COMMUNES DU LOIRET
- COMMUNE -
SULLY-SUR-LOIRE -
![]() |
- Sully-sur-Loire - 45600 - Chef-Lieu de Canton -
- Habitants - Les Sullylois -
| 1876 | 3 952 hectares | 2 582 habitants | ||
| 1891 | "" | 2 651 habitants | ||
| 1911 | 3 952 hectares | 2 487 habitants | ||
| 1921 | "" | 2 393 habitants | ||
| 1936 | 3 952 hectares | 2 582 habitants | ||
| 1954 | "" | 3 121 habitants | ||
| 1962 | 3 952 hectares | 3 800 habitants | ||
| 1975 | 4 360 hectares | 5 049 habitants | ||
| 1990 | "" | 5 806 habitants | ||
| 1999 | 4 360 hectares | 5 907 habitants |
Distance de Paris : 168 kilomètres - Distance d'Orléans : 44 kilomètres
Cours d'eau : Fleuve : La Loire - Rivières : Le Bec d'Able - La Sange
Ruisseau : Le Ru d'Oison
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Sully-sur-Loire : Variantes orthographiques : Sulli - Sully - Sully-le-Chaistel - La terre de Sully fut érigée en duché pairie, le 12 février 1606- En 1790, Sully-sur-Loire est déjà chef-lieu de canton pour ne plus en bouger - Jusqu'en 1926, Sully fait partie de l'arrondissement de Gien.
On peut lire dans le "Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910"
"On signale la présence à Sully-sur-Loire, en 752, de Pépin le Bref et de sa cour - Il avait terrassé le lion dans les arènes de Ferrières-en-Gâtinais et il était roi - Il y fit pendre, après l'avoir chargé de chaînes, le neveu de Waïfre, duc d'Aquitaine".
"La baronnie de Sully relevait de l'évêché d'Orléans - Son titulaire était un des quatre barons à qui incombait le soin de porter l'évêque d'Orléans, depuis l'église de Saint-Euverte jusqu'à la cathédrale Sainte-Croix, lors de la première entrée dans la ville épiscopale".
"Manassès de Seignelai, pour bien indiquer sa suzeraineté d'évêque et celle de ses successeurs sur Sully, avait édifié, en 1218, à la tête du pont de Sully, une tour qui marquait la dépendance des seigneurs de Sully, autrefois libres".
"C''est Marguerite de Bomez, mère d'Henri IV, duc de Sully, qui, agissant comme tutrice de ses enfants, se reconnut feudataire de l'évêché d'Orléans en 1294 et, en 1356, après la bataille de Poitiers, où il avait assisté, Louis II de Bourbon, duc de Sully, rendit hommage, pour la baronnerie de Sully à l'évêque d'Orléans".
"Sa fille, Marie de Bourbon, se maria trois fois - Pendant son premier veuvage, sans enfants, ses terres du Sully furent saisies par l'évêque d'Orléans - Elle épousa alors en deuxièmes noces Guy VI de la Trémouille, qui racheta la seigneurie de l'évêque et prêta foi et hommage au puissant prélat - Marie et Guy de la Trémouille fondèrent la troisième maison de Sully".
"Guy VI eut, pour successeur son fils, Georges de la Trémouille, qui a joué un rôle suspect pendant la guerre de Cent Ans et joui d'une inflence funeste sur Charles VII - Mais sa mère, restée veuve, s'était remariée en troisièmes noces, avec le connétable d'Albret en 1400 - Ce mariage marqua l'origine de la branche aînée de la maison de Bourbon - Henri IV en est issu à la septième génération - Il a porté, en effet, la litre seigneuriale des ducs de Sully - Plusieurs maison d'Europe s'y ramifient, sans compter ces princes de Talmont qui eyrent des prétentions au royaume de Naples et dont une arrière petite fille fut la mère du "Grand Condé".
"Le rôle suspect à la France de Georges de la Trémouille pendant la guerre de Cent Ans, est exposé ailleurs - Il fut l'auteur de la disgrâce du connétable de Richemont, vainqueur de Patay, et l'intervention de Jeanne d'Arc à Sully, en sa faveur, auprès de Charles VII, demeura infructueuse - La Trémouille empêcha même le roi de se rendre à Orléans, après Patay, pour remercier ses capitaines - Il ne consentit à aller qu'à Châteauneuf-sur-Loire d'où il partit pour Sully, après avoir toutefois présidé la délibération des seigneurs et des officiers de son armée sur la meilleure attitude à adopter pour achever de chasser les Anglais de France".
"Après l'échec devant Paris, en 1430, Charles VII revint s'enfermer au château de Sully, avec Georges, qui était comptable des finances du pays - Charles y présida les Etats du Languedoc où Jeanne d'Arc assista, en butte à la sourde hostilité du seigneur de céans - Elle en partit un matin, écoeurée, avec Pierre d'Arc, son frère, son maître d'hôtel, Jean d'Aulon, et quelques compagnons en mars 1930 - Elle avait déjà de tristes pressentiments : le 23 mai suivant, elle était, en effet, prise devant Compiègne, au combat de Margny dans l'Oise".
"Georges de la Trémouille laissa un fils, Louis 1er, qui fut vicomte de Thouars et prince de Talmont - Il était baron de Sully en 1431 - Fils de ce dernier, Charles, fut tué à la bataille de Pavie en 1525 - Un de ses fils était tombé, en 1515, à Marignan - Mais Charles laissa un second fils, François, qui hérita, de son mariage avec Anne de Laval, fille de Guy XV, comte de Laval, et de Charlotte d'Aragon, du titre de prince de Tarente et de Talmont et des droit au royaume de Naples - Il laissa ce titre et ses droits à son fils, Louis III de la Trémouille, qui s'allia à une Montmorency - Comme sa mère, il professa une foi catholique ardente - Charles IX l'avait récompensé de sa dévotion religieuse par l'érection en duché de son vicomté de Thouars - Adversaire impitoyables des protestants, ceux-ci le lui rendirent - Mais c'est sous le règne de François II seulement que la Réformation pénétra dans la ville de Sully - Il y eut, au début, un colloque oratoire violent, entre un ministre protestant, appelé par les réformés, et un cordelier, appelé par le seigneur - Un temple protestant fut fondé en 1562, à la suite de ce colloque - La réaction féodale s'appuya sur le parti protestant pour lutter contre le roi et les grands seigneurs : elle luttait, disait-elle, au nom de la liberté de conscience comme drapeau - Le prince de Condé, chef des protestants, sur ces entrefaites, s'emparait d'Orléans et des villes de la Loire".
"Autant Louis III avait été ardent pour le catholicisme, autant son fils Claude de la Trémouille, s'en désintéressa - Il alla plus loin - Ayant épousé une protestante, Charlotte de Nassau, fille du prince d'Orange, il se rallia au protestantisme - Il combattit ainsi à Coutras, Ivry, Fontaine-Française, sous les murs de Rouen et de Paris, aux côtés du Béarnais qui admira sa vaillance - Un jour, ce dernier le présenta à son ministre Maximilien de Béthune, dit Rosny, qui lui acheta, en 1602, la baronnie de Sully - Louis III mourut deux ans après cette cession - Maximilien de Béthune fonda la quatrième maison de Sully".
"En résumé, ce Rosny n'était qu'un parent éloigné de Louis III - En effet, Anne de Melun, dame de Rosny, son aïeuls, descendait d'Adam, vicomte de Melun, et de Jeanne de Sully, son épouse, soeur de Henri, vicomte de Sully, grand bouteiller de France, en 1307".
"Maximilien de Béthune-Sully entreprit de racheter toute l'ancienne terre de Sully, éparpillée un peu partout par suite de mariages divers - Il paya la baronnie de Sully , les seigneurs de Saint Gondon et de Molinfron, qui en dépendaient, 126,000 livres - Il reprit pour 210,000 livres les terres d'Orval, d'Epineuil, de Bruyères, de la Chapelle-Dam-Gilon et de Boibelle ; en un mot, tous les anciens domaines portés par Marie de Sully dans la maison d'Albret - Ils appartenaient alors à Charles de Gonzagues de Clèves, duc de Nevers - Le nouveau domaine de Sully s'étendait maintenant de Sully à Jargeau - Rosny était alors grand-maître de l'artillerie - A ce moment, Henri IV voulu lui confier le soin de prendre Sedan au duc de Bouillon - Il lui offrit un titre pour le rehausser aux yeux de l'ennemi - Cette à cette occasion que, par lettres patentes du 12 février 1606, le roi érigea la terre de Sully en duché-pairie - Le nouveau duc prenait rang parmi les hauts personnages de la cour et les princes du sang".
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
On peut lire dans "l'Indicateur Général du Loiret de 1926" :
"Il résulte des savantes et intelligentes recherches faites par M. Louis Martin, que les Romains ont dû poser les premiers fondements du château de Sully - Il ne reste plus de ces assises primitives que quelques murailles du vieux donjon - Trois parties distinctes forment le château actuel".
"Récemment restauré à la suite d'un incendie qui l'avait gravement endommagé : Le vieux château construit par Marie de Sully en 1396 - Le "Petit château" édifié par Louis de la Trémouille et le ministre de Henri IV - Les bâtiments modernes, oeuvre de leurs successeurs furent donc restaurés".
On peut lire également dans le "Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910" :
"D'aucuns attribuent aux Romains la construction du château de Sully-sur-Loire -
Au château de Sully, Rosny restaura le château qui avait la forme d'un trapèze - La Loire entourait presque entièrement la forteresse ; mais, la Loire endiguée, le ministre remplaça, autour de la forteresse, les eaux du fleuve par celles d'une petite rivière, appelée la Sauge, sur laquelle il jeta un pont de bois pour faire communiquer en ligne directe le château avec le centre de la ville - La Loire, du côté opposé, était franchie par un pont suspendu qui existe encore et unit Sully à Saint-Père - C'est de ce côté qu'était la tour de l'évêque que fit abattre le ministre - Elle était précédée d'un pont-levis - Celui-ci franchi, on se trouvait, au fond de la basse cour, en présence d'une poterne et d'une porte, chacune précédée d'un nouveau pont-levis et donnant accès dans la cour d'honneur - La porte était celle du donjon - Elle existe toujours - Elle était flanquée de deux tourelles - Au dessus de cette porte sculptée, au premier étage, est la chambre d'honneur, contiguë à une grande salle faite par Sully - Ce donjon, qui était le corps de logis du temps, était flanqué, à chacun de ses quatre angles, d'une tour aujourd'hui démantelée - Son second étage, commandait les chemins de ronde hérissés de mâchicoulis et de meurtrières qui existent toujours".
"Le duc fit recouvrir le château en ardoises ; boiser, peindre et dorer les appartements ; pratiquer des galeries dans l'épaisseur des murs - Il fit refaire la cour et la basse cour - Il fit transférer au milieu de la ville l'ancienne chapelle du château désignée sous le nom de "collégiale de Saint-Ithier", et bâtit la nouvelle église à ses frais".
"Dans le château, il y avait une imprimerie, ainsi que cela résulte d'une note notariée, datée de 1639 - Le duc l'utilisait à imprimer ses mémoires et ses rapports - Il rehaussa la cour qu'il perça de trois fenêtres ogivales, légèrement arrondies, comme l'étaient celles du petit château contigu - Il fit établir une galerie pour mettre en communication la tour de Béthune avec celle dite des Oubliettes, située à l'angle d'intersection des courtines - Aujourd'hui, le donjon est un quadrilatère à fenêtres carrées, encore flanqué de tours aux quatre angles ; mais trois de ces tours ont été rasées par un descendant du duc, à la Révolution, pour sauver la quatrième, la tour de Béthune, et aussi sa tête".
Les baies cintrées du petit château, bâti par Rosny, n'ont pas plus de caractère que la fameuse tour de Béthune".
Rosny-Sully, au faîte des honneurs et de la puissance, était surintendant des finances, grand voyer, grand maître de l'artillerie, gouverneur de plusieurs provinces, en un mot grand ministre d'un grand roi - Il avait fait aménager, contiguë au grand salon, ou salle des spectacles, une grande pièce pour Henry IV qui avait promis de venir à Sully, mais qui n'y vint jamais - On voit dans cette salle, un portrait équestre d'Henri IV en collerette - Le roi est monté sur un alezan : il est très ressemblant - C'est à ce moment, en 1610, qu'Henri IV fut assassiné et que, tout étant mis au pillage dans le royaume, le duc se réfugia en son château, dans un hautain mépris de tout ce qui se passait, bien qu'il resta grand voyer, directeur de l'artillerie et des fortifications, gouverneur du Poitou - Il passait le printemps et l'automne à Sully, l'été et l'hiver à Villebon, en Beauce - Sa garde était composée de Suisses et de Français - Des pages, des écuyers étaient attachés à son service ; des filles d'honneur, à la personne de la duchesse - Eté comme hivers, il était levé à quatre heure du matin et travaillait - L'on montre à Sully la salle de ses archives avec, dissimulée dans les boiseries de la salle de spectacle, une porte en fer insoupçonnée des étrangers".
"Le ministre portait toujours au cou une grande médaille d'or à l'effigie d'Henri IV - Il était hautain, rude, brutal, méprisant, faisant appliquer la torture aux accusés - Procédurier, il avait de nombreux procès, dont le plus fameux fut celui qu'il soutint contre messire Nicolas de Netz, évêque d'Orléans - L'érection en duché-pairie de la terre de Sully avait eu pour effet de l'enlever de droit à la vassalité de l'évêque pour la placer dans la mouvance directe du roi ; mais, il y avait une indemnité à verser à l'évêque - Celui-ci demandait, en outre, au duc de se résigner à certains devoirs d'usage féodal comme celui de contribuer à porter l'évêque lors de sa première entrée à Orléans et de présenter, le 1er mai, à la cathédrale, la "gouttière de cire" traditionnelle, la corde au cou - Rosny mourut au cours de cette dispute, en 1641".
"Le titre de duché-pairie passa à la branche des ducs et comtes d'Orval, issue de François de Béthune, né du second mariage du grand Sully avec Rachel de Cochefilet, et dont le représentant, en 1729, était : Louis-Pierre-Maximilien de Béthune - Sa fortune immense fut dissipée par ses descendants successifs".
"Voltaire, ami de la famille, vint au château au mois de mai 1716, en exil, pour avoir versifié contre le régent - Il avait 22 ans - Il y passa six mois - Il vit défiler là, Voiture, Chaulieu, Desbarreaux, Bachaumont, l'abbé Courtin - Offensé par l'écuyer de Rohan, dont il ne put tirer réparation à cause de l'indifférence du duc de Sully qui mourut en cette même année, Voltaire avait quitté le château, brouillé avec ses hôtes".
"Le dernier duc de Sully du XVIIIème siècle, celui que la Révolution surprit, s'appelait Maximilien-Gabriel-Louis de Béthune - Il reçu, au château, le marquis de La Fayette, à son retour d'Amérique - Compromis par son passé et sa haute origine, le duc s'attira les sympathies des révolutionnaires en démantelant de ses propres mains les tours de son château".
"Le petit château, demeure actuelle des châtelains, 1910, a été rehaussé par la dernière duchesse de Sully, au commencement du XVIIIème siècle - La chambre de l'ancien ministre, située au premier étage, a été transformée en grand salon - La porte d'entrée du pavillon central, surmontée d'un balcon qui indique la chambre d'honneur du château, a ses tympans sculptés - Ce sont, en reliefs, des couronnes nobiliaires, des armoiries et des boulets - De cette porte part une allée qui, au delà de la passerelle jetée sur les fossés pleins d'eau et remplaçant les anciens pont-levis et les herses de jadis, aboutit, à un kilomètre environ, à une grotte consacrée, dans le parc, à la Vierge de Lourdes".
"Les murs de la terrasse ont été abattus et remplacés, le long des fossés, par des gardes-fous ouvragés en maçonnerie - Quant au pont de bois qui reliait la terrasse et le pied de la tour de Béthune, par dessus la rivière de la Sauge, à l'autre rive, pour aller en ville, il a été remplacé par une barque de pêcheurs qu'on fait mouvoir en s'aidant d'une corde fixe - On débarque sur un talus que borde, sur la rivière, une longue allée ombragée d'une ligne de cyprès chauves".
Curiosités : Vestiges de l'église Saint-Germain - La ville de Sully était, à cette époque, en 1364, entourée de murailles et comptait trois portes et une église, celle de Saint-Germain - Cette église était à trois nefs - Le clocher s'élevait au dessus du choeur - Sa flèche était très haute - L'intérieur décelait le style ogival du XIVème siècle - L'un des bas côtés, postérieur de beaucoup à l'autre, portait une inscription disant qu'il a été ajouté, en 1773, sous Joseph Amable de Corsambleu, trésorier de France - C'était l'oncle de Melle Livry - On y relevait d'autres inscriptions et des pierres tombales le long des murailles à l'intérieure - Le retable était remarquable : le panneau central reproduisait la Cène -Cette église fut ruinée et détruite en 1940.
L'église de Saint-Ithier, située au centre du bourg et encastrée dans un groupe de maisons enchevêtrées, a un aspect très ancien en raison de sa disgracieuse disposition - Or, elle a été fondée, en 1524, sur l'emplacement d'une ancienne chapelle de N.-D. de Pitié dans le style de la Renaissance - Elle a servi de collégiale au chapitre établi à Sully-sur-Loire, sous le patronnage des ducs de Sully - A l'abside est une vaste verrière représentant l'arbre de Jessé - Dans la nef sud, est une autre verrière qui représente une légende des pèlerinages de Saint-Jacques de Compostelle - Ces deux verrières sont remarquables - Le tombeau des ducs de Béthune-Sully, placé dans le choeur, a été détruit à la Révolution.
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Dans la plaine, des ruines romaines font supposer que l'origine de Sully était sur cette rive droite qu'unissait à la rive gauche un pont ancien, détruit en 1364, et dont on aperçois encore les vestiges aux basses eaux de la Loire.
Le pont suspendu de Sully-sur-Loire avait été inauguré le 22 mai 1836 - Il reliait la Sologne à l'Orléanais - Son point d'attache, sur la rive droite, était Saint-Père - Malheureusement ce superbe pont devait être emporté par une crue de la Loire à la date du 16 janvier 1985 - Ce fut une véritable catastrophe - La ville et ses habitants se trouvèrent coupés de Saint-Père pendant tout le temps des travaux pour l'édification du nouveau pont.
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Le château de Sully, est un joyaux dans un écrin d'eau - C'est donc l'ancienne demeure des ducs de Sully, datant des Romains et tout au moins du XIIIème siècle - Richement meublé et décoré, on y découvre dans le grand salon : le portrait d'Henry IV en collerette et bien que non signé, on l'attribue à Portus - Deux cartouches peints et celui que symbolise un soleil pâle au dessus d'une belle lune brillante, secret d'Etat emporté par le duc de Sully dans sa tombe, se voient toujours sur la haute cheminée où on lit ces mots : "A moi Béthune !", appel d'Henry IV à Sully au cours d'un combat - On y voit aussi une miniature d'un comte d'Orval, un portrait d'une duchesse de Lévis-Mirepoix, un portrait du grand Sully, deux statues d'henri IV et de son ministre offertes par la maréchal de Mac-Mahon à la comtesse Eugène de Béthune, enfin quelques autres portraits des derniers ducs de Sully - On y remarque aussi de curieuses et vieilles tapisseries, appendues au mur - Elles avaient été mutilées, elles ont été restaurées, malheureusement certaines ont disparues, entre autre, les travaux d'Hercule ornant la grande salles des spectacles - Elles avaient été données au grand ministre d'Henri IV, en échange d'un beau cheval espagnol, estimé à 1,200 écus, par de Nemours de la Garnache.
Dans la salle à manger, au rez-de-chaussée, on admire, entre autres, un magnifique portrait en pied de la duchesse de Rohan et des vitraux armoriés, ainsi que de superbes tapisseries qui ne sont pas déplacées dans cette haute salle à cheminée monumentale.
Dans la cour d'honneur, se dresse la statue du grand Sully - Rachel de Cochefilet, sa veuve, l'avait fait sculpter par un artiste italien - Elle l'avait fait mettre dans une galerie du château de Villebon, où les musées historiques se l'étaient appropriée après la Révolution - Elle fut restituée à la famille de Béthune, en 1841 - Maintenant dressée sur un superbe piédestal, cette statue, peut-être plus haute que nature, si l'on en croit l'abbé l'Ecluse, est comparable aux beaux monuments de la Grèce et de Rome.
En traversant cette cour, on arrive à la partie du château affectionnée par le ministre Là sont les trois tours démantelées par le dernier de ses successeurs - Rosny y avait ses appartements - La porte du rez-de-chaussée appartient à l'ogive - On entre tout de suite dans l'ancienne grande salle des gardes, aux poutres noires, aux murailles décrépites, au milieu de laquelle s'ouvre un puits de 334 mètres de profondeur - Un escalier en spirale, entouré de meurtrières et de cellules aménagées pour les gardes, conduit à la grande salle des spectacles où Melle Livry s'essayait à représenter en scène le principal rôle des pièces que Voltaire composait à son intention.
En 1926, le château de Sully appartient au comte Gabriel de Chabannes.
On pourrait continuer ainsi la visite du château, mais il y a tant à dire, que le mieux est d'y aller voir de plus près - En effet, le château, propriété de l'Etat, se visite du 1er février au 31 mars et du 1er octobre au 31 décembre de 14 h. à 17 h. sauf le lundi - Du 1er avril au 30 juin et du 1er au 30 septembre de 10 h. à 18 h. sauf le lundi - Du 1er juillet au 31 août, tous les jours de 10 heures à 18 heures.
![]() |
Le café Henri IV, était un hôtel, destiné à loger la suite du roi en ville, si celui-ci venait rendre visite à son ministre, ce qui, ne se produisit point.
![]() |
Le château des Buissons du XIX ème siècle - Un des illustres propriétaires de ce château fut Henry Jahan, 1811-1894, Conseiller d'Etat, Sénateur du Loiret, Président du Conseil Général et grand défenseur de la ville - En 1909, c'est Briais qui en est le fermier et Faulquier qui en est le propriétaire - On peut lire au dos de cette carte du 19 août 1913 ceci : "Ma chère amie - Merci de tes très bons souhaits de fête qui sont venus me trouver ici - Nous sommes dans ce château depuis deux mois - Cette propriété appartient à la fille de notre maîtresse, elle vient d'en hériter, nous comptons partir à la fin de ce mois pour aller nous installer aux Gauchers où nous aurons notre fille pour le reste des vacances - Meilleures amitiés - M. Dantry" - En 1926, le château appartient à Chevrier.
Divers moulins, la meunerie était très présente à Sully et dans sa région, par les moulins à nef, les moulins à vent et les moulins à eau - De tous ces moulins, seul le moulin d'Acqueboeuf possède encore sa machinerie intérieurs en état de marche - Sur une des poutres de celui-ci, on lit : "3 juin 1835 - taillée par Girardin et posée par Touzeau, charpentier à Sully.
Ressources : Nombreuses industries : Métallurgie - Centrale nucléaire - Constructions mécaniques - Saint-Gobain etc.... - Nombreuses P.M.E.
Animations et loisirs : Fêtes patronales : Saint-Ithier, le dimanche qui suit le 5 juillet - Saint-Germain, le dimanche qui suit le 31 juillet. - Marchés, les lundis après-midi - Foires, les 1er lundi du mois, sauf en janvier, 2ème lundi - Festival international de musique, en juin - Le salon des antiquaires - La foire exposition Saint-François - Premier championnat du monde d'archerie en 2003 - Fête de la Saint-Hubert - Les semaines gourmandes : spécialités culinaires, biscuits Rougier, les Croquets de Sully, les langues de femme - la terrine de faisan.
Hameaux : Cité de la Picaudière - Cossonnière - Jeudy - La Chevesserie - La Folie - La Huardière - La Pillardière - La Villanderie - Le Bourg d'Oiseaux - Le Grand-Pont - Les Grands-Gauriers - Les Hurissés - Les Muids - Les Noyers - Les Petits Gauriers - Petit-Briou - Plaisance - Pisseloup - Quaiboeuf - Saint-Germain - etc......
Bibliographie : Indicateur Général du Loiret de 1926 et de 1955 - Annuaire général d'Orléans et des communes du Loiret de 1938 - Almanachs du département du Loiret de 1882 et de 1908 - Dictionnaire Biographique et Historique Illustré de 1910 - Divers Sites Internet - Dictionnaire des Communes de 1926 - Paroisses et Communes de France, Loiret de 1982 - Guide Pittoresque du Voyageur en France, le Loiret de 1993, réédition de 1838 - Bulletins municipaux - Dépliants communaux - etc.....