et juste. Elle connu l'obscurité, "je suis malhabile dans l'art de jouer des coudes. Et puis, je ne sais jouer ni du tambour ni de la trompette". Elle est trop directe, trop entière pour faire les courbettes opportunes..."Moi, je fais bande à part, toute seule". Tout est dit. Elle commence la céramique en 1946 et la pratiquera jusqu'à sa mort. Elle produisit du beau et de l'unique qui décorent toujours certains lieux du département : l'hôtel du Beauvoir à Olivet, la mairie de Saint-Jean-de-Braye, l'école de Lamotte-Beuvron. Dans les églises : à Gien elle sculpte, les statues de Saint-Joseph, de Saint-Pierre et Saint-Louis. Deux Chemins de Croix dans les Flandres. A Orléans, la chapelle des Blossières lui doit sa Vierge et Notre-Dame-des-Miracles en l'église Saint-Paul lui doit l'épopée de Jeanne d'Arc, magnifique fresque en céramique, ainsi que la Jeanne d'Arc de sa façade. A sa mort, ses amis fondent l'association "Le clos de Joye" pour conserver sa mémoire et défendre son oeuvre. Le prix de gravure "Jeanne Champillou" est attribué chaque année par l'association, lors du salon des Artistes Orléanais. S'il fallait qualifier d'un mot son oeuvre, on pourrait dire que c'est la sérénité qui domine, comme un message de certitude profonde : une parfaite osmose entre l'oeuvre et l'artiste. "Dans tout cela, une humaine poésie, beaucoup de bon sens, quelque chose d'éternel inscrit au plus profond de l'être humain".
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Charles Pensées : Artiste - Peintre - Dessinateur - Epinal 1799 - Orléans 1871 - Il arrive sur les bords de Loire à l'âge de 23 ans. Son installation y est définitive - Il enseigne le dessin au lycée impérial et donne des cours particuliers - L'artiste expose régulièrement au musée d'Orléans, qui lui achète des dessins, et au salon de Paris entre 1831 et 1870 - Dans la lignée des grands dessinateurs, Charles Pensée parcourt la ville, crayons et boîte d'aquarelle à la main, immortalisant façades et scènes de rue - La précision et la rigueur de ses relevés si précieux aujourd'hui, sont toutefois tempérées par le sentiment romantique du paysage qu'il anime de scènes pittoresques - Ses techniques favorites sont le crayon, le fusain et l'aquarelle. - Grâce à son amitié avec Charles-François Vergnaud (1785-1871) ancien salpêtrier s'intéressant à l'histoire locale et entré dans la famille Romagnési par son mariage, il découvre la technique de la lithographie - Le truchement de la lithographie, lui permet, sous forme d'album, de diffuser largement ses dessins - Les deux demi-frères, Romagnesi, Louis-Alexandre et Pierre-Narcisse étaient tous deux dessinateurs et sculpteurs - ils ont travaillé à la restauration du monument de Louis IX à Cléry et à la sculpture de la chaire de la Cathédrale - Ce sont eux qui ont initié Vergnaud à la nouvelle technique de la lithographie. Ce dernier, en 1823, sollicite du ministre un brevet d'imprimeur-lithographe, sous le nom qui deviendra le sien : Vergnaud-Romagnési. Le musée des Beaux-Arts garde de Charles Pensée, une importante collection de ses oeuvres - Les Orléanais ne manquèrent pas de rendre hommage à celui qui avait quitté les Vosges pour venir s'installer à demeure dans leur ville et qui avait si bien immortalisé, par son crayon, tant de monuments orléanais tombés depuis sous le marteau des démolitions et qui a contribué par une large part, au développement de la science archéologique.
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Charles Péguy : Grand Ecrivain - Orléans 7 janvier 1873 - Villeroy, Seine et Marne 1914 - Né au n° 50 de la rue du Faubourg de Bourgogne, cet immense écrivain devait passé ses vingt premières années dans ce quartier du faubourg - Les lieux de mémoire abondent dans la ville - Citons en quelques un : Un bloc de granit rose se trouve à l'emplacement de la vieille maison où il fut élevé, détruite en 1922 pour laisser place au percement de la rue Charles Péguy qui descend vers la Loire Dans l'église Saint-Aignan où il suivit les cours de catéchisme, une plaque dans une chapelle rappelle qu'il y fut baptisé le 13 avril 1873 - L'école normale d'instituteurs au n° 72 du faubourg où il entra à l'école primaire annexée en 1879 - La vieille maison au coin de la rue de Bourgogne et du Boulevard Saint-Euverte où se trouve une plaque rappelant qu'il y écrivit sa première grande oeuvre "Jeanne d'Arc", en 1897 - Le buste de bronze du sculpteur Niclausse, inauguré le 22 juin 1930, en présence de sa mère, de sa femme et de sa soeur Germaine, en haut du faubourg, se trouve actuellement devant le jet d'eau du square Charles Péguy situé au débouché du pont Thinat et du boulevard Saint-Euverte - Ce buste reçu un éclat d'obus au milieu du front lors du bombardement du 16 juin 1940 - Fait étrange, lorsque l'on sait que Péguy fut tué le 5 septembre 1914, au début d'une guerre qu'il avait appelée de toutes ses forces vives, par une balle en plein front. C'est en 1900, qu'il commence cette tâche énorme de rédaction et d'édition des quinze séries des "Cahiers de La Quinzaine" - Ses livres sont des récits de réflexion - Homme de justice il se lance dans le combat pour Dreyfus - Il écrivit des nombreux poèmes comme : les sept mille alexandrins des "Tapisseries" ou les mille neuf cents quatrains "d'Eve" en 1913, un an avant sa mort. Le "Centre Charles Péguy" 11 rue du Tabour fondé par Roger Secrétain, autre célébrité d'Orléans qui écrivit en 1941, en zone libre : "Péguy, Soldat de la Vérité".'
Marcel Proust : Romancier - "psychologue original" - Paris 1871 - Paris 1922 - Auteur de : "A la recherche des temps perdus" - Le 15 novembre1889, le jeune bachelier de dix huit ans et de santé fragile, arrive à Orléans comme engagés "volontaires" avec quatre-vingt autres compagnons - C'est à la caserne Coligny, construite en 1876-77 rue du faubourg Bannier que devait séjourner le jeune Proust pour son année de volontariat militaire - La caserne avait été baptisée comme beaucoup d'autres, en 1887 par décision du ministre de la guerre, le général Boulanger : caserne Bannier - Par la suite elle devint la caserne Coligny en l'honneur de la grande famille originaire de Châtillon-sur-Loing devenue Châtillon-Coligny - C'était la garnison du 131ème régiment d'infanterie - Mais, de 1875 à 1900, le 76ème et le 131ème y tenaient garnison en alternance : tantôt le 76ème était à Orléans et le 131ème se partageait entre Paris et Coulommiers, un bataillon ici et deux là, et tantôt c'était l'inverse - De 1900 à 1940, seul le 131ème l'a occupée - Pendant son séjour, Marcel Proust résida au 92, rue du Faubourg Bannier où, depuis le 31 octobre 1998, une plaque commémoreson séjour dans la cité - C'est dans "Les Plaisirs et les Jours", son premier livre, paru en 1896 que Proust nous dit sans détour le souvenir heureux qu'il a gardé de son année militaire.
Ressources :
Commerce de vins : les environs d'Orléans sont bien pourvus en vigne, et le vin de l'orléanais avec son A.O.C. est agréable au palais.
Commerce du vinaigre : la remontée de la Loire par les futreaux (barges à fond plat) ou autres gabares et toues, chargés de barriques de vin à destination de la Capitale (Paris), était souvent difficile et aléatoire en raison des variations des débits du fleuve royal. Lorsque le vin tournait "aigre", on le débarquait à Orléans où est née ainsi la tradition vinaigrière de l'Orléanais dont les plus célèbres étaient les vinaigres Dessaux et Martin-Pouret, ce dernier étant toujours en activité. Louis Pasteur (1822-1895), a souvent séjourné à Orléans où il pouvait étudier la fermentation du vinaigre, ce qui lui permit d'inventer le ferment du vinaigre. Cette technique donne un nouveau dynamisme à l'industrie du vinaigre à Orléans.
Cotignac d'Orléans (pâte à base de gelée de coing).
Miel de Sologne et du Gâtinais - Raffinerie de sucre - etc.....
Industrie de conserves alimentaires - Produits maraîchers et horticoles
Nombreuses et diverses industries et entreprises implantées dans la périphérie d'Orléans.
Parfum Christian Dior - I.B.M. - Lexmark International - Hitachi - Alcatel - Philips France - etc.....
Agro-alimentaire : Brossard - Cadbury - Cemoi - Ebly - Harry's France - Masterfoods - etc.....
Transport et Logistique : Amazon - Calberson - Deret - Stockalliance - etc.......
Industries pharmaceutiques : laboratoire Servier, rue Emile Zola - laboratoire Sanofi Winthrop (ancien Sandoz), au sud du pont Royal.
Animations et loisirs :
Ville fleurie : "4 fleurs" - Marchés : mardi, jeudi, vendredi et samedi.
Foires aux arbres de printemps en mars - Foire aux arbres d'automne en septembre - Grande braderie le dernier dimanche de juillet.
Fêtes Johanniques les 7 et 8 mai, restent la manifestation populaire la plus importante. Les Orléanais reconnaissants et fidèles à Jeanne d'Arc, n'ont jamais cesser de lui rendre hommage. Seule la guerre de 1939/1945 a interrompu pour quelques années cette fête. Ces festivités commencent dès le 29 avril au soir avec l'entrée de Jeanne dans Orléans par la porte de Bourgogne, reconstituée pour l'occasion, en partant de Saint-Loup, faubourg de Bourgogne et rue de Bourgogne. Le 1er mai, retour de Jeanne par le même chemin et traversée de la Loire en gabarre de la Pointe Saint-Loup vers Saint-Jean-le-Blanc. Chaque année une jeune fille lycéenne est choisie pour porter l'armure et l'étendard de l'héroïne. Le 7 mai au soir, c'est l'embrasement des tours de la cathédrale. Le 8 mai c'est le défilé lui même avec les représentants des associations scouts, musiques, provinces de France etc.. des différentes disciplines militaires, ainsi que l'aviation militaire, pour finir sur un feu d'artifice au dessus de la Loire. De grandes personnalités ont assisté aux fêtes de Jeanne d'arc : le Maréchal Foch en 1920 - le président de la République Gaston Doumergue, le président du Conseil Raymond Poincaré et le maréchal Pétain en 1929 - le président de la République Albert Lebrun en 1939 - Vincent Auriol en 1947 - le président de la République Charles de Gaulle en 1959. etc......
Le marché médiévale : début mai, au Campo-Santo.
Course hippique : en mai et juin hippodrome de l'Ile Arrault.
Trophée Ville Internet : "2 @" en 1999.
Fête de la Saint-Fiacre : quartier Saint-Marceau, se déroule chaque année depuis 1806, elle honore sur trois jours les métiers horticoles.
Fête de la Saint-Aignan : en novembre, dans la place du même nom et dans les rues adjacentes, remplacée en 2005 par le festival de Travers (festival de musique).
Orléans jazz : en juillet, série de manifestations musicales.
Orléans plage : quai du Châtelet et bal avec feu d'artifice du 14 juillet.
Le Festival de Loire : récemment organisé tous les deux ans depuis 2002 en septembre - Il rassemble une importante batellerie réplique des bateaux à fond plat de tout gabarit. Déjà cette fête connaît un franc succès - Elle attire des milliers d'Orléanais sur le quai du Châtelet ancien grand port de la cité qui, pour une durée de quatre jours retrouve son faste d'entant - De nombreuses animations y sont organisées tout au long de ces journées. La présence du Cercle des Cartophiles du Loiret se doit de figurer durant ses quatre jours, un stand lui est donc réservé dans la halle où l'on peut y trouver toutes nos publications - Un spectacle son et lumière se profile sur le grand fleuve le soir du dernier jour.
Fête de la musique : le 21 juin.
Marché de Noël : sur la place du Martroi, commence début décembre, se termine après Noël. La patinoire en plein air installée à cette occasion, ferme ses portes fin janvier.
Marchés alimentaires : tous les samedis matin sur le quai du Roy - Dans plusieurs quartiers de la ville, à des jours différents, ce qui fait un marché alimentaire tous les jours dans la ville.
Marché du livre : dernier dimanche de chaque mois au Campo-Santo.
Marché aux vêtements : avenue de Concyr à la Source, tous les dimanches matin.
Marché aux "Puces" : sur le mail tous les samedis matin - Plus de soixante exposants se déplacent toutes les semaines et, par tous les temps - Ce marché très ancien avait lieu autrefois sur les bords de Loire -
Nombreux "Vides Greniers" ou "Brocante : en saison le week-end, un peu partout dans la ville.
Orléans et son avenir :
Si Orléans s'est endormie pendant un siècle, de la Révolution à la guerre de 1939-1945, la ville à su résolument se tourner vers l'avenir.
Sans renier son histoire ni les vestiges d'un passé dont elle peut-être fière, tant architectural que commercial, Orléans à mis en oeuvre, des moyens importants pour rester à sa place de "Capitale Régionale". Pourtant elle a, comme beaucoup d'autres villes, démoli dans les années 1970/1980, des édifices de grandes valeurs, telles que son ancienne gare et ses anciennes halles dites "Baltard". Ce que les guerres n'ont pas détruits, la main de l'homme s'en est chargée.
De ce qui a été un obstacle à son évolution pendant de nombreuses années, la proximité de Paris, Orléans a su tirer largement bénéfice du flux de la décentralisation.
De récentes innovations, tant au coeur même de la cité, qui propose en parfaite harmonie, centre commercial, haltes routière et urbaine, logements etc... place d'Arc, que dans sa périphérie, où, elle a attiré de nombreuses entreprises de tous genres. Ses transports en commun se sont enrichis d'une première ligne de tramway, axe nord-sud, une seconde, axe est-ouest est à venir. A une dizaine de kilomètres, au sud de la ville, la commune d'Orléans-La-Source, présente un double visage. Pour les visiteurs, elle y propose le reposant Parc-Floral ou bien aux étudiants une université à l'environnement boisé. Elle regroupe également une diversité d'activités scientifiques et industrielles en continuelle expansion. Pour permettre les transferts de technologie de l'an 2000, Orléans à mis en oeuvre un parc scientifique et industriel pour attirer auprès du pôle "recherche et université", les entreprises innovantes de demain.
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Si les Orléanais ont tournés le dos à la Loire pendant des décennies, ils aiment de nouveau revenir flâner sur ses berges ou sur le quai du Châtelet, débarrassé des voitures qui y stationnaient - Le canal d'Orléans déclassé en 1954, a été affecté à une autre utilisation - En effet, dans sa partie finale, la piscine municipale devait prendre sa place près du pont de chemin de fer - Dans les grands projets, le canal d'Orléans doit être remis en service d'ici à 2020 - Pour ce faire de gros travaux sont prévus et notamment, la partie comblée du quai du Roi jusqu'à la dernière écluse avant le quai du Châtelet, doit être reconstruite. A défaut de revoir les chalands et autres gabares ou train de bateaux, la circulation fluviale de plaisance apportera incontestablement un afflux de touristes non négligeable.
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"ORLEANS QUI ÊTES AU PAYS DE LOIRE..." Charles Péguy
Bibliographie : Indicateur Général du Loiret de 1926 et de 1955 - Annuaire général d'Orléans et des communes du Loiret de 1938 - Almanachs du département du Loiret de 1882 et de 1908 - Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 - Divers Sites Internet - Dictionnaire des Communes de 1926 - Paroisses et Communes de France, Loiret de 1982 - Guide Pittoresque du Voyageur en France, le Loiret de 1993, réédition de 1838 - Bulletins municipaux - Dépliants communaux - etc.....
Livres historiques : Louis D'Illiers "Histoire d'Orléans" 1939, Houzé et Loddé libraires - Louis D'Illiers "Pour la Résurection d'Orléans" 1943, Houzé et Loddé libraires - Georges Chenesseau : "Orléans et ses environs" 1942, aux éditions B. Arthaud - Georges Chenesseau "Monographie de la Cathédrale d'Orléans" 1924, R. Houzé libraire - Georges Chenesseau "L'église Saint-Euverte d'Orléans" 1932, R. Houzé libraire Orléans - Jules Michelet "Jeanne d'Arc" 1935, librairie Hachette - Fascicule "Légende de Saint Euverte évêque d'Orléans" 1855, imprimerie A. Jacob - Amicie de Foulques de Villaret : "Les Antiquités de Saint-Paul d'Orléans" 1884, G. Séjourné libraire et H. Herluison libraire-éditeur - L'abbé Cauvard, (curé d'Ahuy-lez-Dijon) : "Vie de Saint-Aignan évêque d'Orléans" 1863, Bernaudat imprimeur de l'évêque - Ch. Cuissard, (sous bibliothécaire de la ville d'Orléans) : "La Bibliothèque d'Orléans son Origine" 1894, H. Herluison libraire éditeur - Eugène Bimbenet : "Restitution de la Librairie de l'Université d'Orléans ou Salle des Thèses" 1885, Herluison libraire-éditeur - Fascicule "Quelques Considérations sur le Projet de Prolongement du Canal de Combleux à Orléans" 1889, imprimeur Paul Girardot - Notice sur "le Canal d'Orléans de Combleux à Orléans" 1891, aux éditions R. Houzé - Mémoire de la Société Archéologique et historique de L'Orléanais : de 1855 à 1876, Herluison libraire rue Jeanne d'Arc - Roger Secrétain : "Péguy Soldat de la Vérité" 1943, éditions Emile-Paul frères Paris - L. Johanet : "La Motte sans Gain dite La Motte-Sanguin" 1946, R. Houzé éditeur - Muguette Rigaud : "Jeanne d'Arc Insolite" 2004, éditions du Cercle des Cartophiles du Loiret - Danielle Anchier : "La rue Bannier à Orléans d'hier à aujourd'hui 2003, éditions du Cercle des Cartophiles du Loiret - Bulletin de l'exposition : "L'Aviation dans le Loiret" 2005, éditions du Cercle des Cartophiles du Loiret - etc......